Ils sont devenus fous… je ne sais pas si c’est
l’effet de la colle qui les cloue à leurs chaises ou leurs salaires mirobolants
qui leur fait perdre tout entendement. La super glue est le sponsor officiel de
nos politiciens. Une bouffée de colle fort… ça monte directement à la tête.
Faut pas croire que c’est uniquement les gamins qui « callfrou » sous
les murs, les murs de l’ANC abritent ces pratiques douteuses. On a vu ce
spectacle affligeant de ces ministres s’accrochant à leurs postes comme à des
bouées de sauvetage…. J’en connais certains qui vont bientôt prendre du goût à l’eau de mer après leur naufrage spectaculaire.
Cela n’est un mystère pour personne, le pouvoir rend
fou les hommes et hystériques les femmes. Ils viennent sur les plateaux
télé à grand renfort de chiffres revendiquer une soi disant légitimité…
oubliant que la seule légitimité est celle des urnes, grâce auxquelles ils ont été élus pour un
mandat d’un an… ils ont oublié qu’un ministre est subordonné à son premier
ministre qui se charge de sa nomination ou de son éviction… par un superbe élan
d’hybris, ils se révoltent contre celui qui les a intronisés. Mais ces pantins
n’ont rien d’un Prométhée, tout juste ont-ils la prestance d’un morveux
colérique à qui l’on arrache son jouet… Et voilà que l’on a eu affaire à une
déferlante de leurs jérémiades sur les plateaux télés et à la radio…puant
l’opportunisme vénal.
La prostitution et la politique sont les deux plus
vieux métiers du monde… et le goût des politiciens pour les prostitués ne
datent pas d’hier. Les premiers pratiquent la putanerie par vice, les secondes,
par nécessité. On en voit des douzaines
à la pelle, ces putes qui tournent autour du pouvoir…vendant leur dignité au
rabais à celui qui leur offre le plus. Ça réclame des postes, ça réclame des
honneurs et après ça chie sur le peuple au nom d’une prétendue légitimité
arrachée à l’usure. .
Pour parvenir aux plus hautes sphères de l’Etat, rien de mieux que
de passer par les plus basses besognes
ou sous la table c’est plus simple. On en a vu de ces partis, prostituer leurs
idéaux, sacrifiant leurs principes, pour avoir le bonheur de taper avec un
marteau… Moi si j’avais un marteau je les taperai tellement fort qu’ils
décolleront de leurs sièges, un bout de bois collé aux fesses. Taper du marteau, faire la tapette , nous
taper sur les nerfs ; taper à côté, mettre des bagues tape à l’œil, taper
des mains, … faire le tapin.
« La rue nous connaît »… inutile de se
méprendre, il ne s’agit pas du cri de ralliement des putains d’Abdallah Ghech,
parties chasser le loup…C’est l’élan du cœur d’une autre thuriféraire du
pouvoir, prise par la transe du coq égorgé comme on dit chez nous …peut
être qu’arpenter la rue avec les chaussures de Leila Ben Ali et l’égo gonflé
misérablement de ce butin révolutionnaire, ça doit être moins fatigant.
Je crains que
pour certains politiciens, la péripatécie, ne soit pas qu’une métaphore.
*Article paru sur Tunivision numéro de mars 2013










