Meet up à Paris.Ça s’est décidé comme ça. Mad Djerba l’a proposé sans façons sans préparations au petit bonheur la chance On sera là. Je serai là, je ne connais personne, au petit bonheur la chance moi aussi. Je ne prends aucun numéro de téléphone. Je vous reconnaitrais, depuis le temps qu’on se connaît par blog interposés, entre coup de gueules et fous rire. Comment ne pas vous reconnaître, dans la foule qui se presse à l’Indiana de Denfert Rochereau. Vous êtes uniques.
Journée à la Bnf, fatiguée stressée. Je porte ma robe rouge et ma fleur dans les cheveux comme d’habitude. Vous me reconnaitrez moi aussi, à peine le temps de dire bonjour et de mettre des visages sur les fantômes de mon écran. Je monte les escaliers, pour sortir du métro 4, station Denfert Rochereau. 3ans que j’arpente l’avenue du Général Leclerc, mais cette fois ci c’est différent. Je stresse un peu, comme pour un rendez vous amoureux, j’arrange un peu mon décolleté et respire. Et soudain j’ai un doute, et si je ne vous reconnaissais pas. C’est mon premier meet up. Mon premier rendez-vous. Et s’ils ne venaient pas. Et si le courant ne passait pas. J’ai les mains moites, ma robe me colle à la peau. J’ai envie de me dégonfler et partir. Mais je ne partirai pas. Je vous aime.
Je pénètre dans la salle, je n’enlève pas mes lunettes. Je me cache me dira Mehdi .Je me cache, très chers, et si vous ne me plaisez pas ?
Je scrute la salle, et fouille les visages, je ne vous vois pas. Je panique. Vous n’êtes pas là. Je ressors rapidement, et cherche parmi la foule d’inconnus qui hante l’Indiana. Vous n’êtes pas là. Je me mets à côté, ouvre mon pc, cherche sur FB un éventuel numéro de téléphone. Je ne trouve rien. Au petit bonheur la chance, on a dit. Chiche !!!
Je reviens à Indiana, me faufile entre les tables, et là je vous vois. Je vous reconnaitrais, et je vous ai reconnu. Je ne vous ai pas vu au début. je me cachais, aveugle comme l’amour. Je vous reconnais et vous me reconnaissez, c’est moi Jolanare, l’invité mystère dira Mad. Je t’ai reconnu à ta robe et à la fleur, ce ne peut être que toi, me dira-t-elle. Chut Mad, on ne reconnait pas ses amis, on les connait. Quand je t’ai vu, un port de princesse, altier, je me suis dit, je la connais. Et c’était toi. Un large sourire. Partagé. En face de toi, moongirl, c’était elle tout de suite. Je la connais. Et ex blonde devenue rousse, je ne sais pas d’où je te connais je lui dis Aucune accointance géographique ni scolaire. Mani l’africain aussi me reconnait Mani, ex blonde on croit se reconnaître parce que l’on se connaît foncièrement, le lien que lie un texte TXT n’a rien à envier aux tissages textiles TXTL.
Et puis en face, la plume, un peu rêveur comme un certain plume de Michaux, je le lui dit. A côté de lui, Mehdi et sa copine, le Mehdi qui me dit tu te caches derrière tes lunettes et tes cheveux. Mes lunettes je les ai enlevées, mais mes cheveux, je ne crains que ce soit impossible. Je me cache. Je suis timide. D’ailleurs vous ne connaitrez pas mon nom, ou si peut être à la fin si par aventure vous m’apprivoisez.
Puis une charmante jeune fille, aux cheveux bouclés. Son visage me dit quelque chose, je n’ose lui demander son nom. Son sourire me suffit. Et enfin Amira et Ahmed nous rejoignent. Pas le temps de faire connaissance. Je dois partir, pressée comme toujours. J'ai des choses à faire mais surtout, je m’en vais avant tout le monde, avant que tout le monde s’en aille. Je tire ma révérence. A bientôt ou peut être à jamais, mais c’est certain vous serez toujours là derrière l’écran de vos écran, et on parlera par blog interposés...