Panem et Circences : le pain et le cirque el cha3ab i7eb el le3eb

Juvénal l'avait compris dès le deuxième siècle. dans la conjoncture actuelle, rien n'a jamais été aussi vrai; et le jour de l'an est sans doute le jour qui s'y prête le plus. Donc entre le couscous de ras el 3am, la soirée prévue entre les potes, et les joyeuses fêtes de fin d'année, on s'amuse. Mais en tunisie, sait-on faire autre chose que cela: s'amuser...
Panem et circences, du pain et du cirque; voilà tout ce qu'il nous faut. Les politiciens l'ont bien compris et les médias aussi. On ne réfléchit plus; on bave stupidement devant la télé. . Nous ne sommes pas très différents des américains tellement désintéressés de la politique qu'ils n'ont plus voté depuis bien longtemps, jusqu'à récemment avec l'avènement de leur homme providence.
En Tunisie ne pas voter par découragement, c'est cautionner l'existence de notre homme providence.
Voter? à quoi bon. Le vote de la plupart se limite aujourd'hui à choisir sa star préférée. Celle qui saura nous divertir. Mais ô providence, la notre est là sans que personne n'ait voté...
C'est bien beau de se plaindre des scores à 99% mais combien d'entre nous vont voter? Combien d'entre vous pensent avoir le droit de protester face à ces scores quand ils n'ont pas effectué ce premier pas vers la démocratie: voter.
Même si les dés sont pipés dès le départ, participer donne le droit protester. même si personne n'écoute, notre conscience au moins le fait.
Panem et circences,chez nous en tunisie, il ya da7da7, le bowling, le foot, des quartiers entiers dédiés aux resto et cafés, de nasr au lac. nous avons partout des stades, mais très peu de bibliothèques de quartier. Plein de fourgonnettes bleues et blanches prêtes à vous embarquer à la moindre déviation de pensée, mais si peu de bus jaunes et de métros pour vous embarquer pour aller bosser, nous avons d'immenses affiches de propagandes mauve, mais manquons cruellement de livres à la bibliothèque nationale.
La culture ne rapporte pas de pain, tout juste crée-t-elle des penseurs et des chômeurs.
Panem et circences les romains ne réclamaient que des jeux et du pain c'était au temps de la décadence. Ils ont toujours été fasciné par les combats de gladiateurs, par le spectacle du sang. Tous ces jeux cruels que l'on retrouve aujourd'hui dans les corrida mais aussi quand vous ouvrez la télé à 20h et que vous vous délectez au spectacle des bombardements israéliens.
Cela se passe derrière votre écran. Les limites de votre esprit ne vont pas au delà de votre écran, tout cela s'apparente à de la fiction. De toute les manières, rien n'existe au delà de ce que l'on voit de ses propres yeux...
Regardez tout ce sang, délectez vous mais surtout, chut...taisez vous.

ou bien souhaitez juste bonne année...



Tunis: la police interdit une manifestation pour Gaza

Alors on doit la boucler, ne pas parler ne pas s'exprimer sur une injustice qui secoue tout être humain dans ses entrailles. indépendamment du fait qu'il soit arabe, ou pire tunisien au sein d'un gouvernement qui refuse même cet élan ultime d'humanité.
A gaza, faute d'y aller, on peut s'indigner; manifester son soutien, son refus . non en Tunisie on n'a même pas le droit de s'indigner juste celui de la boucler
je ne sais plus de quoi j'ai HONTE, d'être arabe? d'être tunisienne? ou d'être arabe et tunisienne?
alors oui, nous sommes les assistés de la république, tous des mineurs infantilisés; leurs moutons de panurges,
quand partout dans le monde des manifestations spontannée se forment pour s'exprimer, pour soutenir, pour témoigner, nous les assistés on se la ferme. J'enrage tellement que je ne trouve plus mes mots
"Une manifestation de solidarité avec la population de Gaza à laquelle a appelé un parti de l'opposition en Tunisie a été interdite mardi par la police, a-t-on constaté sur place.
De nombreux policiers ont bouclé les rues aux alentours du local du Parti démocratique progressiste (PDP), situé au centre de Tunis, pour filtrer le passage et refouler de nombreux candidats à la manifestation. Plusieurs dizaines de dirigeants et de militants de cette formation de l'opposition légale, conduits par la cheffe du PDP Maya Jribi et le leader du parti, l'avocat Néjib Chebbi, ont été empêchés sans ménagement de descendre dans la rue pour manifester contre "massacres israéliens perpétrés dans la Bande de Gaza".
"Gaza, symbole de dignité", "par notre sang et notre âme, nous nous sacrifierons pour toi Palestine", "honte au régime, Gaza est en feu", scandaient les manifestants au milieu de la bousculade musclée avec les forces de l'ordre.
Maya Jribi a rejeté la proposition des autorités de participer jeudi à "une marche de protestation administrative" devant regrouper les militants de plusieurs partis dont celui au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). "Nous refusons de prendre part à une manifestation le 1er janvier dans une ville morte, où il n'y aura personne à Tunis", a-t-elle lancé.
Une autre tentative de manifestation organisée par des avocats tunisiens a été également étouffée par la police. Selon Me Khaled Krichi, plusieurs centaines d'avocats se sont rassemblés devant le palais de justice de Tunis, en scandant des slogans de soutien à la population de Gaza et en dénonçant "l'attitude passive" des régimes arabes.
Lors d'un sit-in, ils ont convenu de procéder à une collecte de sang et de fonds en faveur des habitants de la Bande de Gaza et d'observer une grève d'une heure à une date qui reste à fixer.
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a pour sa part décidé mardi l'ouverture d'un compte courant postal pour recueillir des dons pour le soutien du peuple palestinien, a rapporté l'agence de presse officielle TAP. Il a, en outre, donné des instructions à son Premier ministre Mohamed Ghannouchi pour l'organisation samedi prochain d'une "journée de don du sang aux victimes de l'agression israélienne".
Par ailleurs, un avion chargé de médicaments et de produits alimentaires de base sera envoyé aux Palestiniens à Gaza, a-t-on précisé. AP"http://fr.news.yahoo.com/3/20081230/twl-israel-palestiniens-tunisie-manifest-951b410.html
Voici donc aujourd'hui en Tunisie, les dix commandements du citoyen modèle .
* ton prochain tu surveilleras
* RCdiste tu seras
* ta gueule tu la fermeras
* aucune idée tu n'auras
* faire la fête tu pourras
* pensée unique tu suivras
* de manifester n'aura nul droit
* ton prochain tu tabasseras
* le drapeau mauve tu aimeras...

Gaza encore une fois

ce fut toi Gaza encore une fois. EST CE AINSI QUE LES HOMMES VIVENT?où est l'humanité de l'homme derrière le drapeau?
reprise des hostilités qu'ils ont dit à la presse.
un israélien vaut bien 200 palestinien.
les juifs ont été victimes de l'holocauste qu'ils ont dit c'était après 48.
comment appeler ce qu'ils ont fait aujourd'hui? Génocide?
ah non dommage collatéral qu'ils disent dans les journaux. ouf je suis rassurée.les images m'avaient inquiétées...dommage collétaral, c'est pas bien grave. et bien passons...
BMF champions de la désinformation, reportage fait à moitié, côté israélien bien sûr.
moi indignée. envie de crier.
manifestation place de l'Opéra. énième manifestation, énième cri dans la gorge refoulé. les femmes en noir, ces israéliennes "continuent à manifester contre la violence de leur gouvernement, pour réclamer des solutions politiques pacifiques et pour témoigner de leur espoirs de paix". elles sont parmi le premières à avoir été là. où sont les arabes?! elles manifestent en noir, en silence. où sont les dirigeants arabes? face à l'indignation le silence;
LA MORT des petits, le silence des GRANDS

"Le silence ! Si limpide qu'il n'existe même pas.
Le néant, le néant primitif.
Parfois, le silence semble s'éveiller un peu, sortir de son rêve.
Il se met à couler doucement, doucement.
Haleine du temps qui dure.
Pluie fine sur une mer sans borne.
Puis de nouveau le néant.
Tout est figé ;
Silence et ténèbres sont mêlés, confondus."
(Georges DUHAMEL ( Les plaisirs et les Jeux)

Noël.fait froid.déprime.chocolat

En ce mercredi 24 décembre de l'an 2008
Sms de sanou à moi « tawa7achtek !comment va Paris ? et ... ? brabbi blé silence radio. Porte toi bien, boss bien et amuse toi aussi (charjji chowya)+smiley. Biz » Moi à sanou « ici fait froid. Déprime. Chocolat. » Le seul avantage au fait que ce soit noël, c’est que je me gave sans aucun remords de chocolat, c’est super, je m’achète une boîte de 200g de « lindt Pyrénées rochers » que je mange compulsivement. Ça remonte le moral mais le volume de mes fesses aussi. Oui. Beaucoup même, tellement que mon soutien gorge a du mal à se refermer. Je n’arrive pas à admettre que j’ai pris une belle taille en plus. Et j’ai pris soin de cacher soigneusement la balance pour culpabiliser moins. Exit les légumes dans le frigo, les bonnes résolutions ; les régimes et compagnie.
Le régime c’est quand on a un mec à se mettre sous la dent. Mais là c’est le désert effectif. Mon mec est en Tunisie et moi je bouffe du chocolat. Il fait froid ici, mon lit est froid. Alors il n’y a que le chocolat et le chauffage électrique pour me réchauffer. J’ai le droit. Je déprime après tout. Alors re-chocolat cette fois c’est Jeff de Bruges, 300 grammes + un petit tour au monoprix pour un paquet de chips. La totale. Oulala, je grossis de plus belle. Je n’ose toujours pas me peser.
Il paraît que c’est noël ici.
Quand j’étais gosse aussi, on disait que c’était noël à l’école, dans les rues aussi, sur la Canebière, c’était noël partout dans les caddies, dans les guirlandes, dans les sapins. Même qu’il y avait un père noël dans la vitrine de la pharmacie qui fait l'angle à la rue de Rome; et un autre un vrai avec un gros ventre dans le supermarché. C’était partout noël jusqu’à 17H ; car quand je franchissais la porte de notre appartement, c’était plus noël.

Papa disait que noël ce n’était pas pour nous. Mais j’écrivais en cachette des lettres au père noël. On n’avait pas de cheminée, je mettais mes souliers à côté de la cuisinière sous le conduit d’aération. Je mettais aussi ceux de mon petit frère et ma petite sœur. Je me levais le matin. Je courais à la cuisine, je ne trouvais jamais rien dans mes souliers. Le père noël n’aime pas les arabes. Mon père avait raison. Le père noël est raciste. A l’école je disais à mes camarades sans grande conviction ; noël c’est pas pour nous. L’aïd non plus d’ailleurs car comme c’est pas férié en France, je ne me rappelle jamais l’avoir fêté. En somme on ne fêtait rien !! ifffffffffffffffff
Mais une fois, mon père avait enfin cédé, à Auchan, on avait acheté un sapin de noël à 50FR. il était en plastique. Mais qu'importe. On était heureux. On avait acheté des guirlandes plein de guirlandes et des boules de toutes les couleurs ; il a même neigé cette année là. On avait mangé de la dinde et de la bûche. J’avais prié le père noël très fort ce soir là, comme tous les ans.
Le lendemain je me réveille, je vais voir mes souliers et ô miracle !! J’avais trouvé des petits paquets dans nos souliers. J’ai couru comme une folle réveiller mon frère et ma sœur. J’ai réveillé mes parents. Je me rappelle très bien, c’était un petit paquet rouge avec des rubans dorés. Je l’ai ouvert il y avait du chocolat. Ma mère est venue, elle m’a donné du chocolat de la boîte. Puis, elle me l’a reprise et l’a mise dans le placard. Je revois encore aujourd’hui cette scène que j’ai considérée comme une injustice. La porte qui se referme ma déception. C’était mon cadeau…elle avait pas le droit.
J’en ai pendant des années voulu à mes parents, de tous ces noëls ratés de cette discrimination, comme si être arabe n’était pas encore suffisant pour qu’il faille en plus accentuer cette différence avec les camarades ; entre ces français privilégiés qui ont droit aux cadeaux, aux noëls aux attentions de leur grands-mères. Qui n’ont pas eux, une grand-mère en Tunisie qui a un frigo marron pourri et qui n’offre jamais de cadeaux parce qu’elle n’en a jamais reçu. C’est pas dans notre culture.
Aujourd’hui je comprends mieux mon père, avec le recul, l’âge nous apprend la mesure et le temps à pardonner. Ça n’a jamais été facile pour lui : élever ses enfants dans la tradition musulmane dans un pays occidental sans tomber dans des replis identitaires. Noël ce n’était pas dans notre culture. Oui mais moi enfant, ma culture c’était laquelle ? Celle que j’apprenais à l’école, dans la rue, à la télé ou celle que j’apprenais à la maison et aux cours d’arabe au consulat, le dimanche matin ? je ne me retrouvais ni dans l’une ni dans l’autre.
J’ai longtemps détesté la Tunisie quand mon père nous a fait rentrer de force. Ce pays m’était étranger. J’ai petit à petit appris à l’aimer, à l’apprivoiser. Il m’a fallu plus de 12 ans. J’avais toujours en tête la France, ce pays chéri et fantasmé. De retour en France après des années, passé l’enthousiasme du début, j’ai vite fait de déchanter et de perdre mes illusions, et j’ai compris mon père. Je n’aime pas plus la Tunisie que je n’aime la France. Je me sens à la fois française et tunisienne. J’ai appris à réconcilier les deux pays qui sont en moi ; mes racines et mes ailes…Au fait, aujourd’hui, parait que c’est noël. On nous bassine à la télé avec les films américains à 2 balles plein de bons sentiments. Avec les rediffs cent fois regardées de blanche neige. Je fais une overdose de bons sentiments, mais aussi de chocolat. Sans doute un complexe lié à noël et à mon enfance. C’est mon inconscient je me dis- très bon prétexte-.
Enfin c’est noël !! tout est permis !!
Fait froid. Déprime. Chocolat.

La politique de l'autruche


« Mais non c'est pas toi, c'est moi, tu es une fille bien. Mais je ne te mérite pas.
Combien de fois on l’a entendue celle là? Miraculeusement dans ce genre de cas où l’homme veut rompre (parce que très souvent il a trouvé mieux) on devient la femme parfaite, celle qui mérite tout le bonheur du monde et qui est malencontreusement tombée sur le salaud (lui) et en bon weld 3ayla et par un sursaut de conscience , il doit la quitter.


Ou bien la seconde mais sans doute la meilleure « hier j’ai fait salat el istakhara, ( la prière de consultation,que l’on fait quand on est perdus et que l’on attend un signe divin qui apparaitra pendant le sommeil). Quallah te préserve, mais j’ai ressenti comme une gêne pendant mon rêve. Allah ne va pas bénir notre union. Je vais faire des dou3a pour que tu tombes sur quelqu'un de bien. Je vais te regretter toute ma vie. Allah ghaleb, mouch kateb. Quallah te récompense pour ta sagesse et ta patience, mais je ne peux aller contre sa volonté. Sur ce, nos chemins se séparent.»

C’est déjà arrivé à une amie, très pieuse, le garçon l'était aussi. Il n'a jamais discuté avec elle (makhdha 3arbi). Il a fait ses 2 raka3at et lui a sorti ce prétexte, tout ça parce que physiquement c’était pas son genre et il a pas osé le dire. Ce n’est que plus tard qu’on l’a appris.


Messieurs pourquoi éprouvez-vous beaucoup plus de difficulté à rompre que les femmes ? Selon une étude, les hommes provoqueraient à peine 25% des ruptures. Vous avez plus tendance à fuir, à vous réfugier dans l’alcool, le travail, le sport ou bien dans les bras d’une maîtresse plutôt que d’assumer la responsabilité de la rupture. Beaucoup d’entre vous préféreront rendre la vie de leurs compagnes impossible plutôt que de dire le mot fatidique « ça ne peut plus durer. On doit en finir ». Pour que ce soit elle qui prend l’initiative de la rupture. Ça vous évite ainsi de porter la culpabilité de la séparation. Certains hommes qui réalisent que leurs compagnes vont les quitter, font alors tout pour la retenir mais c’est alors trop tard. Selon certains psychologues, les hommes vivraient plus difficilement la rupture puisque celle-ci entraînerait un sentiment d’impuissance.

Si la femme a de son côté a recours à ses amies, si elle n’hésite pas à en parler autour d’elle, l’homme par contre sera de plus en plus replié sur lui-même et vivra la rupture comme un affront personnel; Il essaiera de se réfugier dans les aventures d'une nuit, faisant l'apologie du célibat et se rendra compte qu'au final, cette vie ne lui offrira pas la sécurité émotionnelle qu'il avait avec son ex. il ne se remettra à revivre une autre relation sérieuse qu'avec beaucoup de difficultés. La femme par contre pourra faire le deuil de son ex et passer au suivant avec beaucoup plus de réalisme. ( parce que durant la relation elle se prépare souvent à l'éventualité de la rupture contrairement à l'homme qui mise tout sur sa relation présente)
La femme plus elle dira que son ex était un gros con, un loser, mieux elle se portera, elle se remettra de sa rupture à grands renforts de kleenex et en évacuant ses émotions. L’homme par contre aura rarement à qui se confier puisque son unique confidente (sa compagne) l’a quitté, et gardera refoulées ses émotions négatives. Jusqu’à ce que 4 mois plus tard, après une bonne douzaine de verres, à 2h du mat, il avouera à ses potes dans un râle désespéré : « je suis encore amoureuxxxxxxxx d’ellllllllllllllllllleeeeeeeeeeeeeeeee!!!!!! »
De grâce messieurs assumez!!
P.S.une histoire vraie que j'ai oubliée de raconter plus haut
ma cousine qui sortait avec un mec dont elle voulait se débarrasser, n'en pouvait plus, elle lui a dit je veux plus te voir, il a pas compris, je t'aime pas, il a pas compris et un jour et là ça a été définitif elle lui lance " tu sais mes parents ne veulent plus me laisser sortir, yesser mechi ou jey, et moi je suis bent familya, ça se fait pas, ech ikoulou 3aleya el ness? si tu as envie que l'on continue ensemble et bien tu dois venir tokhtobni, moi ma3ADECH isse3edni, ça m'arrange plus cette histoire." et le mec de répondre "euhh, ah bon?!! je vais voir, je te rapelle après."
et depuis, il ne l'a plus rappelée. elle lui a sorti la formule magique pour se débarrasser de lui " ijja okhtobni"
Mesdames, pour faire fuir un homme, vous savez ce qu'il vous reste à faire!!
lllooooooooooooooooooolll

Tunisiens et Tunisiennes de base

« Brabbi Sanou ,dis moi, comment est ce qu’on appelle un mec qui après un certain temps de vie commune, considère sa femme comme acquise ? » et elle de répondre au tac au tac « un tunisien de base », mon chéri présent n’a pas vraiment apprécié la remarque étant donné qu’il était le premier concerné. En effet depuis maintenant deux mois, je n’ai plus droit aux attentions et aux égards auxquels j’étais habituée au début de notre relation. Il ne me regarde plus les yeux béats noyés dans un amour sans fond, il ne me tient plus la main en voiture ou dans les cafés où l’on va ; c’est limite si il ne me tourne pas le dos en fumant.
J’ai plus d’une fois tiré la sirène d’alarme, où va-t-on ? très souvent la femme désorientée pense au pire et commence à s’inquiéter complètement perdue face au changement d’attitude de son mec.
Chéri qu’est ce qui t’arrive ? Pourquoi tu es distant ? Tu n’es pas heureux ? Tu as une maîtresse ? Tu ne m’aimes plus ?
Et lui au lieu de la rassurer, le mâle, dans toute sa splendeur, répond « c’est quoi ces questions ?!!!! tu me saoules !! »
Wa3333333333333333333333 tawa ana kheneni yejbed, nebki ou enmakhet et lui il me sort tu me saoules !! gros con, au lieu de me dire « mais non chérie, je t’aime, je passe pas une mauvaise période, ne t’inquiète pas, viens dans mes bras. «
Ben non, je le saoule !! monsieur ne veut pas faire d’efforts et ne veut pas être dérangé ! monsieur veut regarder tranquillement la télé en se grattant les couilles et moi je dois attendre patiemment que son film finisse pour avoir mon câlin du soir parce que si je me hasarde à m’approcher de lui et de lui suggérer que l’on peut faire autre chose, il me repousse gentiment mais fermement, 7obbi eb3ed, chowaya, tu m’empêches de voir le film. »
Ya 7assra, 3ala les débuts et les petites attentions du débuts et ses petites hypocrisies du début. « chérie, j’ai peur de m’engager ! j’ai peur que tu ne deviennes une de ces tunisiennes de base, qui s’occupe que de ses gosses et de sa maison en me négligeant. Dis moi chérie, on sera toujours comme ça hein ? rien ne changera, on sortira toujours dîner à l’extérieur, on ira toujours au théâtre et au ciné ? hein chérie !! promis ?
Et moi comme une conne de le rassurer !!
« mais non chéri, je suis tout à fait d’accord avec toi, on sera toujours heureux… »
Mon cul est toujours heureux oui !!
« Chéri, on va voir Thalathoune ? »
« Non tu sais, il n’y a pas de film engagé en tunisie ; ça m’intéresse pas. De toute façon je n’aime plus les cinés fi tounes. J’y vais pas »
« chéri, on va voir ICHKABAD ou téatro ? » Il y va après beaucoup de tach7it, il tire la tronche toute la soirée et il me sort, « c’est la dernière fois que je vais au téatro, le niveau est de plus en plus bas. »
Quelle mauvaise foi !!! au début il me suppliait d’aller au ciné et au téatro !!
« chéri on sort dîner ? »
« j’ai pas envie ce soir, je suis crevé, »
Comme tous les soirs….
Il était devenu un
Tunisien de base !!
Je lui en voulais de ce changement, j’étais de plus en plus triste et malheureuse.
Pour la première fois de ma vie, je sentais que j’étais malheureuse, non parce que l’homme avec qui je suis est un con fini, mais parce que je suis rattrapée par la vie de tous les jours par la routine, par l’habitude.
« Chéri je suis malheureuse. » il me regarde bizarrement « je ne t’ai rien fait de mal »
Messieurs quand on vous dit que ça va pas, ça s’explique pas c’est une impression et vous devez nous rassurer. Je sais que pour vous la psychologie féminine est impénétrable. Mais il faut comprendre un truc de base ; quand une femme est énervée, il faut toujours faire le contraire de ce qu’elle dit.
Par exemple « tu comprends rien, bonne nuit je vais dormir»
Tout homme normalement constitué dirait « je comprends rien comme d’hab ! bonne nuit !! »
IMMENSE FAUTE ET PREJUDICE !!!
Vous devez répondre « mais non mon cœur, viens dans mes bras, je ne veux pas que tu dormes fâchée…, je t’aime »
Et là, le sourire de votre belle vous répondre et une nuit torride vous attendra.
D’un autre côté, Mesdames, je voudrais m’arrêter sur ce point très important de la relation amoureuse. Si votre homme ne s’occupe plus de vous, qu’il pense à autre chose , au lieu de tomber dans des réflexions existentielles et de vous enfermer dans votre chambre en pleurant, dites vous bien que c’est sans doute le match de son équipe favorite qui vient de perdre qui le met dans des états pas possibles. Ce n’est pas le fait qu’il vous délaisse qui prouve qu’il a une maîtresse mais le fait que bizarrement des fois il se met à redoubler de gentillesse à votre égard..

Mon homme n’était pas un tunisien de base, mais tout simplement un homme, comme tous les autres. Un homme qui a besoin de son espace de liberté, un homme maladroit, très souvent gauche. Un homme qu’un seul mot peut faire douter. Un homme qui n’attend que de la reconnaissance. un homme qui pense bien me traiter et qui ne me trompera jamais.

Je ne suis pas une tunisienne de base mais une femme comme toutes les autres qui se laisse aller des fois, qui est trahie par quelque poils de jambes ou un peu trop de rondeur sur les hanches. Complexée par ses boutons par ses petits kilos, par la peur de l’âge. Une femme qui doute toujours de tout et de rien. Qu’un rien peut faire pleurer et qu’un rien peut faire sourire.
J’étais au Carrousel hier soir pour prendre un café après une journée de cocooning comme je les aime. bien sur mon chéri ne m'a pas pris la main sur la route. c'est moi qui l'ai fait. arrivés sur place, il me tourne le dos d'un demi quart et ne me prend toujours pas la main. quand je lui fais la remarque, il me sort un truc dans le genre, j'ai toujours eu peur des relations officielles.
non mais de quoi tu parles?!!
je vois pas le rapport je lui dis , on n'est pas dans un cadre officiel, il n'y a pas nos parents respectifs, aucun ami. on était seuls.
mauvais prétexte!!
deuxième mauvais point; on traversais des petites rues du côté de el manar pour arriver chez moi, il faisait nuit et il roulait à 50 à l'heure. je lui dis que c'est dangereux de rouler aussi vite en zone urbaine qu'il fallait rouler à 30 à l'heure, et qu'il pouvait pas savoir qui pouvait débarquer sur la route; il s'entête. je lui dis, relis le code de la route. il me sort tu cherches les problèmes ou quoi?!!
parce que rappeler les règles de sécurité c'est chercher des problèmes!!
iffffffffffffffffffffffffffffffffff
tunisien de base!!!
heureusement que ce matin, il s'est rattrapé, plein de petits câlins et plein de petits bisous. il s'est bien occupé de moi, m'a soigné quand j'étais malade, m'a ramené à manger m'a chouchoutée...
et j'ai tout oublié.
et ainsi va la vie avec ses hauts et ses bas.
je n'ai plus la prétention d'être différente des autres femmes dans mes relations amoureuses, lui non plus. ayant fait ce constat; je continue mon petit bonhomme de chemin.des fois il me rend heureuse des fois malheureuse...
et qui sait, au petit bonheur la chance...comme on dit

Honte à vous!! pas besoin de vos concours bidons! anti TBA

Face à l'arrogance des organisateurs des TBA ( si Mehdi pense sans doute qu'il peut se passer de nous lire et bien nous nous passons de sa compétition, il a daigné répondre sur le blog de Tarek)
Face à la mauvaise foi et la condescendance de ces même personnes qui nous prennent vraiment pour des idiots et insultent notre intelligence, j'ai décidé de me joindre aux autres et de me retirer de la compétition puisque de toute façon, les dés sont pipés!!
j'ai donc envoyé le mail suivant aux organisateurs
"Etant donné votre silence face aux questions soulevées concernant l'interdiction injustifiée (de votre part)de certains blogs, je vous demande expressement de retirer mon blog de la compétition.nous n'avons pas les mêmes valeurs et mon silence signifierait que je cautionne vos agissements
non à la censure!!"
Mon blog a enfin été retiré de la compétition. c'est pas plus mal, parce que ce que j'ai remarqué c'est que mis à part cinq ou six blogs que nous connaissons sur la blogo, la plupart d'entre eux sont d'illustres inconnus dont j'ignorais même l'existence.
De plus, si même le jury se met à participer à la compétition (yosra par exemple) je remets en cause son impartialité.
je me joins aux autres pour dire
"nous n'avons pas besoin de vos concours bidons
Honte à vous!!"

Ils se marièrent et vécurent

« Mon amour, je ne supporte plus sans toi. Ta peau me manque. Ton haleine me manque. Tes cuisses serrées autour de moi me manquent. Tes mains me manquent. Le creux de ton ventre me manque. Le son de ton plaisir me manque. J’arrête. Je rentre »
Mon cul ! Voila ce qui lui manque ! Seulement mon cul ! Uniquement ! Tout bêtement ! Quelques centimètres de peau dans toute cette personne qu’il prétend aimer à en mourir.
Mon cul !
Il a tout arrêté pour moi. Il est rentré.
J’ai acheté une robe. Sublime comme moi.
Je me suis maquillée.
Je me suis coiffée.
J’ai mis des talons.
J’ai dit oui.
J’avais même mis du hénné, du harkouss, du sinouj, du tfall, du souek, tout, tout, tout. Je les ai toutes écoutées, ma mère, ma grand-mère, mes arrière-grands-mères toutes réveillées pour l’occasion, mes tantes, ses sœurs, ses belles-sœurs. Toutes.
Ta courtisane, je serai ta courtisane.
J’ai mis une jarretière. Il me l’a arrachée avec les dents.
Dans l’avion qui nous menait vers « le plus beau littoral du monde », pour la première fois depuis que je le connais, il s’est assis avant moi. Il a rempli son verre en oubliant le mien. Il a mis son iPOD. Les deux écouteurs, sur les deux oreilles, pour la première fois.
Dans notre suite magique, il m’a fait l’amour en dix minutes puis il a allumé la télé, toute la nuit. Je déteste la télé. Je déteste le bruit la nuit. Il le sait, depuis les huit années qui ont vu naître et grandir notre amour.
Amour mon cul !
Fallait pas les lire ces milliers de livres. Fallait pas larmoyer comme une conne devant ces téléfilms dont M6 nous gave pendant qu’on digère le déjeuner.
« Aiech benti, henni rouhek ». Toutes me l’ont répété. Les mêmes qui étaient fières de ma beauté vendue au rabais sous ce tas de broderies et de strass. Je ne vais pas vous en refaire la liste. Vous les connaissez déjà. Vous avez les mêmes chez vous.
Je me suis dit « barra nhenni rouhi, ce qui est fait est fait ». J’ai pris ma plus belle lingerie, pleine de froufrous, de dentelles, de tulles. Je ne vous dirai pas son prix. Il est indécent ! Comme moi, indécente, pendant que lui faisais l’amour. Lui, il me baisait, il me niquait, il me fourrait, il me lustrait, bourré de la bouteille de champagne hors de prix que j’avais mise sur ma plus belle nappe, qu’il a bu dans mon plus beau cristal, après m’en avoir versé quelques gouttes, puis en oubliant de m’en reverser. Pressé d’en finir. Pressé d’en jouir. Pressé de s’endormir.
Le matin, j’ai ramassé mes dentelles indécentes qui trônaient au milieu de ses chaussettes.
J’ai ramassé toutes les bougies parfumées que j’avais mis une heure à disposer dans toute la maison. J’ai nettoyé ma belle nappe. J’ai lavé mon cristal. J’ai préparé le déjeuner. J’ai pris une douche. Je lui ai repassé une chemise. J’ai plié le linge. J’ai mis la table. J’ai sorti le chien. J’ai fait les courses.
Fech taamel ? Kaada nhenni fi rouhi.
Je suis rentrée. Il était sorti.
Je me suis assise dans le flot de lin de notre lit, regardant les tas de vêtements sales qu’il ne ramasse jamais. Le tas de chaussettes. Le tas de caleçons. Le tas de chemises. Le tas de merde.
Son téléphone a sonné à côté de moi. Il l’avait oublié. Je l’ai pris. Pour la première fois, j’ai fait ce que des millions de femmes font à travers le monde. J’ai ouvert sa messagerie. Message envoyé : « Tu me manques ». Message reçu : « Toi aussi ». Message envoyé : « Tes cuisses serrées autour de moi me manquent». Pas mon numéro.
J’ai pris mon téléphone. J’ai fait ce que des millions d’hommes font à travers le monde. Un numéro au hasard de mon répertoire.
J’ai pris mon indécence avec moi. Toute. Celle que j’avais oubliée. Celle que je n’avais plus. Mon indécence gracieuse. Avec elle mes dentelles précieuses. Dans un autre lit. Dans une autre vie. D’un coup, tout m’est revenu. Mes commérages avec mes copines. Mes lectures érotiques. Les films honteux. Mes lits solitaires et impudiques.
A moi on ne le pardonnera pas. Alors on ne le saura pas.
Tous les soirs quand il rentre. Je fais semblant de l’aimer.
Toutes les nuits. Je lui fais l’amour.
Nhenni fi rouhi.
Lui il me bourre.
Je me maquille. Je me coiffe. Je mets des talons. Il ne me voit plus. Je ne le vois plus. Deux fois par an, il m’apporte un cadeau. C’est toujours plus cher. C’est toujours plus beau. C’est toujours plus inutile. Un parfum, un bijou, un autre bijou, de la soie, du cuir. Toujours le même jour, de la même manière. Avec le même sourire. Les roses. Plus jamais une seule. Des objets. Froids. Sentant le neuf.
Ensuite, le quart d’heure de baise réglementaire. Puis la télé. Putain de télé."
Ce texte a été écrit par une amie, ce genre d'amies que l'on perd de vue pendant des années. on sait qu'elle s'est mariée, qu'elle doit être heureuse...vaguement, elle a tout pour être heureuse. et puis un jour vient la rencontre après des années où l'on échange des amabilités du genre tout va bien ou bien khir men ghiri, comme si sur l'échelle du malheur, il y avait des degrés pour nous consoler qu'il y a plus malheureux que nous dans notre compétition contre l'adversité. le deuxième rendez vous et c'est un peu moins de sourires un peu moins de masques et de maquillages et un peu plus de tristesse et au fil des discussions le sentiment. d'injustice. et. de. révolte.contre. cette société.qui. n'arrête. pas. de.nous....

Tag et Déballage

Suite au tag de Free.Ali, c'est à mon tour de me dévoiler.
voici les règles :
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué
- Mettre le règlement du jeu sur votre blog
- Répondre aux même questions
- Taguer sept autres personnes à votre tour
- Les prévenir sur leurs blogs
7 choses au hasard sur moi :
spontanée
colérique
douce
féminine
sensible à la douleur des autres
extravagante
optimiste
7 choses à faire avant de mourir :
mourir avant les gens que j'aime
voler avec des ailes
cambrioler une banque juste pour le fun
revenir en mésopotamie pour méditer sur nos origines
apprendre la médecine chinoise
faire le tour d'Afrique à pied
trouver un jardin d'hiver dans lequel je mourrai vêtue d'une robe à fleur
7 choses que j’aime trop faire :
écrire
la photographie
flâner dans les rues jusqu'à m'essoufler et me promener sur les quais de la Seine près des bouquinistes
regarder les dessins animés l'après midi et lire des BD
marcher sous la pluie tête découverte et pieds dans l'eau
rentrer en courant me secher les cheveux et me blottir contre mon chéri sous la couette pendant que dehors il pleut à verse
7 choses que je déteste faire :
attendre
mentir
faire la vaisselle et laver le linge
faire soufrir les gens
el takfif pour obtenir quelque chose
discuter avec les gens bêtes et étroits d'esprit
être bousculé par le temps quand je me prépare pour sortir
7 choses que je ne peux pas ou que je ne sais pas faire
trahir
repasser
garer une voiture
voyager avec un minimum de bagage
dire non
un régime malgré toute ma bonne volonté
voir quelqu'un égorger un mouton ou faire du mal aux animaux
7 choses qui m’attirent chez mon chéri:
ses yeux et ses lèvres
son odeur
son regard
sa gentillesse
ses petites attentions
sa loyauté
quand il fait la vaisselle il est trop sexy et quand il répare quelque chose mummmmmmm
7 choses que je dis souvent :
qu'est ce que tu en penses
behi taw enchouf
ezzzzzzzzzah
malla fazza
brabbi fok 3aleya
yezzi bla marej
impoossssssssibllllllllllleeeeeeeee
7 célébrités que j’aime :
Charles Aznavour
Vincent Delerm
Saint François d'Assise
Aragon
Platon
Raymond Queneau
Marguerite Duras
Voici maintenant les 7 blogueurs que je tague à mon tour :
Habib Bouhlila
K
Byrsa on line
Bokornine
kissa online
demain je brûle