« Sous le ciel de Paris s’envole une chanson… »

Aujourd’hui, je constate avec amertume que Paris n’est pas aussi beau qu’une chanson d’Edith Piaf, et je cherche et je regarde, je fouille les monuments, en quête d’une poésie éternelle… la tour Eiffel peut être ? réduite à écarter les jambes et montrer sa vertu, prostituée à 5euros, ou violée collectivement pour moins cher si on est plus de 20 personnes à désirer la monter. Belle de la capitale ou beau projet capitaliste ? la tour Eiffel, c’est Paris en érection, qui y monte au bout, touche au 7eme ciel … Se déverse à ses pieds sa semence éternelle ; la Seine, qu’il faut voir la nuit quand les lumières de Paris, artifices stellaires, essaient de se frayer un chemin entre l’emballage en carton d’une pizza flottante et deux bateaux mouches qui illuminent brusquement les ombres des clodos et des amoureux grâce à leurs projecteurs et aux flashs effrénés des touristes contents de leurs croisières à 7 euros de l’heure…