Téléperformance et moi_ de l'utilité d'un bac +5

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Poser une question comme une excuse et recevoir la réponse comme une injure.Sourire dynamisme et bonne humeur, attributs obligés du téléenquêteur modèle, sourire qu’on accroche dès qu’on décroche le combiné, et qui retombe comme le masque d’un clown, le spectacle terminé, spectacle qui n’aura duré que le temps d’une enquête, ou seulement de dire, « je suis Dominique Dumas », mythique et androgyne, à la fois homme à la fois femme, pauvre affamé(e) qui travaille dans l’anonymat, et dont les élans narcissiques ne se traduisent qu’en sortant du lot des Dominique en réalisant plus d’entretiens que ses homonymes, pour des industries de lessive, de voiture, ou de machines à affranchir.
J’ai découvert que le travail tenait plus de la souffrance que de la dignité. Me prostituer pour gagner de l’argent, prostituer ma voix au téléphone, ras le bol. Marre du combiné qui vous agresse en raccrochant, marre de la voix aigue des secrétaires. Je pense qu’il ne devrait y avoir que des hommes au téléphone, avec leur voix si belle et si grave, une voix pleine qui prend la peine de se poser, qui vous caresse comme un murmure, une voix qui tapote au lieu que de pincer.Et puis dans cette vie de marche ou crève, je marche la marche de la mort, je suis la cadence ou me fais écraser, je me fais écarter ; sans travail sans argent, je me retrouve dans le fossé.
J’ai vécu ma première expérience professionnelle comme une agression. A quoi m'ont servi mes études si c'est pour être obligé de me lever à 7h du mat et regarder des programmes débiles à la télé pour essayer de me réveiller. Courir pour rattraper le bus, être bousculée dans la foule des travailleurs qui vont eux aussi gagner leur misérable vie. Et je me rappelle mon père qui n’a jamais voulu que je travaille pour ne pas que je me fatigue, qui m’a toujours dit qu’il fallait terminer mes études pour être prof à la fac et ne pas peiner toute ma vie comme lui l’a fait. les parents faisaient partie de cette époque, où faire des études assurait un avenir, assurait d'etre respecté. Que savent-ils de la frustration d'être payé une misère par des profiteurs qui ont pour la plupart le bac à peine et qui parce qu'ils sont français, profitent en Tunisie, du laisser aller des autorités concernées quant aux droits les plus élémentaires du travailleur: être considéré comme un humain et non comme une machine à statistiques sur un tableau blanc qui résume à force de barres et de chiffres, les "performances" de chacun.
" hamdoulla elkit khedma, ghirek ka3ed batal..."
Ce n'est pas autant le travail qui dérange, il n'y a aucune honte à gagner en toute honneteté sa vie mais c'est l'exploitation et le non respect de la dignité humaine par des patrons voyous qui profitent de la misère et du chomage des jeunes diplomés. temchi enti iji ghirec:
n'importe quelle ines, devient anaïs, imen devient mylene, ali devient alain; emna devient emma... au delà de l'identité effacée,c'est sa dignité qui est ébranlée.
Mon père qui comme des milliers de père voudraient épargner cette souffrance qui recommence tous les matins qui vous suit, qui vous ronge votre jeunesse et votre vie. Cette souffrance qui fait les pauvres gens qui ont souffert se sacrifier pour leurs enfants pour leur faire vivre une vie meilleure. Cette souffrance humble et muette sentiment d’avoir accompli un devoir ; je comprends aujourd’hui le bonheur de mes parents quand j’ai obtenu mes diplômes, je comprends aujourd’hui leurs sacrifices et je compte tout ce qu’ils m’ont offert depuis mon jeune âge en nombre d’heures qu’ils ont travaillées, en nombre d’heures qu’ils ont galéré.Et je revois chaque matin le visage triste et fatigué de mon père, je le croise dans chaque regard dans le métro, dans la rue, ce visage, je ne le vois que le matin ou à la sortie à 17h. Et je voudrais crier de rage, je voudrais que mon père reste chez lui qu’il se repose d’avoir tant travaillé que je me sacrifie à mon tour, que je gâche toute ma jeunesse pour lui épargner sa vieillesse et avoir comme lui, la consolation en travaillant que je me sacrifie pour lui et non pas pour les patrons…
( ce post a été réactualisé)

La tentation du bonheur

La quête de l’autre, de l’ailleurs n’en est moins rien qu’une quête de bonheur. El messedi dans el sod a dit « el fe3lou idha atmatahou kataltahou ». Qu’est ce que nous fait plus plaisir ? la recherche de l’objet, l’idée de l’objet lui-même ou le fait de le trouver puis d’entrer en sa possession. Existe-t-il un bonheur absolu, un idéal auquel chacun tend ou bien le bonheur est-il cette superposition de petites choses, de petits bonheurs.
Pourquoi cette tentation vers cet inconnu, cette jalousie de l’autre quand nous n’avons pas nous aussi cette part de bonheur. Pourquoi lie t-on le bonheur à la liberté. Pourquoi dans ce cas là prouve t-on un malin plaisir à transgresser les interdits un plus grand plaisir que celui procuré par la chose que l’on nous permettrait.
La femme de Barbe bleue pâtit de sa curiosité ; ce qui est caché, l’inaccessible est la seule chose qui pourrait la contenter, c’est pourquoi elle est tombée dans le piège de son désir de l’inconnu.
Eve la première a gouté à cette soif de l’interdit Dieu pourtant lui offrit tous les fruits du Paradis mais elle a imaginé le bonheur procuré par le seul fruit qui lui était défendu. Tourmentée par ce fruit si beau à la vue, aspirant à la connaissance, elle transgressa la parole de Dieu. Et sa quête du bonheur fut cause pour l’humanité de la naissance de la dualité entre le Bien et le Mal, entre ce temps primordial de félicité et celui présent de l’inachevé.
L’homme en religion aspire lui aussi à cet ailleurs, il tend vers la quête du bonheur primordial, qui ne peut s’acheter qu’à la sueur de son front dans le monde terrestre. Le bonheur se situe ailleurs et s’achète maintenant. Mais puisqu’il y a le manuel de bonheur céleste, pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde, voire même obliger quelques uns à goûter à la béatitude éternelle… pourquoi ne pas racheter le péché d’Eve, elle qui a partagé généreusement le fruit avec Adam, pour notre plus grande perte ? La solution est sans doute d’en faire des martyrs, et les vierges des Houryetes, pour goûter à un bonheur pérenne et plus sur…
Les gnostiques sont allés si loin dans la négation du corps, qu’ils en sont arrivés à tuer les nouveaux nés pour éviter qu’ils grandissent et deviennent pécheurs.Sans doute préfère t-on encore souvent avoir des garçons dans certaines sociétés, pour éviter les problèmes engendrés par une fille et toutes les tentations auxquelles elle sera sujette et comme on sait el rajel ba I3ibou chey. Et toi ma fille, fœtus tu mourras (comme en Asie) ou tortue ninja tu seras (comme dans certains pays, fort heureusement loin de la Tunisie, d’ailleurs si l’avortement était autorisé par el chara3 tout le monde s’empresserait de faire un tri sélectif…)
Certains ont dit que pour être heureux, il fallait être libre comme l’air, libre de bouger, libre de parler, libre de travailler. Mais si c’était le cas, nous serions privé alors du bonheur provoqué par l’obtention d’un visa, du bonheur provoqué par un pamphlet anti gouvernement, nous serions privés du bonheur de sortir de prison, du bonheur provoqué par le soulagement après la bastonnade dans un commissariat, du soulagement provoqué par le fait elli el boulis chadek moutelabess en train de becoter ta copine et qu’il t’a pardonné, si nous étions libres, nous serions privés du bonheur provoqué par des élections à 99%...Si me ensoumouch, nous serions privés du bonheur gouté fi chakan el fater fi romdhan…
Les institutions, religieuses, sociales et politiques sont là pour nous le rappeler, que si elles édictent des lois, c’est pour mieux nous rendre heureux, pour mieux goûter à ces petits bonheurs. La tradition le dit, transgresser ne fait qu’engendrer des petits malheurs. mais alors pourquoi mettons nous tant d'ardeur à le faire...
pourquoi tant d'écart entre le bonheur prôné par les institutions, et celui auquel aspire l'homme? la quête du bonheur, serait -elle la quête du Graal? sitôt apparu, sitôt perdu...

Lettre ouverte à manou: d'amour ou d'amitié


«Le pire des sentiments est l'absence!!! voilà bientôt 9 mois que j'essaie de te faire revivre tous les jours dans mes pensées mon cher papa..»as-tu écrit sur facebook (voir le post 40j déjà http://http//habibbouhlila.blogspot.com/2007/11/40-jours-dj.html )Tu m’as appelée hier. Tu masquais ton désespoir et je l’ai senti à ta voix. Il n’y pas pire que la distance aussi. Quand tu m’appelles de Tunisie et que tu as à peine le crédit sur ton téléphone pour te confier à moi et moi pour te rassurer. Et tu vois un à un les gens qui partent sans revenir, ou peut être pour dans un mois, ou peut être qu’ils sont là, sans l’être vraiment à deux ou trois kilomètres à peine de chez toi…trop occupés. Au bout du téléphone très souvent le vide, au bout du tel, les rendez vous manqués et les absences.
C’est l’âge où tout le monde se case et tu vois tes copines voguer vers d’autres cieux, unes à unes. Et toi tu attends à ton tour, cet homme avec qui tu vogueras vers d’autres cieux. Et tu cherches désabusée dans chacun d’eux la figure absente de ton père. Tu m’as toujours dit que c’était l’homme idéal, que tu voudrais quelqu’un comme lui. Tous ceux que tu as connu t’on conforté dans l’idée que l’homme idéal ne sera plus.
Toute relation amoureuse est un coup de poker ya manou. Ça fait prêt de 8ans qu’on se connaît depuis les bancs de l’ENS, bien de l’eau est passée sous les ponts, toutes les cinq, nadou, sanou, fafou, toi et moi, on en a vu des vertes et des pas mures et bien des hommes ont défilé. Illi beznessouna ou taffinehom, elli tafewna ou beznesnahom, des cons qui ont passé, tous les énergumènes que compte la Tunisie… el veyes, el zawali, el flambeur, el 9ari et metkhalef, el divorcé, el célibataire endurci, el khayeb, el mezyen, el jabri, el baldi, el artistou, el tabib, el ostadh, el khadem...
C’est vrai que rien ne remplace la présence protectrice d’un homme, ses maladresses, son côté grand garçon. Mais en même temps un bonne copine vaut mieux qu’un pauvre con. En attendant, nous tes copines vois tu, nous ne seront jamais avec toi pour ton gros 95D et ton joli cul, tes amies tu peux les voir, les cheveux sales, tes amies sont là quand tu te lèves le matin, les cheveux en pétard, quand t’es pas maquillée, quand t’es naze, avec tes amies, tu peux manger deux coups de fourchettes de salade sans qu’elles en ont marre que tu fasses un régime. Avec tes amies tu peux aussi te permettre une glace géante à Las Palmas ou un gros gâteau à la Petite Suède sans que cela paraisse paradoxal, et que l’on te traite de gloutonne dépressive. On t’aime pour ce que tu es, ta gentillesse, ton hystérie, ta folie. Laisse au placard tes mauvaises pensées, tu es jeune, belle, intelligente arrête de douter de toi.
Malgré tous les salauds que tu as connus, tous les psychopathes que compte la Tunisie, ne désespère pas Manou. Nous sommes toutes, encore là tes vraies amies, fidèles au poste, même si chacune de nous est aujourd’hui avec quelqu’un et que tous nos mauvais choix nous ont permis de faire enfin le bon ou celui de moindre mal. Chacune a choisi l’homme qu’elle aime. Fafou s’est mariée et a un gosse, nadou, vient à sont tour de se faire passer la bague au doigt il ya dix jours, la prochaine sur la liste ce sera moi, sanou va se fiancer, et toi tu te demandes « quand donc mon prince viendra ? » si un jour j’ai fait un bon choix, c’est vraiment grâce à toi manou, quand exaspérée par mon chéri, j’avais décidé de le larguer et que tu m’as sommé d’être patiente, et grâce à toi je suis heureuse. Tout ça parce que tu étais là à mes côtés et que tu m’as ouvert les yeux.http://jolanare.blogspot.com/2008/02/ma-na7ebouch-issali-en7ebou-yesker-ou.html
Quand ton prince charmant viendra manou, et que tu ne verras en lui que la grenouille, nous nous serons là, nous tes amies, pour le petit coup de baguette magique qui t’aidera à ouvrir les yeux…

Max Jacob_ Mes goûts et Mes couleurs



Je garde dans la solitude
Comme un pressentiment de toi.
Tu viens ! Et le ciel se déploie,
La forêt, l’océan reculent.

Tous deux le soleil nous désigne
Par-dessus la ville et les toits
Les fenêtres renvoient ses lignes
Les fleurs éclatent comme des voix.

Lorsque ton jardin nous reçoit,
Ta maison prend un air étrange :
Comme un reflet la véranda
Nous accueille sourit et change.

Les arbres ont de grands coups d’ailes
Derrière et devant les buissons.
La vague, au loin, parallèle,
Se met à briller par frissons.

Je garde dans la solitude
Comme un pressentiment de toi.
Tu viens ! Et le ciel se déploie,
La forêt, l’océan reculent.

Max Jacob (Actualités éternelles, Romance, éd. La Différence, 1996 )

"Max Jacob (Quimper, 1876 - Drancy, 1944)Fils d'un tailleur établi à Quimper, Max Jacob entreprend, après de brillantes études secondaires, des études à l'Ecole coloniale à Paris. Il les abandonne au profit de la critique d'art, écrivant sous le pseudonyme de Léon David dans le Moniteur des Arts. La fréquentation des ateliers et des expositions lui permet de rencontrer Picasso en 1901. Le peintre catalan habitera chez Max Jacob à partir de 1902, avant que ce dernier aille rejoindre en 1907 la rue Ravignan à Montmartre, peu après l'installation du peintre au Bateau-Lavoir.Max Jacob est alors le témoin privilégié de la naissance du cubisme, assistant en particulier à la genèse des Demoiselles d'Avignon. Il se lie alors avec Juan Gris, Apollinaire, Braque ou André Salmon. Après des contes pour enfants, Max Jacob entreprend de réinventer la poésie en prose : Saint-Matorel (1911) et le Siège de Jérusalem (1914), illustrés par Picasso et les Œuvres burlesques et mystiques du frère Matorel (1912) avec des dessins de Derain, tous trois édités par Kahnweiler, précèdent le célèbre Cornet à dés (1917) édité à compte d'auteurJusqu'en 1921, Max Jacob fréquente la bohème montmartroise et se lie avec la plupart des écrivains et artistes du moment. L'amitié de Cocteau sera indéfectible ; Modigliani fera de lui des portraits émouvants.Deux apparitions du Christ (la première sur le mur de sa chambre en 1909, le seconde en 1914) le convainquent d'abandonner la religion juive pour la foi catholique. Le baptême aura lieu l'année suivante sous le regard de son parrain Picasso. Sa vie sera désormais différente.De 1921 à 1928, il s'installe dans l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, où il demeurera de nouveau à partir de 1935, et jusqu'à sa mort en 1944. Il écrit d'innombrables méditations religieuses et dessine des scènes inspirées par la Bible" (extrait du site
Il est mort dans les camps de concentration nazi à Drancy en 1944, une année avant la libération.

Savourez son écriture...
(à K. petite pensée parisienne)

Cantiques Païens_Benoît Dayrat

Je suis parti sans savoir où comme une graine qu’un vent fou
Enlève et transporte
A la ville où je suis allée, j’ai langui comme un grain de blé
Dans la friche morte
J’ai dit bonjour à bien des gens
Mais ces hommes étaient méchants comme moi sans doute
L’amour m’a fait saigné un jour et puis j’ai fait saigné l’amour au long de ma route
Je suis descendu bien souvent jusqu’au cabaret où l’on vend, l’ivresse trop brève
J’ai fixé le ciel étoilé mais hélas le ciel m’a semblé trop haut pour mon rêve
Las de chercher là haut là bas, tout ce que je n’y trouve pas
Je reviens vers celle dont le sang coule dans mon sang
Et dans le grand cœur caressant aujourd’hui m’appelle
O doux terroir où je suis né je reviens pour me prosterner devant tes miracles
De celle dont les chants sans fin
De notre pain de notre vin sont les tabernacles
Je reviens parmi les guérets
Pour regonfler de son souffle frais, ma poitrine infâme
Et pour sentir au seuil du soir son âme comme un reposoir s’offrir à mon Je reviens ayant rejeté mes noirs tourments de révolté,
Mes haines de Jacques
Pour que sa grâce arrive en moi comme le dieu que l’on reçoit quand on fait ses pâques…."
le Cd est disponible à la médiathèque Charles de Gaulle à Tunis.
Benoît Dayrat a repris des poèmes de musset, de Max Jacob, de Louise Labbé
Il ravira tous les amateurs de chansons à texte.

Nekissaton 3aklon wa dine..el mokh el massatak ki ba3bouss el keleb

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx J'ai reçu ce matin un commentaire de la part d'un anonyme, qui m'expliquait d'où venait l'expression nakissaton 3aklon wa dine(http://jolanare.blogspot.com/2008/07/kolou-ferjen-maktoub-3aleyhi-ism.html) et je me suis souvenu d'une scène qui m'a pour le moins laissée sans voix.
J'ai habité quelque temps à la cité U et j'avais un cercle d'amis pour le moins hétéroclite. L'un de mes amis, faisait une thèse sur l'énergie nucléaire ou un truc dans le genre, c'était pour le moins une pointure en Tunisie autant qu'en France, tellement une pointure, que son centre de recherche lui avait proposé de lui donner la nationalité française pour mieux s'approprier l'exclusivité de ses recherches. ( et oui!! la fuite des cerveaux!!). Ce jeune homme, homme de principe avait tout bonnement refusé à l'époque . ( ce qui est fort louable de sa part).
Il était très pieux, medeyen mais très ouvert, un peu le type de garçons que l'on avait en Tunisie à une certaine époque, avant l'invasion des NINJA et qui se fait de plus en plus rare. Il vivait sa religion dans le respect des autres et était lui aussi très respecté par tout le monde. Sa compagnie et son humanisme étaient des plus agréables, on était très amis et on discutait souvent de religion.
Or, un jour, je sortais de ma chambre, et je le trouvais dans le couloir avec des amis à lui, je me dirige vers lui pour lui dire bonjour. il me regarde de bas en haut; me toise avec hauteur et me lance " zayed ma kedhebech elli 9al, nakissaten 3akelen wa dine" je le regarde interloquée!!je ne comprend rien sur le moment, puis je lui dit qu'est ce qui t'arrive?" il me dit" tu vois pas que je suis avec des amis."

j'avais toujours été à ses yeux l'amie ouverte, intelligente cultivée, et le jour où il s'est retrouvé avec sa bande de mâles, comme "de par hasard" je suis devenue nakissa 3aklen wa dine!! et bien!!
je le regarde de bas en haut l'air de dire pauvre con.
Et depuis je ne lui ai plus adressé la parole. Après il est venu s'excuser, mais un truc était cassé.
Je ne comprends toujours pas avec le recul sa réaction; comment avec sa culture, ses études et son ouverture, il ait pu un jour me lancer un truc pareil.
on a beau faire toutes les études du monde, je dirai pas el 3arbi 3arbi, parce que el 3arab el kol ne sont pas pareils, mais fort heureusement la femme évolue, la mentalité des hommes aussi mais el mokh el massatak yo9o3d dima ki ba3bouss el keleb...

3am youssef l'épicier et l'inflation


Chez mon grand père, je faisais les courses chez 3am Youssef, un épicier djerbien installé avec femme et enfants à Bizerte. Je l'ai toujours connu vieux, comme mes grands parents qui n'ont jamais changé d'âge. Je piquais des petites pièces dans le porte monnaie de ma mère (puisque mon père n'en avait pas et il mettait ses sous dans sa poche) et je courrais prendre des bonbons à 5 mlm, les petits bonbons rectangulaires qui ressemblent à des comprimés et qui cassent toujours sous la dent comme de la craie. Il y en avait des roses, des jaunes, des verts et des oranges. J'attendais impatiemment que 3am youssef qui faisait toujours sa prière à l'heure,dans l'arrière boutique, sur un carton taché d'huile, entre les cageots de coca cola et chakayer el farina bou khamssine kilou, finisse.Je mettais alors tous les sous que j'avais sur le comptoir et comme à l'époque je ne savais pas encore compter, il me rendait toujours souriant les francs et les centimes me disant que "hadhouma ma yemchiouch fi bledna. . Il avait, accrochés à son 7anout, de grands sacs mechema3 bleus rouges et verts. Il y avait dessus une immense fleur grossièrement dessinée et l'anse était faite dans un plastique épais qui faisait mal aux mains.

Aujourd'hui quand je revois 3am youssef 20 ans après, il est toujours aussi vieux que dans mon souvenir, peut être tremble-t-il encore plus. Et puis une fois ma grand-mère est tombée malade. Les gens qui venaient la voir ramenaient toujours de gros paquets de sucres de couleur bleu avec un aigle dessiné dessus, on avait droit aussi au bakkou tey akhdar, et la cerise sur le gâteau de el dhiatha, c'était bien entendu le bakkou chocotom. Je détestais la vue de ce paquet qui résumait à lui seul la misère et la maladie. Je détestais la grosse fleur rose sur fond bleu qui était à mes yeux de petite fille, du plus mauvais goût. Et ce biscuit quadrillé avec ce chocolat infect à l'intérieur, quel horreur!!! Surtout que j'avais l'habitude des petits prince de Lu et BN. Non chocotom ma ye3jebnich!! Et si ma nachba3ech manou c’est qu'il est tellement infect que je le mange pas!! Ce que je trouvais assez drôle dans ces visites, c'est que si par exemple la personne qui venait rendre visite tesselna khamssa lef, suite à une visite précédente de ma famille; elle achetait autant de sucre que elli ensalouhom. A l'époque le sucre coûtait 500 mlm et on se retrouvait avec 10 paquets de sucre pour que le compte soit bon. Peut être que c'était des gens qui achetaient à crédit chez l'épicier et qui trouvaient cette formule assez pratique pour ne pas avoir à débourser ces précieux 5 dt. Et puis les paquets de thé et de sucre s'entassaient tellement que l'on finissait par tout revendre à l'épicier. Et puis c'était l'époque où le pain ne coûtait que 100mlm et il avait augmenté de 10 ou 20 mlm je sais plus. Je m'inquiétais moins de l'augmentation du prix du pain que de celle du kaki. Mouch kelit faj3a se3etha: Chakara Kaki et ka3ba gaucho coutaient 100 mlm aussi. Ma hantise fut pendant longtemps que l'inflation touche chakaret el kaki et que celle-ci s'aligne sur le prix du pain de telle sorte que je n'avais plus les moyens de m'acheter cette précieuse denrée. J'étais prête à descendre dans la rue pour manifester!! Touchez à tout sauf à mon kaki!!droit aux enfants de bouffer du kaki!!! Enfants ou adultes, on a tous à un moment donné, été secoués par la hausse du coût de la vie, certes chacun avait ses priorités. Fort heureusement pour moi, chkarat el kaki coûte même vingt après, 100 mlm c'est juste la quantité qui a diminué de moitié...et le prix du pain qui a doublé.

Toujours est-il que, à chaque fois que je m'achète chakara kaki d'une nasba oura el palmarium, je me rappelle du temps béni de mon enfance, où je piquais la petite monnaie dans le porte monnaie de ma mère pour courir chez 3am youssef l'épicier: miya 7alwa 7arabech 3am youssef ou ka3ba gaucho...

Un enfant dans le métro

Il était monté dans le métro après que je me suis assise. Un regard perdu dans un visage au teint très mat. Il avait des traces blanches sur le visage, le genre de traces laissées par le soleil quand on est y resté trop longtemps, et que le bronzage commence à s’estomper par endroits. Une main dans la poche et l’autre tendue. Il était peut être roumain, vaguement… Il se baisse vers le monsieur assis devant moi, lui chuchote quelque chose. Puis il vient vers moi, me tends une main avec 20 centimes au milieu. Je le regarde et je ne dis rien. Indifférente à sa misère. Indifférente à ses 10 ans. Il passe derrière moi, je fouille des yeux, le wagon devant moi, à la recherche de l’adulte qui l’aurait envoyé faire la manche. Je ne suis même pas indignée de cette scène tellement fréquente, qu’elle en est devenue banale. Je m’arrête sur un gamin, de 7ans, son frère sans doute. Le même visage basané, les mêmes traces blanches. Mais celui là rit de toutes ses dents et je vois à travers la vitre qui sépare les deux wagons, ses dents blanches et ses vêtements sales, répugnants.
Celui qui est dans mon wagon a vite fait le tour. Il revient se mettre à la porte devant moi… Il jette quelquefois ses yeux sur un garçon en face de lui, sur l’homme avec lui, sans doute son père qui glisse ses mains dans les cheveux de son fils et qui le met sur ses genoux. Il regarde de tous ses yeux l’étalage de l’amour paternel. D’ailleurs, où est son père, à lui ?il est rare de voir des enfants non accompagnés à Paris.
Le mendiant sort une voiture de sa poche, une grosse voiture jaune et une autre plus petite ; Et il joue. Il laisse glisser sa voiture sur la porte du métro en narguant le petit garçon assis sur les genoux de son père. Et l’espace d’un instant, il n’est plus le mendiant, enchainé à sa misère, mais l’enfant innocent, un enfant normal, tout comme l’est le petit garçon assis sur les genoux de son père, tout comme l’est son frère qui sourit de toutes ses dents, dans le wagon d’en face.
La porte s’est ouverte, il est descendu de la rame avec son frère, je n’ai pas eu le temps de lui donner un euro, ou logé au fond de mon sac, le paquet de tic tac, qu’il aurait pu partager avec son frère en cachette de ce monstre inconnu et absent qui prostitue leur enfance.
et puis il y a nos enfants à nous, en Tunisie: http://jolanare.blogspot.com/2008/08/au-gr-des-paysages-vos-visages.html

De ce qui est nuisible à l’acte de génération

Sache au Vizir que Dieu te fasse miséricorde ! Que les maux causés par le coït sont nombreux. Je vais t’en mentionner quelques uns, qu’il est essentiel de connaître, afin que tu puisses te prémunir contre eux(…)
Trop de mouvement après le coït est nuisible.
Quant au coït de la vieille femme, c’est un poison mortel, et il a été dit : « ne coïte pas les vieilles femmes, lors même qu’elles auraient autant de richesse que Karoun » et il a été dit encore : « ne coïte pas les vieilles femmes quand bien même elles te combleraient de faveurs » et il a été dit aussi : « le coït des vieilles femmes est une nourriture empoisonnée »
Sache que celui qui coïte une femme plus jeune que lui prend une nouvelle vigueur, que si elle est du même âge que lui, il n’en retire aucun avantage et enfin que si elle est plus âgée que lui, c’est elle au contraire qui lui prend toutes sa force pour elle-même. [ !!!!!!!!!!!!!!!!]
(…) Quant à celui qui désire être affranchi des besoins du coït, il fait usage du camphre. La moitié d’un mitslkal de cette substance macérée dans l’eau rend celui qui la boit insensible aux plaisirs de la copulation. Beaucoup de femmes emploient ce remède lorsqu’elles éprouvent un violent sentiment de jalousie contre leurs rivales ou lorsqu’elles sentent le besoin de se réparer après de longs excès. Elles cherchent alors à se procurer ce qui peut rester de camphre après l’ensevelissement des morts et ne reculent devant aucun sacrifice d’argent pour l’obtenir des vieilles femmes chargées de ce soin. Elles se servent aussi de la fleur du Henné, que l’on appelle faria ; elles la font macérer dans l’eau jusqu’à ce qu’elle devienne jaune. Elle fournit ainsi une boisson qui produit un effet à peu près analogue à celui du camphre.
(…) lorsque tu es près d’une femme, coïte la plusieurs fois si tu en ressens le désir ; mais garde toi d’aller jusqu’à la satiété
Pour ce qui est relatif au coït dans l’eau, quelques un prétendent qu’il n’y pas de plaisir à en attendre, si comme il y a lieu de le croire, le degré de jouissance dépend de la chaleur de la vulve de la femme, parce que dans cette condition particulière, la vulve ne peut être que froide et, par suite, inhabile au plaisir. Puis il est à remarquer que, si l’eau pénètre dans les parties sexuelles de l’homme et de la femme, il peut en résulter, pour l’un comme pour l’autre, de graves accidents.
On prétend que la vue de l’intérieur du vagin doit être évitée parce qu’elle peut déterminer la cécité. Cette recommandation vient de la médecine et non de la jurisprudence. [!!! elle est forte celle là!!]
On raconte à ce sujet, qu’Hacène ben Isehak, sultan de Damas, avait l’habitude d’examiner l’intérieur des vulves des femmes, et quand on l’engageait à ne plus le faire, il répondait : « y a-t-il un plaisir préférable à celui-là ? » Aussi, ne tarda-t-il pas à devenir aveugle. [ ça fait vraiment flipper ce truc!! faites gaffe messieurs!]
Le coït après avoir beaucoup mangé peut causer des ruptures dans les intestins(…)
On dit que, parmi les accidents qui peuvent arriver subitement du fait du coït, dans les pays excessivement chauds, se trouve la cécité, qui atteint en un clin d’œil et sans aucun symptôme préalable.
Il ne faut pas non plus revêtir habituellement des vêtements de soie, parce que cette habitude fait disparaitre toute énergie pour la copulation. Les vêtements de soie que la femme porte, pour son agrément, ont aussi la propriété de faire tomber l’érection de l’homme. [ vaut mieux être nu dans ce genre de situation si c'est pour risquer sa virilité; on peut ma foi concevoir quelques sacrifices..]
Le jeûne lorsqu’il est prolongé calme les désirs vénériens ; mais dans le principe il les excite(…).
La conversation avec une jolie femme suscite chez l’homme, une érection et une ardeur qui sont en raison de la jeunesse de la femme.
Voici une recommandation que faisait un Arabe à sa fille au moment où on la conduisait à son mari : « Parfume-toi avec de l’eau », voulant dire par là qu’elle devait se laver fréquemment le corps, l’eau étant préférable aux parfums et ceux- ci, d’ailleurs, n’ayant pas prise sur tous les corps.
(…) L’abus du coït fait perdre le goût de ce plaisir et, pour remédier à cet inconvénient, l’homme n’a qu’à mélanger du sang de bouc avec du miel et à s’en oindre le membre. Il éprouvera ensuite en coïtant une jouissance merveilleuse. [ pour prendre rendez vous avec 3am 7ssouna, sere7 el ghenem, vous disposez d'un numéro accessible après envoie d'une lettre de motivation et étude du dossier ]
On dit que la lecture du Coran dispose aussi à la copulation [ma foi pourquoi pas !!].
Sache qu’il convient à l’homme prudent de ne pas faire abus des jouissances du coït. Le sperme est l’eau de la vie : si tu en es économe, tu resteras toujours apte aux plaisirs de l’amour.
(…)le sage ES*Sakli a fixé ainsi la proportion dans laquelle il est convenable que l’homme use du coït : l’homme soit pituiteux, soit sanguin, ne doit pas coïter plus de deux ou trois fois par mois, quant au bilieux et à l’hypocondriaque, ils ne doivent pas aller au-delà d’une ou deux fois par mois. Et pourtant, c’est un fait avéré que, parmi les gens de l’époque actuelle, beaucoup, doués d’un de ces quatre tempéraments, sont infatigables pour le coït et s’y livrent le jour et la nuit, sans se douter qu’ils s’exposent à de nombreuses maladies tant internes qu’externes. Les femmes sont plus favorisées que les hommes en ce qui touche à la satisfaction de leurs désirs de coït. C’est là en effet leur spécialité et tout pour elle y est profit, tandis que les hommes sont sur le coup de, nombreuses infirmités, lorsqu’ils s’adonnent sans réserve aux plaisirs de l’amour.
Tels furent les avertissements donnés par les sages au maître de la bienveillance et de la bonté, au meilleur des généreux.
Tous les sages et les médecins s’accordent à dire que les maux qui affligent l’homme ont pour origine l’abus du coït. Que celui donc, qui désire conserver la santé et surtout la vue, et qui tient à couler une vie agréable, use avec ménagement des plaisirs qu’il donne, parce que de lui découlent les plus grands maux. » [ un peu de modération s'il vous plaît, votre santé en dépend]

Des us et coutumes de la drague en biblio! ô temps béni de notre adolescence...

De mémoire de lycéenne la bibliothèque a toujours été, Dieu nous en préserve, après la cour du bahut, le lieu privilégié de la drague entre intellos désespérés et benet el familia qui n’avaient droit qu’à deux sorties dans toute leur vie d’ados : chez la copine d’enfance, que toute la famille, même lointaine connaît, et en qui les parents ont une confiance aveugle et bien entendu la bibliothèque, la planque idéale, passage obligé toutes les deux semaines (voir plus fréquemment au printemps avec la danse des hormones) pour préparer un exposé pour ders el 3arabya sur la khansè ou el moutenebi, à une époque où internet n’était pas encore entré dans les mœurs (J’avoue que je me suis fait un jour chopée par ma mère avec mon amoureux à l’époque de mes 14ans, à la biblio et je vous épargne les détails de cette aventure…) Puis ensuite vous passez en fac, et là c’est plus la biblio ni le resto U à 200mlm, ça c’est pour les ploucs sois disant intellos, et multi dérogataires. Le bon plan drague, à la fac, c’est la cafète et bien entendu le classique des classiques, la cour puisque les vrais intellos ne vont ni en cours ni à la biblio et tout le monde s’improvise penseur philosophe du siècle entre deux tafs et un air de guitare à l’ombre des salles amiantées de la Manouba ou du 9avril. Si pendant l’adolescence, le must était de s’arracher les magazines SALUT et Miss, de regarder les clips sur Viva et rentrer en courant pour arriver pile poil sur Giga et sa série phare « Sauvés par le gong » pour mater ZAC Maurice qui en a fait fantasmer plus d’une (pour info, Screetch Power s’est reconverti dans les films pornos), à la fac tout cela était devenu has been. Pour être in, il fallait être engagé dans une cause politique, avoir des idées, mais surtout être contre : la politique, l’économie, la religion, la société, les institutions…, contre n’importe quoi mais au moins quelque chose. Le must à la fac, c’était cette éternelle nostalgie d’une certaine époque, un certain dégout de ne pas être né en 48 et de ne pas être devenu un prolo soixante huitard. Le militantisme pour ces fils à papa nés trop tard dans une époque trop vieille, se résumait à porter une Kefiah symbole de leur solidarité pro palestinienne. Leur engagement se résumait à commenter de temps à autres les infos et de s’insurger contre l’injustice en n’oubliant pas, en militants éclairés je vous prie, la différence entre juifs et sionistes. « Oui euuuuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhhh, tu sais euhhhhhhhhhhhhh, j’ai rien contre les juifs, je suis pour la tolérance entre les différentes religions, d’ailleurs je suis athée et je m’en branle un peu des religions… unhhhhhh ?ça te choque pas que je sois athée, parce que comme tu es pratiquant…on sait jamais…enfin, je suis contre les américains alliés des sionistes, parce que…. Euhhhhhhhhhhhhh avec tous les dégâts que ça cause euhhhh…. Oui oui j’achète pas de coca, ils cautionnent les israéliens…euuuuuhhh…. Oui…euh, quand j’en trouve chez les gens ou chez des amis, j’en bois, ça se refuse pas…je suis engagé mais pas mal élevé … tu vois euhhhhhhhhhhh… » Apres quatre ans de militantisme acharné, j’ai donc quitté la fac, diplôme en poche, pour le parcours du combattant ; faire une thèse. Me voici donc moi l’éternelle bavarde qui traine à la biblio, parlant peu mais écrivant beaucoup. Laissant au placard mon don inné pour la séduction, je me consacrai corps et âme à ma thèse. Et pour peu que je me fasse aborder par un mâle trop entreprenant, moi la vétérante de la drague en biblio, je montais sur mes grands chevaux et m’agaçait contre ce malpropre qui voulait me détourner de mon objectif principal : MA THESE. Il est vrai que à Beaubourg, on te draguait pour peu que tu t’installes 5mn en terrasse pour boire un café en paix. Tout d’abord ce qu’il faut savoir, c’est que à la biblio, un mec ne vient jamais vous draguer directement, mais fait mine de faire la conversation gentiment avec vous et de s’intéresser à ce que vous faites. C’est vrai dans certains cas que le type veut juste faire la causette, mais la plupart sont là pour une seule chose ; obtenir vos faveurs. Et ce qui est chiant c’est que il vous faut subir une discussion de 10 mn, que vous prenez votre pause pour vous reposer et non pour qu’on vous casse les pieds, que vous pouvez pas ignorer la personne comme ça du premier abord, fazza go3ra et que ce n’est qu’après des palabres de 10 mn qu’il va enfin en venir à ce qu’il veut, et que vous allez dire non. Or ayant changé de camps pour celui des ploucs, j’ais développé une technique anti drague imparable. Voici donc mesdames, les us et coutumes des dragueurs de la biblio et les 7 commandements pour les éviter. 1. tout commence par la préparation à la maison : ne jamais se laver les cheveux et faire son brushing avant d’y aller mais après être rentrée. Les mecs adorent les beaux cheveux et une crinière douce et soyeuse les attire comme des moustiques. Des cheveux gras et bien pelliculés seront votre plus grand atout, et si par malheur vous avez les cheveux propres, une grosse pince crabe pour les tenir façon négligée fera l’affaire. 2. préférez la tenu de combat du genre pantacourt en lin (kamraya) tongs et chemise à carreaux+ sac à dos dépareillé, les robes, pantalons moulants et décolletés seront rangés pour être portés après la thèse, ou en cas de force majeure, quand un garçon qui vous abordera, vous plaira tellement que vous n’avez pas pu résister au fait de lui filer votre numéro et d’accepter de prendre un café ailleurs. Dans ce cas là mesdames, sortez le grand jeu, puisque le mal est fait. Mais cela doit rester une exception. 3. votre trousse de secours doit absolument contenir des lunettes ga3ar debouza, au cas où un charmant jeune homme douterait de la raison de votre présence en ces lieux 4. ne sortez jamais sans une bague à votre annulaire, même falsou, la bague est le repoussoir des plus entreprenants ; 5. une fois à la biblio, ayez toujours l’air stressée et pressée, les mecs détestent les filles qui se prennent trop la tête. Scrutez toujours votre téléphone, et faites mine d’envoyer des sms bien entendu vous serez en train d’effacer ceux qui saturent la mémoire du tel. 6. prévoyez toujours une sonnerie d’alerte, comme ça si quelqu’un vous dérange durant votre pause, votre tel sonnera et vous sauvera la vie puisque vous vous excuserez et vous éloignerez rapidement. 7. si vous devez manger tranquillement votre salade ou votre sandwich et que quelqu’un en profite pour vous aborder, la seule façon de l’éloigner, le truc infaillible et international, le dégouter, et je vous promets que j’ai déjà essayé. J’étais debout, mokhi masarmene maximum, je ne voulais faire la discussion à personne, mehentla, tenu de combat maximum, Je mangeais une salade tranquillement quand un type s’est approché de moi et m’a dit bon app. Ou rabbi c’était à se demander en quoi je lui plaisais. Je le regarde ou plus précisément ga7artlou en lui disant merci. Il se met en face de moi. Je me dis il va commencer à me faire chier celui là. Alors je fais mon système B : je prends un morceau d’oignon que je mange la bouche ouverte, je prends ensuite la tarte aux champignons et je laisse délicieusement un morceau pendouiller de mes dents et pour clore le tout je plante ma fourchette dans la salade, je croque dedans à pleines dents et je laisse gentiment un filet de sauce me couler sur le menton !!!!! et c’était magique, le mec n’a même pas demandé son reste. Il a disparu de la circulation et j’ai repris tranquillement ma pause….

Relatif à ce qui rétrécit les parties sexuelles de la femme

Pour vous mesdames,
"Sache ô vizir, que Dieu te fasse miséricorde(...) que la mauvaise odeur des aisselles constituent avec l'ampleur du vagin, les plus grands de tous les maux.
Quand la femme veut parfumer son vagin,elle dot piler de la lavande, qui est pétrie ensuite dans de l’eau de rose musquée. On en imbibe un morceau de laine avec lequel on frotte la vulve, de façon à l’échauffer. La mauvaise odeur ne résiste pas à l’action de ce remède.
Si le but à atteindre est de rétrécir son vagin, la femme n’a qu’à faire dissoudre de l’alun dans de l’eau et à se laver les parties sexuelles avec cette dissolution qui pourra être avantageusement mélangée avec une infusion d’écorce de noyer, cette dernière substance ayant des propriétés très astringentes.
Un autre remède consiste à faire bouillir convenablement dans l’eau des caroubes, dont on a retiré des graines, et de l’écorce de grenadier. La femme prend un bain de siège dans la décoction ainsi obtenue, et qui doit se trouver à la température la plus élevée qui puisse être supportée. ; Quand le bain est refroidi elle le fait réchauffer et en prend un nouveau. Elle repère plusieurs fois cette immersion."
pour les mauvaises odeurs des aisselles, il existe mesdames, moult déodorants en grandes surfaces, les adeptes du bio pourront utiliser du cheb et du musc et surtout prendre une douche tous les jours, ou à défaut avant la bagatelle et après bien entendu.
(fort heureusement, les tunisiennes sont irréprochables côté hygiène, ce qui n'est pas le cas de certains de nos mâles...)

De ce qui augmente la dimension des petits membres et les rend superbes

Voici à le demande d'OVIDE les recettes prodiguées par le livre, juste pour vos plaisirs messieurs.
"Sache ô vizir, que Dieu te fasse miséricorde ! Que ce chapitre qui traite de la grosseur du membre viril, est de la plus grande importance pour les hommes et pour les femmes. Pour les hommes, parce que d’un membre gros et puissant découlent pour eux, l’affection et l’amour des femmes. Pour Les femmes n’est ce pas en effet par les gros membres qu’elles apaisent leurs ardeurs amoureuses et qu’elles se procurent la plus grande jouissance ? Nous trouvons la preuve de ce dernier fait dans cette circonstance, que beaucoup d’hommes, pour cette seule raison qu’ils ont de petits membres, sont en ce qui concerne le coït, l’objet de l’aversion des femmes : ces dernières ont le même sentiment à l’égard de ceux dont les membres sont mous, faibles ou relâchés. Leur seul bonheur consiste dans l’usage de ceux qui sont robustes et gros.
Celui donc, qui ayant un petit membre, veut le rendre magnifique ou le fortifier pour le coït doit le frotter avant la copulation avec de l’eau tiède jusqu’à ce qu’il devienne rouge et que, le sang y affluant par suite de la chaleur développée, il se gonfle suffisamment ; il doit ensuite l’enduire de miel et de gingembre confit au moyen d’une friction active. C’est arrivé à ce point qu’il approche de la femme. Il lui procurera en agissant ainsi, une telle jouissance qu’elle ne voudra plus le laisser descendre de dessus elle.
Un autre remède consiste à prendre une quantité modérée de poivre, de lavande, de galanga et de musc, et à les réduire en une poudre qui est passée au tamis, puis mêlée à du miel et à du gingembre confit. Le membre, ayant subi une première friction d’eau tiède, est ensuite frotté vigoureusement avec ce mélange. Alors devenu gros et charnu, il procure à la femme une sensation merveilleuse de volupté.
Un troisième remède consiste à se frotter le membre avec de l’eau tiède jusqu’à ce qu’il devienne rouge et entre en érection. On se munit ensuite d’un morceau de peau mince et souple, sur lequel on répand de la poix chaude et dont on s’enveloppe le membre. Celui-ci sous l’effet de ces ardeurs ne tarde pas à lever une tête frémissante d’ardeur. On laisse la peau jusqu’à ce que la poix soit refroidie et que le membre soit revenu à l’état de repos. Lorsque cette opération aura été répétée plusieurs fois, le membre sera devenu fort et gros.
Un quatrième remède est basé sur l’emploi en quantité suffisantes des sangsues mais de celles qui vivent dans l’eau. On en met dans une bouteille autant qu’elle peut en contenir et on achève de la remplir avec de l’huile. Puis on l’expose au soleil jusqu’à ce que, par suite de la chaleur, il s’y opère un mélange complet. On prend ensuite de l’huile qui y est contenue et en s’en frotte plusieurs fois par jour le membre. Celui-ci acquiert, par suite de cette opération, une haute stature et de fortes proportions.
Comme autre procédé, je signalerai l’emploi du membre d’âne. On se procure le membre d’un âne, on y joint des oignons et on fait cuire ce mélange avec une forte proportion de blé. On en nourrit des poules qu’on mange ensuite. On peut aussi laisser macérer de l’huile sur le membre de l’âne, puis la boire et en oindre sa verge.
On peut encore broyer des sangsues avec de l’huile et se frotter la verge avec et onguent, ou bien si on le préfère, les introduire dans une bouteille que l’on enterre dans du fumier chaud jusqu’à ce qu’elles ne fassent plus qu’une seule masse, de manière à former une espèce de liniment dont en s’oint à plusieurs reprises le membre ; celui-ci ne saurait manquer dès lors de devenir superbe.
On peut alors employer de la résine de pin et de la cire mêlée avec du tubipore, de l’asphodèle et de la colle de cordonnier [composée de Tihal de bœuf ou de mouton] dont on se frictionne le membre, ce qui a pour résultat d’en augmenter les dimensions.
L’efficacité de tous ces remèdes a été reconnue, et j’en ai fait l’épreuve."
si vous trouvez tout ce la compliqué, il ne vous reste plus que le viagra. si vous privilégiez les méthodes naturelles, optez pour el 3assel et el fekya ou à défaut une bien jolie jeune fille, 3assel, daloul ou soker ma7loul effet garanti...
Mais comme je ne doute pas une seconde de votre virilité, et de votre fou7la attitude, mes chers amis, je suis sure que ces recettes ne serviront pas à grand monde du moins "officiellement" lol.