Alerte!!! j'ai failli mourir à cause du Primperan mais quitte à mourir moche autant mourir seule

J'ai passé vendredi dernier la pire soirée de ma vie. tout ça à cause du Primperan commercialisé aussi sous la forme de Pradis. les effets secondaires sont une crise de nerf, paralysie risque d'étouffement par la langue... il s'agit d'un neuroleptique caché et l'incompétence de certains pharmaciens fait qu'ils ne préviennent pas des effets secondaires plus fréquents qu'il n'y parait. faites bien attention si vous ne voulez pas finir à el Razi à 2h du mat ou au Zallaz le lendemain.
j'avais glissé sur la tête une semaine auparavant et j'avais des nausées. le pharmacien m'avait donné du Pradis (même molécule active que le Primperan). j'avais toute la semaine des maux de tête atroces. je croyais que cela était du à ma chute mais il s'est avéré après que c'était à cause du Pradis. Vendredi j'avais toujours des nausées et j'en ai pris encore une fois. je commençais à sentir que ma joue tiraillait mais je n'y ai pas accordé d'attention.
A 20h30 ma mâchoire inférieure a commencé à claquer et à frotter fortement sur la supérieure. j'ai senti qu'un truc n'allait pas. heureusement que mon fiancé (oui vous ne rêvez pas je parle bien de mon prince charmant avec qui je me suis fiancée et qui s'est avéré être plus qu'un gendre idéal!!! voir infra 3alla serrire enoum delelni))était chez moi. je lui ai sommé de prendre les clés de la voiture et de filer à la clinique Avicenne à 2 pas de chez moi. le pauvre n'a rien compris et en 5min j'étais étendu sur le lit d'hôpital hurlant de douleur.
le toubib de garde n'a rien compris. il croyait que c'était un abcès.
bref piqûre sur mes rondes fesses pour calmer la douleur
recherche effrénée de mes veines qui étaient trop fines et donc introuvables
appel en urgence d'un spécialiste maxibidule facial
diagnostic d'allergie au Primperan Pradis
moi étendue sur le lit, le visage déformé de douleur tremblant de la tête aux pieds me disant je vais mourir
ordonnance "artane" qui est une drogue antidote;
départ du spécialiste
mon chéri faisant le tour des pharmacies de nuit pour chercher le médoc introuvable le soir
moi prise par un bou 3awej au niveau du cou qui pendait vers la gauche
ana medda larba3a et le pauvre toubib de garde me regardant désemparé puis se cassant regarder son match de foot (il ne pouvait rien me faire et devait attendre le médoc)
obstruction des voies respiratoires (les nerfs s'attaquent au diaphragme et empêchent l'air de passer)
la langue tente par tous les moyens de rouler vers l'arrière pour m'étouffer
moi me levant et appellant le médecin à la rescousse ne pouvant plus respirer à cause de l'enroulement de la langue et d'un autre truc qui fonctionnait plus.
le toubib me regarde désemparé, tandis que le premier réflexe aurait été de me mettre une cale dans la bouche pour pas qu'elle se ferme et un tuyau pour que je puisse respirer. mais nada rien de rien;j'ai du caler ma main entre mes mâchoires pour les empêcher de mordre ma langue et retenir celle-ci pour pas qu'elle se retourne vers l'arrière
retour de mon cher et tendre annonçant que le médoc est introuvable. le toubib dit qu'il faut me transporter au Razi, il n'y a que là bas qu'on peut me faire la piqûre
aucune ambulance de dispo!!!!mon chéri me transporte malgré mon sale état vers el razi
et repiqûre sur ma ronde fesse d'une dose d'Artane
un ma7arbech se met à prier el Tarawi7 et réclame sa piqûre d'Artane pour se faire shooter
moi prise d'une paralysie faciale, mes mâchoires écartées comme si je riais et je pouvais plus fermer la bouche
moi comme réflexe féminin élémentaire je demande à mon chéri de ne pas me regarder j'avais trop honte qu'il me voie comme ça. je tiens encore à ma dignité. il me regardait en cachette du coup je suis allée me fourrer loin de lui dans la voiture il m'a rejoint et c'est limite si je ne lui ai pas foutu une taloche pour qu'il se barre et qu'il ne me voie pas dans mon état
quitte à mourir moche autant mourir seule et oui!!! les oiseaux se cachent pour mourir.
aucune amélioration visible après 2o mn au contraire je grimaçais de plus belle.
rerepiqûre d'Artane
soulagement final à 2h30 du mat et dodo à la maison.
je l'ai échappé belle!!!
j'ai écrit ce post, pour vous mettre en garde contre les effets secondaires de ce médoc commercialisé sans aucune vergogne par les industries pharmaceutiques.
Les effets secondaires de ce neuroleptique sont plus fréquents que l'on peut le croire selon les médecins de la clinique et au Razi. de plus ça a duré 6h interminables!!
aucun pharmacien ni ici ni en France n'en parle et c'est très grave
on risque de mourir en avalant sa langue et il m'est resté des séquelles: 4 gros bleus sur mes deux fesses; bleus sur mes deux bras comme une droguée, lourdeur de langue (je trébuche sur les mots) de plus j'ai maintenant les nerfs à fleur de peau et je pleure pour un rien.
je vous invite à lire les témoignages sur ce site
si vous êtes pris par ces crises ne perdez pas de temps, allez directement au Razi.
P.S:le seul point positif dans tout ça c'est que depuis que mon homme m'a sauvé la vie, ma mère veut que je me marie le plus tôt possible pour avoir quelqu'un à mes côtés 3ala mout 3ala 7eya.
du coup mobilisation générale de la famille. elli hedhi me donne son zhez, elli hadhi me fait le plan de ma maison elli hadha va me faire les travaux gratos...
7assilou sakhafthom el 3aza!!
A tout malheur, bonheur est bon!

Vous avez dit...Tunisie?

J’avais 9 ans quand mon cher et tendre de père en bon loyal immigré avait décidé de prendre sa petite famille et de rentrer vivre en Tunisie, fi bledna bine nessna ou malina comme il le dit si bien. Bien entendu je commençais bientôt ma préadolescence, et tout bon père de famille qui se respecte doit minimiser les risques de hemla et d’émancipation, selon lui monnaie courante chez les enfants d'immigrés, tiraillés qu’ils sont entre culture occidentale et tarbit el 3ariba el oriental.
Rabbi yoster kene mi rawa7ech bina, qui sait peut être; j'allais virer serveuse (el 7ouchouma) ou même stripe teaseuse dans un bar mal famé du vieux port de Marseille ! Peuchère… !!! ou bien encore la honte internationale ; me marier avec un gawri et jeter l’opprobre éternelle sur ma famille…comme bent khalti flena ou peut être que mon frangin allait dealer comme weld 3am flene !! ya rabbi ostorna !
Je ne connaissais de la Tunisie en mon jeune âge que cette belle carte postale : la mer, mes cousins avec qui on faisait les fous, la famille aux petits soins, el dalal,el khara (7achekom) ou el ma el soukhoune !! Et il est vrai que quand on a vécu toute sa vie dans un appartement se retrouver gambadant dans les champs de ma grand-mère pour cueillir du karmouss était pour nous l’extase suprême.
Et mon paternel en fin psychologue avait joué sur ça. Je ne me rappelle pas du tout la date exacte de mon retour en Tunisie. Tout ce que je savais c’était qu’une immense villa avec immense piscine, une chambre individuelle loin de ma pimbêche de sœur m’attendais.je devais avoir la télé dans ma chambre, un téléphone perso à mon chevet, des jouets et des bouquins en veux tu en voilà… et j’étais là rentrant avec ma famille la jambe légère et le cœur content….
J’étais là rentrant avec ma famille la jambe légère et le cœur content et ma grand-mère nous attendait sur le seuil de la porte. Après lui avoir fait la bise j’entre dans la cuisine et me dirige vers le frigo pour prendre une bouteille d’eau. Oh stupeur ! Oh malheur ! Un frigo marron immense en contre plaqué avec seulement delle3a et 7oka harissa !! Comment ?!!! Un frigo vide face à moi qui était habituée aux fromages, au chocolat, aux fraises, aux cerises, à la confiture d’orange, aux brioches… à toutes ces petites cochonneries qui plaît tant aux enfants. C’était limite la dépression !!
La pauvreté de ce frigo dans cette cuisine vide et immense fut pour moi le premier choc culturel de ma vie. La pauvreté de ce frigo me renvoyait à la pauvreté de la Tunisie à l’époque. Il ne me resta comme première impression que celle de la couleur verte et rouge, verte comme le ventre lisse d’une pastèque, rouge comme les traces laissées par les piqures de moustiques !! Mon dieu !! Ou avais-je atterri !! Il faisait si chaud ! On était au tiers monde et il n’y avait même pas la télé française. Je ne savais pas que le meilleur allait encore venir…