Nouvelair, le chemin le plus court pour envoyer votre vie en l'air

"Ouh 3leyaa ouh!!!! bech enmout ou ena mezzelt ma fara7etech bi rou7i, bech nete9saf fi 3ezz chebbebi. ya raabbi yoster ya rabbi!!" l'avion ethez ou itenfadh, ou ana wejhi alwane alwane. je devais rentrer el tounes en toute urgence, le jour même et je n'avais trouvé qu'un vol charter, ekilli ya7kiw 3alihom fel telfezza, hay ta7et, hay taksseret, haw metou, haw il ne reste qu'un seul survivant etc... et comme il y a une certaine loi des séries et que je suis superstitieuse, je me suis dit rabbi ketebli bech enrawa7 en urgence ou bech enmout fel tayara.
J'avais donc pris mon billet le jour même sur nouvelair, compagnie à éviter comme la peste et voilà pourquoi:
Le manque d'information: on devait partir à Tunis, et ô surprise, l'avion fait escale à Tabarka et bien entendu on est prévenus à la dernière minute, à l'enregistrement.
brabbi ech koun 9alelkom elli ana en7eb na3aml escale fi tabarka? haaka tesaltou 3alina vos choix pour des raisons économiques.?!!! et en plus il s'est avéré que on allait faire le détour pour seulement 3 personnes!!!
ensuite un retard de deux heures (pour changer) l'avion devait partir à 21h et il n'est parti qu'à 23 heures. moi je m'en fiche à la rigueur, mais c'est surtout les pauvres petits bébés qui pleuraient et qui avaient faim, que ça dérange.
Ensuite je monte: un monsieur et une dame avec son bébé qui était à ma place. Elle s'est trompée de rangée. hayaa khalitelha el blassa, un vietnamien vient aussi s'installer, elle avait prit sa place et du coup lui aussi s'est décalé derrière. ensuite se ramène la troisième personne, tounsi, crane rasé ou 3arak i3at3at, yeux rouges et dents vaguement jaunes, et quand il voit le vietnamien à sa place (j'avoue que la petite famille devant a tellement foutu le bordel, qu'on ne sait plus qui est à la place de qui) pique une colère et se met à crier " ç'est ma place, tu fais le malin ou quoi? vas y lève toi! tu sais lire ou quoi regarde il y a écrit 25D" le vietnamien essaie tant bien que mal de lui expliquer que c'est pas de sa faute mais que la dame avait prit sa place et que par conséquent il s'est décalé en arrière.
El tounsi ma yefhem chey, il lui dit" je comprend rien, c'est ma place, vas y lève toi"
Le vietnamien se fache et demande à la dame de lui rendre sa place, mouch jey ya3mel fi mezeya wallaa il se fait agresser" alors el tounsi se fache encore, et dit " non mais tu respectes pas la famille ou quoi? tu veux faire lever la dame et son bébé? , eh la famille reste madame, avec ton bébé, tu vas pas te lever. il a pas honte le monsieur de vouloir te lever." et en homme courtois, il regarde de travers le vietnamien, l'air de dire, " mekech motrobi"
haya il se met à côté de moi et za3ma lewit 3ankouchi, takhaltet 3aleya rihet el 3arak mete3ou 3aala ri7et dokhanou...
Il tourne le dos au vietnamien; se tourne vers moi et me doit "eh la famille, t'as vu ou quoi il a voulu me prendre ma place. mais moi c'est pas comme lui, je respecte la famille!!"
je lui dit alors wallahi dhalmou meskine, je ya3mel mezeya rassatlou fi 7el ou orbot; de plus 3aib 3alik et3ayet hakeka. ça se fait pas. moi aussi vois tu on m'a pris ma place, mais j'ai demandé gentiment pour comprendre pourquoi. ça sert à rien de s'énerver. 3aaib ma ijich de faire un scandale pareil pour si peu"
"wallah ma soeur t'as trop raison. je m'énerve assez vite. et c'est pas bien. lui alors c'est le meskine dans l'histoire. vas y excuse lui!!
J'avais pas compris. "excuse lui" ( ça voulait dire "dit lui que je m'excuse")
haya le mec tala3 mafiousi, il a quitté la tunisie à 15 ans, s'est marié à une française, a vécu dans des cités. il travaille comme chauffeur et vit à côté de petits traffics; ordinateur volés 3ala des portables, 3ala des scooter.
haya a7na ka3dine ou itlefet el rajel elli kodemi, il le regarde et lui dit, "khouya, dhaher fik wel 3ayla, haw noumrouya, on va faire des affaires."
Le mec avait un café à belleville, et samsar fel karaheb.
Itlefet mister mafiousi et lui dit "baba, j'ai l'intelligence, tu as l'expérience...mechet ma3ak"
c'était floklorique!!
Haya itlefetli marra okhra el mafiousi et me dit " eh la famille, j'ai acheté un parfum, tu me dira ce que tu en penses." il me sort le flacon me fait sentir c'était un flacon hermès, ou ech enkolelkom ri7TOU ETJEFEL EL MOUTA. C'était un parfum de vieux et apparement il s'est fait entubé par la dame du free shop, qui voulant écouler son stock lui a refilé les invendus.
Il s'énerve un peu et me sort, ana el mehefef 3ameltha feya hek el 3azouzaa el françaouia fel coffee shop!!! "
coffee shop!! je te jure!! il n'aurait pas comme des envie de substances illicites celui là!!
Haya a7na hakeka ou kerib nouslou el tabarka, quand tout à coup, l'avion se met à trembler de partout.
Au début je me suis pas trop inquiétée, surtout que je me dis, tant que les hotesses idourou ma3ana, labes, il n'y a pas péril en la demeure.
mais voilà que l'avion ithez ou itanfadh!!
"coffee shop" prêt de moi lakhlakh, wejhou beyadh!!! il se met à trembler trsè fort, et comme l'angoisse est communicative , moi aussi kalbi habat.
et "coffee shop" se met à prier, ya rabbi yoster!! ya rabbi mene7ebech enmout ou ma3atitech 7ak rabbi!! ya rabbi me en7ebech enmout!! " et il n'arrêtait pas. je me suis dit ça y'est ma dernière heure est arrivée!!
"coffee shop" yonkot bel 3arak! et moi j'essaie de me maitriser en priant très fort ya rabbi same7ani!! ya rabbi ghodwa nerje3 ensalli, ou same7ni fi elli ma somtouch. ya rabbi seme7ni, ma3adech enbouss 7aatta tofol, yaa rabbi seme7ni maa3adech nekdheb. ya rabbi waallah wallah ken mane3t taw na3mel wa3da el sidi el béchir.
et l'avion de bouger de plus belle et "coffee shop" de trembler de plus belle.
ou ana j'ai fermé les yeux tres fort et je me suis dit je vais me calmer, ça sert à rien de m'angoisser, c'est pas la mort qui me fait peur, c'est ce qu'il y a après. donc si je dois mourir, je mourrai.
Ahna hakeka ithez ou itenfadh yakhi oussolna el tabarka.
aterrissage très brutal mais ouf je suis vivante.
Trois personnes descendent à Tabarka, et comble de tout, on reste immobilisés une heure, sans aucune explication. l'équipage, très peu aimable, ils ne nous répondent même pas quand on leur demande pourquoi on est immobilisés, et quand on repart.
"coffee shop" se met à les insulter et j'essaie de le calmer. il me dit " eh la famille t'es trop forte wallahi el 3adhim, tu serais pas un peu psychologue ou quoi?"
au moins il détend un peu l'atmosphère "coffee shop"!!
Après ils demandent aux gens de devant de reculer soi disant le poids de l'avion est mal réparti; et des qu'ils changent de place, ils leur redemandent de revenir en avant. euuuuuuuuuhhhhhhhhhhhhhhh? vous comprenez quelque chose? ben moi non plus.
Côté voyageur, ça pleure, ça crie, ça rouspete, ça gueule, ça taquine. mais l'avion ça repart pas qu'après une heure.
Le reste du vol s'était passé sans encombre (une heure de Tabarka à Tunis ).
au final, on était à l'aéroport depuis 19h, l'avion devait partir à21 h et arriver à 23h au lieu de quoi, on est arrivés à 2h du mat. c'est même pas la peine de réclamer, la compagnie appartient à el 3ayla el melka. karrama allah woujouhahom.
on nous a traités comme du bétail, et si j'ai un conseil à vous donner, évitez comme la peste nouvelair.
La seule bonne chose de mon voyage: mon chéri qui m'attendait à l'aéroport...

El ghorba sa3iba ou el 3icha batata

ououhh rani faddit mel mizirya!! rani faddit!! je viens de faire mon inscription 350 euros, payer mon billet el tounes 400 euros, je suis à -600 euros avec ma banque le maximum de mon découvert autorisé. il me reste 5 euros 3andi jem3a enchakchak fihom. en plus ne7chem bech enkelem el seyed el weled, ma7leni bi touli bi toubouli je lui demande 3awani bel masrouf!!
malla 7echma! ou malla mizirya!
maintenant je n'achète plus rien à Champion mais à Leader Price la marque discount, à Barbès,parce que c moins cher. de plus je calcule exactement le montant de mes achats. hier par exemple 7assit bel fakar el a7rath; je devais m'acheter des biscuits pour le petit dej, un paquet de cookies coûte 80 centimes. alors comme ana emizra, j'ai pris la gamme au dessous un paquet à 45 centimes, donc les deux à 90 centimes. au moins iched akthar;
oua3 oua3, ka3bet el cookie je sais pas si c'est psychologique, mais مرّة مرّة kel fakar el mor.
et comme je n'ai plus de sous, waallit nahar el kol ou ana netchaha, fromage 3ala brioche, 3ala macarons.. sniffffffffffffffff
de plus maintenant je ne mange que des patates sous toutes ses déclinaisons: batata fel four, batata fel salata, batata masmouta, market batata...
7eyeti wallet batata!! la makrouna, la slata... wa33333333333333333333333
ou zid enghazel quand je pense à ma mère fi tounes elli etsanef ou taa3wed fi sidi romdhane, brik, 3ala chorba, 3ala lasagne, انودكم و لا انشهيكم
wa3 wa3 ou ana nekel fel cookies el menten
na3 bou el Ghorba, rani faddit!!!

Ah ya leyem, ma nensekech ya 7anen

A chaque fois qu’elle écoutait cette chanson de mezouwed, Hanen en avait les larmes aux yeux. Elle me disait, que cette Hanen de la chanson , elle est morte comme elle. Je l’ai revue il y a pas longtemps, après des années. Hanen, on a le même âge elle et moi, moi j’ai eu la chance de finir mes études, quant à elle, elle ne fait rien, sauf parfois la pute pour avoir un peu d’argent de poche, pour s’acheter ses « cristous », ou bien elle fait la lessive pour ses frères et sœurs moyennant 1dt. Parfois elle aide sa mère. Tesra7 bel bagar quand celle-ci est fatiguée ou bien talakat el zahar quand c’est la saison. Elle ne fait rien de ses journées, elle traîne parfois par ci par là, fume en cachette et part à la plage à la tombée de la nuit pour boire el seltia (7acha hel chahar) avec ses clients ou ses amoureux d’un soir ça dépend des affinités. Hanen n’a pas peur des flics, ils ne l’embêtent jamais. Bent bled après tout. Elle leur fait pitié plus qu’autre chose. Si Hanen leur fait pitié, c’est qu’ils l’ont connue depuis son enfance. Ou plus précisément ils ont connu son père. Son père vendait du « takrouri » et est allé en prison plein de fois à cause de son petit trafic. A chaque fois qu’il sortait de taule, soit il battait sa femme, soit il lui faisait l’amour. Il lui a fait 8 gosses, entre le premier et le dernier, 22 ans d’écart. Un soir le père n’est pas rentré et il n’est plus rentré. On a découvert son corps à quelques kilomètres de là, une voiture l’avait renversé. Le meurtrier s’était enfui. Même que le journal tunisien, el akhbar, a parlé de l’affaire, un journaliste s’est même déplacé pour interviewer la mère et lui a promis des aides qui ne sont jamais venues. 10 ans d’instruction et le dossier était clos. Le meurtrier court toujours mais pas bien loin, puisque celui qui l’a tué, c’était son frère, pour une histoire d’héritage. Vous savez son frère, qui habite la maison el 7it bel 7it avec la sienne, ce petit frère qu’il a élevé comme son fils et qui a fini par l’envoyer au trou parce qu’il voulait une parcelle de terrain. Si si, lui-même l’a avoué un soir, ayant trop bu… Et Hanen dans tout ça ? Hanen, elle s’était retrouvée orpheline du jour au lendemain, à 15 ans, elle a perdu ce père qui l’affectionnait particulièrement. Comment trouver sa place au sein de cette famille si pauvre et si nombreuse. Et 7anene wallet na9ssa hanen.Elle va chercher l’affection ailleurs. Comme les études c’est pas son truc, 7anen travaille fel ma 3mel, elle prend tous les jours le même taxi pour y aller et revenir. C’est bizarre ? non pas du tout puisque tokhroj ma3a el taxisti. Elle est tellement sortie avec lui, qu’elle a fini par tomber enceinte (rabbi yostorna), et comme elle croyait qu’ils allaient se marier, elle n’a pas avorté tout de suite, si bien que, elle a fini par accoucher. Et depuis son cher et tendre s’est barré. Il n’en était pas à son coup d’essai, il avait déjà plein de gosses fel 7aram c’était pas nouveau pour lui, mais pour elle, si. Il a été condamné à 1 ans de prison pour détournement de mineure ; mais a été relâché plus tôt que prévu parce que wassel chowaya. Hanen a accouché à 16 ans, je m’en souviens très bien, j’ai rencontré sa mère au centre ville ce jour là. C’était le Ramadan, elle m’a dit j’ai emmené Hanen à l’hôpital aujourd’hui pour qu’elle accouche. C’était un garçon. Il a été adopté par une très grande famille, ouled bled, le père adoptif a voulu couper tous les ponts avec Hanen. Il y a certaines origines que l’on préfère nier, ça se comprend. Je l’ai revue après ce douloureux épisode. Elle rêvait de se marier et d’aller récupérer son gosse de sa famille adoptive et de l’élever elle-même. Son fils a 12 ans aujourd’hui. Elle n’en parle plus du tout. C’est comme si il n’avait jamais existé. Elle ne sait plus où habite la famille adoptive. Et puis ses frères l’ont enfermé pendant un an. Elle ne sortait de la chambre que pour aller aux toilettes. Et puis un jour elle est retombée enceinte. On ne sait pas comment ni de qui. C’est son frère, qui était rentré saoul qui l’aurait violée dit-elle . Elle a avorté cette fois. Et un jour elle s’est rebellée et elle est sortie de sa chambre, pour aller à la mer. Sa famille a gueulé un peu au début mais ils s’y sont fait. Maintenant, elle couche avec tout le monde comme pour oublier, elle passe ses soirées à boire, à fumer, des fois elle rentre, des fois elle rentre pas. Des fois même ses cousins profitent d’elle pour assouvir leurs instincts. Des fois elle dit non, des fois elle s’en fou. Son corps est mort. Il y a des Ramadans où elle fait la prière et va même à la mosquée, d’autres où elle oublie Dieu puisque Dieu l’a oublié dit-elle.

El denya 9a7ba ou el 3amor nayek me dit-elle toujours en crachant par terre. Elle, elle a la couleur de la terre, sur laquelle elle crache tout le temps. Un jour elle va cracher ses poumons. Son visage est vieux, ridé comme la terre, on dirait que des sillons lui traversent le front. Rabbi bech3elha khliketha diront certains, c’est sans doute vrai. Simetihem 3ala woujihihem. Elle n’avait pas encore 30 ans qu’elle en paraissait le double. « Hem el denya me disait-elle. Je n’attends rien de la vie je suis déjà morte ». Elle a les lèvres bleues, bleues comme son tatouage fait maison, au creux de son poignée : ses initiales H et B du nom de son amant d’une nuit.… H+ B love Elle m’a toujours promis que bech ta7rak lel taliane 3ala flouka. Et que quand elle sera arrivée en France, elle m’appellera. Et puis elle m’a appelée. Un de ses amants de Marseille, lui a payé le billet. On s’est retrouvées à Paris. On a le même âge, deux parcours différents, deux histoires différentes, moi j’ai mes papiers, elle n’en a pas. Je suis née sous une bonne étoile, son ange gardien l’a oublié jusque là. Mais ce soir là, rien ne nous différenciait. On était toutes les deux à Paris, elle fumait toujours du cristou mais elle avait troqué sa seltia pour de la heineken, et moi les « direct » pour un bon café crème… elle avait des contacts, des projets etc…son copain de Marseille lui avait filé tellement de sous qu’elle a tenu à payer l’addition… Elle m’a demandé ensuite de l’accompagner à Belleville, qu’elle ne connaissait pas, à kahwet Karim, le QG des 7arkine de bariz .elle avait un contact là bas… elle ne passera pas la nuit chez moi. Son bizness reprend…

tu m'écris c'est plus romantique, comme un amant du temps jadis..

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hier je rentrais chez moi, j'ai ouvert ma boîte aux lettres et j'ai trouvé une lettre de toi. une lettre à l'encre verte, avec un timbre ton adresse et ton nom sur la face mon nom et mon adresse au dos. je ne sais plus à quand remonte ma dernière lettre sans doute à mes 18 ans. près de 10 ans que je n'ai pas reçu de lettre d'amour.
tu as laissé les mails, amour, les sms de tous les matins, les msn, aux amoureux pressés de vivre et pressés d'en finir.
quel meilleur geste d'amour que cette lettre écrite d'une main hésitante. quelle meilleure geste d'amour, que ce temps que tu as pris pour écrire, ce temps que tu as pris pour acheter un timbre et l'envoyer par la poste. tu l'avais envoyé le 15 aout je l'ai reçu après un mois. le temps de rêver de m'essoufler à t'attendre et de ne plus rien attendre. mes mains ont tremblé en l'ouvrant un papier blanc comme le frolement des ailes d'un ange. il y avait deux pages. je n'ai retenu qu'un mot de ces deux pages "..."

Mon émouvant amour_Aznavour

Tu vis dans un silence éternel et muet, où je traduis tes regards et lis dans tes sourires,interprétant les mots que tes mains veulent dire dans ton language étrange qui semble être un ballet..Un émouvant ballet que tu règles pour moide gestes façinants qui ne sont jamais les mêmes et quand du bout des doigts tu murmures je t'aime, j'ai l'impression parfois comme entendre ta voix..
Mon amour, mon amour, mon amour,mon émouvant amour, mon merveilleux amour, mon déchirant amour
Comme pour te parler, je manquai de moyens me trouvant près de toi, comme en terre étrangère, ne pouvant me servir d'aucun vocabulaire,à mon tour j'ai appris le langage des mains, tu ris un peu de moi, car je suis maladroit, et fais souvent des gaffes, je n'ai jamais été très fort en orthographe,
mais j'ai tant à te dire et je t'aime si fort..
Mon amour, mon amour, mon amour, mon émouvant amour,mon merveilleux amour, mon déchirant amour..

Choufouli 7al brabbi!!

j'en ai marre!! tous les articles que je publie aujourd'hui sont antédatés d'hier!!! ifffffffffffffff faddit, brabbi choufouli 7al!! si jamais ça se publie bien entendu!!

La tunisianité est-elle cette peur de l'autre?

(j'ai écrit cet article hier, apparement il n'a pas été publié sur tn blog; j'ai des problèmes de date sur mon blog!! iffffff!!)
Je discutais la dernière fois avec un ami blogueur au sujet du meetup qui devait se tenir la semaine dernière, le 11 septembre. Il était assez enthousiate à l’idée de rencontrer d’autres bloggueurs, de mettre des visages sur des noms et des blogs.
Le lendemain je parlais à nouveau avec cet ami, et je lui ai demandé comment s’est passé le meet up. Il n’y était pas allé finalement. Pourquoi ? il avait hésité et a préféré garder ses distances. Alors je me suis posé la question, pourquoi cette peur de l’autre, pourquoi le tunisien dès qu’il s’agit de rencontrer un autre tunisien est-il sur ses gardes.
La tunisianité se définit-elle par la méfiance des uns envers les autres ? de la peur du "qu'en dira t'on?".
Cette abjection est-elle le fruit de longues expériences avec nos compatriotes ou tient-elle seulement de vulgaires préjugés?Ce que j'ai remarqué pour ma part en parcourant certains blogs, c'est que certains blogueurs à l'issue de meetings n'hésitaient pas à se moquer de certaines personnes.
Il arrive que l'on soit déçus quand on rencontre une personne avec qui on a longtemps discuté, la personne fantasmée est souvent différente de celle rencontrée. Rien ne différencie un meet up d'une rencontre faite via un site comme meetic,meex up ou autre.
Le blogging a peut être cette particularité qu'il offre l'univers virtuel dans lequel évolue le blogueur, ses idées, ses prises de positions qui ne sont pas toujours en adéquation avec la réalité. mais ceci expliquerait-il pour autant cette frilosité? cette manque de confiance en l'autre serait-elle plus le signe d'un manque de confiance en soi: affronter les autres, c'est prendre le risque de ne pas leurs plaire, un peu comme la rencontre avec certaines idoles qui démystifie tout le mystère.
J’ai habité 3 ans à la cité U, le QG des tunisiens à Paris, j’étais au départ enthousistate à l’idée d’habiter avec mes compatriotes de ne pas être dépaysée, j’ai vite fait de déchanter face à la petitesse d’esprit de certains, el tanasniss, el ta9ta3 ou el taryich : qui sort avec qui, qui couche avec qui, entre N. el hanad, el hech el 9awed, A. el khawenji ; 3am Fredj el soukerji, "Jo" l’autre taré du sous sol qui travaille comme agent secret du ministère…Bref au bout de ma deuxième année, moi qui voulait me faire le maximum d’amis tunisiens et autres, je me retrouvais à vouloir changer de trottoir dès que je voyais un tunisien dans les parages, à parler français quand j’entendais parler tunsisien derrière moi, à regarder les nouveaux tunisiens fraichement débarqués avec ironie l’air de dire, tu verras mon petit tu vas pas tarder à déchanter… j’étais devenue cynique.
Et puis à un moment on se met à dire ouh maktharhom el touensa fi bariz et à affirmer fièrement ana noskon fi blassa nadhifa, ma fihach la touensa la 3arab ; comme si le fait de s’éloigner de sa communauté était le signe de son intégration réussie.
Pourquoi cette peur du tunisien, de ses préjugés. Le tunisien est-il un loup pour le tunisien ?
Et puis on commence à se plaindre maktrharhom el touensa fi marseille, el bajya fi benzart, el karaoua fi soussa, el jenedba fi tounes et on oublie toujours que nous même nous constituons aux yeux de l’autre, l’ailleurs. Nous somme tous, pour quelqu’un, issus d’une quelconque communauté qui fait que aux yeux des autres maktharna. Si el touensa barcha fi bariz comme on s’exclame si souvent, c’est que nous même on y contribue. Et comme l’a dit Bob Marley. « So while you point your fingers someone else is judging you."
PS:(je ne sais pas comment Wild Byrsa et Mad Djerba ont fait pour trouver l'article, j'ai recopié leurs commentaires)

Le civisme à la Tunsienne...9alek el tounsi lel tounsi ra7ma

La dernière fois, j'ai eu l'honneur de faire connaissance avec les lenteurs de l'administration tunisienne, el chaouech Moustapha la moustache, Najet, l'assistante méchée manucurée, Moncef, le bureaucrate jamais derrière son bureau mais devant le comptoir du café d'en bas... et les autres énergumènes croisées ça et là au gré de mes attentes dans les couloirs; Samy le petit dandy au costume kamraya en plein hiver, Dalila qui aurait mieux faire d'être 7ajemma que secrétaire, Mokhtar le petit pervers à lunette ga3ar debouzza qui tente corps et âme de vous aider... et moi Jolanare, courant de part et d'autre essayant de me sortir de ce marasme administratif où tout le monde se renvoie la balle.
haya kemelet awreki ken belssif et je suis sortie de là 3ineya dhalem. je passais par la rue de Londres, qui est à sens unique, et je devais traverser la chaussée. La logique veut que dans ce cas, on regarde dans le sens de la circulation. c'est ce que j'avais fait pour mon plus grand malheur. car s'il y a une chose à savoir en Tunisie, c'est que la logique est une chose, et l'usage une autre. je traversais tranquillement ayant bien vu qu'aucune voiture ne venait à mon encontre quand soudain je me fais presque renversé par un homme à vélo.
il s'arrête un peu me lance un sama7ni expéditif, je lui dit "sayes chowayaa ou enti 9adech tejri et en plus dekhel fi sens interdit"
ou ya baba!! 3ala kel kelma!!!
kebech 3ad!!!
"brabbi wine teskhayel fi rou7ek ya lella? wine 3aycha? sens interdit? rak fi tounes rak?"
"et alors fi tounes, je lui dit, c'est pas la loi de la jungle ici que je sache, enti ghalet dekhel sens interdit ( ce qui constitue une situation agraavante) ou dekhel fel 3abed zeda!!"
"mouch 3ajbek ched daarkom yella!! ou ken ma3ebekech men fouk zid barra na...y...k ya 9a...ba etc ...". il m'a insultée devant tout le monde et personne n'est intervenu bien entendu, en bon citoyens qu'ils sont.
je lui ai répondu "rabbi yehdik" et j'ai continué mon chemin et il a continué à marcher près de moi et à m'insulter de tous les noms. ( j'étais "entha" et cet état constituait à ses yeux une situation agravaante qui me privait de mon droit fondamental exprimer mon désaccord face à "male" dans une situation ma3awja)
c'est ce qu"on appelle le civisme tunisien que l'on retrouve chez chaque macho, ma9hour, mene ghala el 3icha ou men 3arafou, complexé de rouler en bicyclette et qui essaie de montrer qu'"il a le dessus pour peu qu'il est critiqué même si il est fautif comme le veut la tradition, siyedetou rajel, ou el rajel ma i3ibou chay, tout ça parce que monsieur a deux misérables couilles qui pendouillent entre les jambes, il se croit tout permi!! iffff
Entre el thokol de l'administration tunisienne et el rakaka du citoyen tunisien il n'y avait qu'une rue à franchir: chere3 londra.
et je me dis qu'au final, chaque peuple n' a que les responsables qu'il mérite...