Vous avez dit, démocratie? droit de l'homme? les murs de Facebook, deviennent les murs de la honte, où tous vos exactions sont affichées au public. Nous fêtons bientôt la chute du mur. houmet el hima... la bodda lel kaydi an yenkaser
samedi 7 novembre 2009
Houmet el Hima, liberté pour notre camarade Fatma el Riahi, liberté pour nous
Vous avez dit, démocratie? droit de l'homme? les murs de Facebook, deviennent les murs de la honte, où tous vos exactions sont affichées au public. Nous fêtons bientôt la chute du mur. houmet el hima... la bodda lel kaydi an yenkaser
samedi 24 octobre 2009
Panem et circenses, le vote des assistés...
C'est bien beau de se plaindre des scores à 99% mais combien d'entre nous vont voter? Combien d'entre vous pensent avoir le droit de protester face à ces scores quand ils n'ont pas effectué ce premier pas vers la démocratie: voter.
Même si les dés sont pipés dès le départ, participer donne le droit de protester. mais encore faut-il s'inscrire sur les listes électorales, choisir son candidat, sortir glisser son bulletin dans l'urne et se rendre compte qu'au final il sera toujours là dans sa posture éternelle régnant sur la res-familia, sur nous les assistés...
Panem et circences,chez nous en Tunisie, il ya da7da7, le bowling, le foot, des quartiers entiers dédiés aux resto et cafés, de nasr au lac, d'immenses affiches de propagandes mauve payées par on ne sait trop qui. l'argent du contribuable sans doute. Ce même argent qui sert à payer les fonctionnaires de la poste et de la municipalité, votre argent très chers que vous donnez allègrement à ces gros moustachus bedonnants, à ces gentilles fonctionnaires méchées derrière leurs vitres opaques qui ne se rendent compte que vous existez que lorsque vous vous mettez à gueuler, votre argent qui va directement alimenter le compte de weld flene et feltene en plus du compte de votre chère progéniture. On hérite de familles à nourir avec chaque régime, ils héritent de nos biens... échange de bons procédés. vive le communisme unilatéral.
La culture ne rapporte pas de pain, tout juste crée-t-elle des penseurs et des chômeurs.Panem et circences les romains ne réclamaient que des jeux et du pain , on ne réclame rien nous, on nous donne et on choisit à notre place. N'allez pas voter demain, on le fera pour vous. Ne sortez pas de chez vous demain, il fait trop froid, le risque d'attraper la grippe... révolutionnaire, c'est contagieux les idées républicaines et de toutes les manières nous sommes des assistés...
jeudi 27 août 2009
Z...voile sur la tête et feu aux fesses
Mais Z… ne supporte pas de rester enfermée dans la maison. Et tout le monde surveille ses moindres faits et gestes. La seule condition pour la laisser sortir, c’est qu’elle porte le voile. Et oui !! il suffit d’un morceau de tissu pour se racheter une bonne conduite et trouver un mari avec lequel elle pourra vivre une sexualité débridée, ou classique, enfin comme elle l’entend, du moment que kherjet men kelfethom. Et Z… se remet à sortir, la tête voilée et le feu aux fesses. Men fouk I9ra et en bas rotana, dirait un ami très cher. Et son voile lui tient trop chaud, elle transpire, elle aspire…
Elle prépare sa valise en cachette. Il y a une ouverture sur le toit. Elle peut sauter d’un mur et se faufiler par le toit des voisins, dar 3arbi. Elle transpire, elle aspire… c’est la nuit. Sa mère dort près d’elle de peur qu’elle ne fugue encore une fois. Mais sa mère a le sommeil profond et elle, elle a la jambe légère. La voilà sur le toit. Elle s’en va. L’histoire ne nous dit pas ce qui s’est passé ce soir là, mais on sait que le lendemain, Z… est allée frapper aux portes. Elle trouve une dame d’un certain âge. Elle lui dit qu’elle vient de Tunis, qu’elle est orpheline, qu’elle voudrait travailler comme femme de ménage et que si elle ne l’accepte pas chez elle, elle ne sait trop où elle pourra dormir. Peut être sous el Kantara mata3 Sidi Salem, ou kantaret Zarzouna. La bonne dame, pieuse, se dit oulya. Il vaut mieux qu’elle l’accepte chez elle plutôt ke yo93ed dhanbeha fi rakbetha. Elle l’héberge. Mais les nouvelles vont vite. La famille apprend que Z… a à nouveau fugué. On la cherche partout. Les faillots c’est pas ce qui manque. Hamdoullah ! Comment retrouver les jeunes filles perdues sinon. On la retrouve chez la dame. On menace la dame de porter plainte. La dame sent que le ciel lui tombe sur la tête. Elle pensait faire du bien, et voilà qu’elle va se retrouver sur les bancs d’un tribunal pour détournement de mineur et ifssad chabiba. Les oncles, bons princes pardonnent à la dame. Ils ramènent Z… à la maison. Retariha etc. cette fois-ci, c’est pas le voile qui calmera ses ardeurs. Deuxième solution, lui trouver un mari. Pas de Bizerte, sa réputation est foutue. Un mari qui viendrait de loin, et qui serait subjugué par sa beauté. C’est vrai qu’elle était belle Z… khassaretha.
On lui trouve beney ( un ouvrier maçon), moustapha la moustache, qui est originaire de Sidi el Bechir. C’est vrai qu’il n’a pas les moyens, mais qu’importe, rajel ma i3ibou chey, sauf qu’il paraît qu’il est miboune. Enfin c’est les voisins qui disent ça. Sa démarche n’est pas très nette et ça c’est une preuve indéniable. Mais enfin 3andou chenebet bech yostorha. Et surtout, surtout, il connaît pas la famille. Donc hop hop hop, on fait les fiançailles à la va vite. On n’invite personne. On décide du mariage. On passe rapidement lui faire une réfection d’hymen.
Ya dini mahleli farhou.
Ça y’est ils se marièrent et vécurent…heureux ? l’histoire ne le dit pas.
mardi 4 août 2009
Festival du film amateur à Kelibia, Mejdi Dabebi, la palme du plus beau film
Je suis allée tout à fait par hasard, et depuis je voudrais y rester toujours. Le festival annuel du film amateur à Kelibia. Des films amateurs, il y en avait : de très médiocres, mais d’autres ont été un pur bonheur. je n'ai assisté qu'à ceux projetés le vendredi soir. C’étaient les films Rapprochement de conjoints, Real life (beaucoup de bruit pour rien), Paola est parti ( le titre nous laisse dans l’attente d’un beau film latino mais on se retrouve devant un scénario insipide qui irra9dou el kelb 3ala kharaytou). Les scénarios de ces films sont pire que celui des films X dans la finesse des répliques et la recherche esthétique, ne parlons même pas du jeu de certains acteurs. Ca reste cependant le festival du film amateur me diront certains, je le conçois mais l’amateurisme ne veut pas dire manque de sensibilité artistique, car fort heureusement, d’autres « amateurs » s’en sont tirés comme des chefs aussi bien par l’originalité du sujet traité que par la sensibilité esthétique de leurs courts métrages.
Pour l’originalité du sujet, j’ai adoré aussi bien Dentophobia qu’Obsession. Ce dernier en plus nous a donné droit à des scènes d’une grande beauté pour ne citer que celle sous l’eau et la dernière sous la pluie. Mais le plus beau film est à mes yeux Terres voilées de Mejdi Dabebi. C’est l’un des rares réalisateurs qui a pris le pari de compter sur l’intelligence du spectateur. Le film dérange au début, on ne comprend pas et on s’applique à comprendre. Un film comme je les aime, fin, esthétiquement recherché. Un film muet mais qui fait parler. Le jeu des acteurs très théâtralisé par moments met en scène une femme qui oscille entre révolte et soumission face à l’Homme, (le choix de l’acteur est assez pertinent ; un homme viril, brut et brute, celui de l’actrice un peu moins car beaucoup moins fine pour le rôle). L’originalité du film ne réside pas dans le sujet mais dans la manière de le traiter, s’attaquer au sujet éculé des relations hommes femmes sans sombrer dans le cliché est un défi que Mejdi Dabebi a relevé avec brio. S’il est un mot qui pourrait résumer le film, c’est bien le mot objet. Le réalisateur raconte l’objet pour raconter l’homme. Le fétichisme de Mejdi se rencontre au détour d’un mur sur lequel on écrase une orange que l’on a épluchée, il se rencontre dans la fabrication d’un collier, d’une ficelle nouée à un pied ou d’un voile éthéré flottant sur l’eau, abandonné derrière soi comme les mangas japonais de mon enfance. Une finesse asiatique que l’on retrouve dans un film tout en pudeur. Mejdi Dabebi ne dit pas. Il fait signe. Les ombres chinoises vers la fin mettent en scène une parade amoureuse aérienne. La femme s’est libérée de son voile et s’est offerte. Un homme, une femme, illusion adamique de ceux qui ne faisaient qu’un avec la nature : il dompte le feu par la terre, elle abandonne son passé dans l’eau sans retour. L’Homme feu se transforme en homme oiseau, majestueux et superbe, il tente de s’envoler. Icare, l’enfant oiseau a volé, mais s’est trop approché du soleil…mais lui ne craint rien, il s’envole à la faveur du soir, du soleil qui se couche ; derrière les ombres chinoises. Et Mejdi Dabebi s’envole derrière lui, sur scène recevant le prix du coup de cœur du jury pour la recherche esthétique du film.
Sous vos applaudissements…. s’il vous plait.
Des us et coutumes de la FTCA, la secte des divins rêveurs à Kelibia.
FTCA, la secte comme j’avais l’habitude de le dire à yo ma copine de Paris. Depuis 7 ans qu’on se connaît, elle n’arrêtait pas de me rabattre les oreilles avec hammam lif, ou jeme3et FTCA. Pour moi ces initiales barbares me donnaient l’impression d’appartenir à un monde auxquels seuls les initiés avaient droit d’entrée, un peu dans le genre des loges franc-maçonnes. Les membres de la FTCA se retrouvaient tous les ans à Kelibia, pour envahir les gradins de la maison de culture et du restaurant d’el mansoura. Le cinéma était leur religion qui célébrait leurs noces bachiques sur la plage de 2h à 6h du mat ou simplement à la belle étoile de la terrasse d’un hôtel pourri à 50 dinars la nuit. Bois voici mon sang. Et puis chaque religion a ses rituels, celle de la secte des divins buveurs, après les noces bachiques se dirige vers le port pour prendre le petit déj. Chaque religion a ses rituels, dans la secte des divins rêveurs on mange du méchoui de poisson sur le port en guise de petit déj. Rituel barbare auquel on a vite fait de prendre goût. On ne vit pas que la nuit, les jours de festivals, on vit tout court. Le temps ne dépend plus du coucher et du lever du soleil. On s’affranchit du temps selon sa propre subjectivité. Le temps des fêtes et des célébrations religieuses, est celui de la réitération cyclique. Nous vivons le temps éclaté, et allons au-delà des limites imposées par le corps. Une forme d’ascèse subjective que prêchent les enfants de Noé.
Nous attendons le coucher du soleil et nous sortons, nous allons au temple célébrer l’eucharistie cinématographique. Les adeptes ont les yeux rivés sur l’écran. Les images se succèdent nous hypnotisent. Et moi je regarde la lune derrière l’écran. La lune comme cet écran renvoie la lumière et renvoie des images. Hommage à la lune. C’est quand le soleil n’est pas que le cinéma est.
mercredi 22 juillet 2009
L'homme qui aimait les femmes,in the mood for love
YouTube - 2046 Adagio by Secret Garden(lire le texte en même temps que la musique, osmose magnifique)
2046* , le pays secret des souvenirs amoureux. c'est un pays d'où l'on ne revient pas. de ces passantes éphémères, qu'on a aimé ou qu'on a cru aimé. et c'est l'image sans cesse recommencée de cet amour perdu que Chow Mo-Wan essaie de retrouver dans toutes les femmes.
On ne revient pas de 2046, on vit dans son passé en pensant se projeter dans le futur.
Comme ces anciennes amours que je retrouve à Paris, en transit, toujours entre deux avions. le souvenir de ton corps lourd sur moi, deux ans sont passés et ta présence a laissé place aux souvenirs oubliés qui ont ressurgi au détour d'un baiser, dans l'ombre de ton regard. je t'ai demandé si tu m'aimais encore ou si tu m'aimais toujours. pourquoi toujours associer l'amour au sexe? je ne t'aimais plus, un autre a pris ta place, puis il est parti, et je te retrouve comme une présence obsédante. et c'est toi encore, toujours recommencé.j'écris la présence obsédante de l'âme soeur jadis retrouvée. on perd son temps en souvenir, à la recherche d'un temps perdu que l'on voudrait retrouver
"en amour on pourrait passer à côté de l'âme soeur, si on la rencontre trop tôt ou trop tard". c'était trop tôt pour moi, trop tard pour lui.
*le film de Wong Kar-Wai est un pur chef d'oeuvre d'esthétique, fin, surréaliste, étrange et mystérieux.
mardi 21 juillet 2009
Derrière l'écran de vos écrans
Meet up à Paris.Ça s’est décidé comme ça. Mad Djerba l’a proposé sans façons sans préparations au petit bonheur la chance On sera là. Je serai là, je ne connais personne, au petit bonheur la chance moi aussi. Je ne prends aucun numéro de téléphone. Je vous reconnaitrais, depuis le temps qu’on se connaît par blog interposés, entre coup de gueules et fous rire. Comment ne pas vous reconnaître, dans la foule qui se presse à l’Indiana de Denfert Rochereau. Vous êtes uniques.
Journée à la Bnf, fatiguée stressée. Je porte ma robe rouge et ma fleur dans les cheveux comme d’habitude. Vous me reconnaitrez moi aussi, à peine le temps de dire bonjour et de mettre des visages sur les fantômes de mon écran. Je monte les escaliers, pour sortir du métro 4, station Denfert Rochereau. 3ans que j’arpente l’avenue du Général Leclerc, mais cette fois ci c’est différent. Je stresse un peu, comme pour un rendez vous amoureux, j’arrange un peu mon décolleté et respire. Et soudain j’ai un doute, et si je ne vous reconnaissais pas. C’est mon premier meet up. Mon premier rendez-vous. Et s’ils ne venaient pas. Et si le courant ne passait pas. J’ai les mains moites, ma robe me colle à la peau. J’ai envie de me dégonfler et partir. Mais je ne partirai pas. Je vous aime.
Je pénètre dans la salle, je n’enlève pas mes lunettes. Je me cache me dira Mehdi .Je me cache, très chers, et si vous ne me plaisez pas ?
Je scrute la salle, et fouille les visages, je ne vous vois pas. Je panique. Vous n’êtes pas là. Je ressors rapidement, et cherche parmi la foule d’inconnus qui hante l’Indiana. Vous n’êtes pas là. Je me mets à côté, ouvre mon pc, cherche sur FB un éventuel numéro de téléphone. Je ne trouve rien. Au petit bonheur la chance, on a dit. Chiche !!!
Je reviens à Indiana, me faufile entre les tables, et là je vous vois. Je vous reconnaitrais, et je vous ai reconnu. Je ne vous ai pas vu au début. je me cachais, aveugle comme l’amour. Je vous reconnais et vous me reconnaissez, c’est moi Jolanare, l’invité mystère dira Mad. Je t’ai reconnu à ta robe et à la fleur, ce ne peut être que toi, me dira-t-elle. Chut Mad, on ne reconnait pas ses amis, on les connait. Quand je t’ai vu, un port de princesse, altier, je me suis dit, je la connais. Et c’était toi. Un large sourire. Partagé. En face de toi, moongirl, c’était elle tout de suite. Je la connais. Et ex blonde devenue rousse, je ne sais pas d’où je te connais je lui dis Aucune accointance géographique ni scolaire. Mani l’africain aussi me reconnait Mani, ex blonde on croit se reconnaître parce que l’on se connaît foncièrement, le lien que lie un texte TXT n’a rien à envier aux tissages textiles TXTL.
Et puis en face, la plume, un peu rêveur comme un certain plume de Michaux, je le lui dit. A côté de lui, Mehdi et sa copine, le Mehdi qui me dit tu te caches derrière tes lunettes et tes cheveux. Mes lunettes je les ai enlevées, mais mes cheveux, je ne crains que ce soit impossible. Je me cache. Je suis timide. D’ailleurs vous ne connaitrez pas mon nom, ou si peut être à la fin si par aventure vous m’apprivoisez.
Puis une charmante jeune fille, aux cheveux bouclés. Son visage me dit quelque chose, je n’ose lui demander son nom. Son sourire me suffit. Et enfin Amira et Ahmed nous rejoignent. Pas le temps de faire connaissance. Je dois partir, pressée comme toujours. J'ai des choses à faire mais surtout, je m’en vais avant tout le monde, avant que tout le monde s’en aille. Je tire ma révérence. A bientôt ou peut être à jamais, mais c’est certain vous serez toujours là derrière l’écran de vos écran, et on parlera par blog interposés...
mercredi 15 juillet 2009
Spectacle grandiose sous la tour eiffel, sans mauve, yes we can...
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c'était grandiose sublime!!! je ne m'attarderai pas dessus, Johnny c'est johnny.
ensuite le plus beau, la plus belle, la tour Eiffel qui fête ses 120 ans des feux d'artifices, on chante la marseillaise et j'ai envie de pleurer; la tour eiffel en fête dans tous ses atours année après année, bleu blanc rouge, tantôt triste tantôt joyeuse et revancharde sous 68. la tour eiffel tout en couleur à l'image des gens qui nous entourent, à l'image du beau Mike avec qui on a sympathisé, américain, de mère italienne, d'origine française et dont la grand mère est originaire de djerba. mike jerbi ( c'est son nom de famille, d'origine 100%), ne connaissant un traitre mot de français ni d'arabe, métissé, coloré, un beau pompier aux yeux bleus
et puis moi, un rendez vous manqué, avec une copine, sassoutch et son ami qui cherche à tout prix à me voir depuis qu'il m'a vu avec elle sur FB. merde y a pas de réseau, on était 800000 personnes et on ne s'est pas vus. demain peut être...
et puis je pense à la Tunisie, à notre fête nationale, à la récupération de cette fête par un seul parti. la fête nationale tunisienne sera mauve ou ne sera pas. sans mauve, we can't
il pleut dans mon coeur comme il pleut sur la ville.
le mauve, couleur de deuil national.
23H 30 c'est fini, partons emportés par la foule, on a l'habitude nous les tunisiens, la foule, on connaît, jamais de mémoire de pays, il n'y eut de si dociles moutons...
dimanche 5 juillet 2009
Sur le bord de la rivière
"... je me suis assise et j'ai pleuré. La légende raconte que tout ce qui tombe dans les eaux de cette rivière, les feuilles, les insectes, les plumes des oiseaux, tout se transforme en pierres de son lit. AH!que ne donnerais-je pas pour pouvoir arracher mon coeur de ma poitrine et le jeter dans le courant... Il n'y aurait plus de douleur, plus de regret, plus de souvenirs.
sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j'ai pleuré. Le froid de l'hiver a fait que j'ai senti des larmes sur mon visage, et elles se sont mêlées aux eaux glaciales qui coulent devant moi. Quelque part, cette rivière en rejoint une autre, puis une autre, jusqu'au moment où, bien loin de mes yeux et de mon coeur, toutes ces eaux se confondent avec la mer. Que mes larmes coulent ainsi très loin, afin que mon amour ne sache jamais qu'un jour j'ai pleuré pour lui. que mes larmes coulent très loin, et alors j'oublierai la rivière, le monastère, l'église dans les pyrénées, la brume, les chemins que nous avons parcourus ensemble.
J'oublierai les routes, les montagnes et les champs de mes rêves, ces rêves qui étaient les miens et que je ne reconnaissais pas.
Je me souviens de mon instant magique, de ce moment où un "oui" ou un "non" peut changer toute notre existence. Il me semble qu'il y a bien longtemps de cela, et pourtant voilà seulement une semaine que j'ai retrouvé mon amour et que je l'ai perdu.
C'est sur les rives de la rivière Piedra que j'ai écrit cette histoire. J'avais les mains gelées, mes jambes repliées s'engourdissaient, et je devais m'interrompre à tout instant.
"Essaie seulement de vivre. Se souvenir est l'apanage des plus vieux", disait-il.
Peut-être l'amour nous fait-il vieillir avant l"heure et redevenir jeunes quand la jeunesse s'en est allée. Mais comment ne pas se rappeler ces moments là? c'est pour cette raison que j'écris, pour transformer la tristesse en nostalgie, la solitude en souvenirs. Pour que lorsque j'aurai fini cette histoire, je puisse la jeter à la rivière Piedra."
mercredi 3 juin 2009
Sama7ni ranni mezroub
Il ya un truc qui me fait trop marrer et qui est typiquement tunisien : el 3sab ou el takarkir mata3 el touensa !! yesser stressés !! autrement dit je suis toujours étonnée de voir combien les tunisiens ont la capacité de klaxonner aux feux rouges, de doubler sur les voitures, de griller les priorités tout ça pour soit disant se donner de l’importance, du genre, je suis pas n’importe qui moi, j’ai des affaires qui m’attendent et une fois arrivés au boulot, la première chose qu’ils font, c’est aller prendre un café et de commencer à travailler à 9h30 au mieux !
Brabbi entouma ki akbar karkara, pourquoi el 3asab hedha el kol ?
A chaque fois qu’on a le malheur d’appeler une administration à 8h30 personne n’est à son poste. C’est à croire que ces personnes si pressées sur la route ne sont pas les mêmes que les fonctionnaires qui désertent les administrations. Les tunisiens souffriraient-ils de trouble bipolaires de la personnalité. On voit ce phénomène de « je me donne de l’importance, je suis pas n’importe qui » partout qu’il y a une agglomération de tunisien.
Par exemple à la baladya, il y a toujours un ou deux râleurs, qui arrivent les derniers, qui se faufilent en douce, se campent à coté de vous et essayent de glisser leur dossier ( c’est la technique « jènnoubi » typiquement de chez nous) sama7ni okhti ama rani mezroub !
Par exemple devant une pâtisserie, il y a toujours une ou deux voitures garées à la sauvette en double file, empêchant les autres de passer et dont le conducteur piétine d’impatience devant la longue file d’attente qui l’attend. « ma3adech waket !! dima mouch emnadhmine dans cette patisserie !! » ma3adech waket 3alech ? 3ala chkoune ? on est dimanche et tu vas acheter des croissants pour ton petit dej en famille ! il n’y a pas mort d’homme ! martek tetwa7em et elle n’en peut plus ?!!
Par exemple dans le bus confort tunis-bizerte, tout le monde a son ticket, tout le monde a sa place, et tout le monde se bouscule pour monter le premier. Les hommes étant ceux qui mettent le plus de cœur à l’ouvrage. Tawa brabbi 3alech el dezzene ? le bus va partir sans toi ? tu as acheté ton ticket au noir et t’as peur de pas avoir de place ? tu confonds le bus confort avec car el zahrouni ? je ne parle même pas de ceux qui ont pris leur ticket pour le bus suivant mais qui se cramponne à la porte te barrant le passage tandis que c’est à toi de passer et que eux ils sont sur liste d’attente.
On nous a tellement bousculés dans le bus, que maintenant même quand je prends l’avion, nebda endezz, de peur ke yekhdhouli blasti ! et oui Déformation usuelle des usagers des transports en commun.
Ce matin je discutais avec un pote bloggueur sur FB, il se targuait de dire, je suis le premier arrivé au boulot et le dernier parti, oui mais, mon vieux, si tu es le premier arrivé pour chater et envoyer des commentaires sur FB au lieu de bosser, je vois pas trop à quoi ça sert de se lever si tôt.
Brabbi ya touensa nakessou choya mel stress et arrêtez de manger épicé, ça calmera vos ardeurs ! de plus en ayant l’air afférés, vous n’impressionnez personne, c’est tout juste si vous n’êtes pas ridicule partout où vous allez…



