L'homme qui aimait les femmes,in the mood for love


YouTube - 2046 Adagio by Secret Garden
(lire le texte en même temps que la musique, osmose magnifique)

2046* , le pays secret des souvenirs amoureux. c'est un pays d'où l'on ne revient pas. de ces passantes éphémères, qu'on a aimé ou qu'on a cru aimé. et c'est l'image sans cesse recommencée de cet amour perdu que Chow Mo-Wan essaie de retrouver dans toutes les femmes.
On ne revient pas de 2046, on vit dans son passé en pensant se projeter dans le futur.

Comme ces anciennes amours que je retrouve à Paris, en transit, toujours entre deux avions. le souvenir de ton corps lourd sur moi, deux ans sont passés et ta présence a laissé place aux souvenirs oubliés qui ont ressurgi au détour d'un baiser, dans l'ombre de ton regard. je t'ai demandé si tu m'aimais encore ou si tu m'aimais toujours. pourquoi toujours associer l'amour au sexe? je ne t'aimais plus, un autre a pris ta place, puis il est parti, et je te retrouve comme une présence obsédante. et c'est toi encore, toujours recommencé.
j'écris la présence obsédante de l'âme soeur jadis retrouvée. on perd son temps en souvenir, à la recherche d'un temps perdu que l'on voudrait retrouver
"en amour on pourrait passer à côté de l'âme soeur, si on la rencontre trop tôt ou trop tard". c'était trop tôt pour moi, trop tard pour lui.
*le film de Wong Kar-Wai est un pur chef d'oeuvre d'esthétique, fin, surréaliste, étrange et mystérieux.

Derrière l'écran de vos écrans

Meet up à Paris.Ça s’est décidé comme ça. Mad Djerba l’a proposé sans façons sans préparations au petit bonheur la chance On sera là. Je serai là, je ne connais personne, au petit bonheur la chance moi aussi. Je ne prends aucun numéro de téléphone. Je vous reconnaitrais, depuis le temps qu’on se connaît par blog interposés, entre coup de gueules et fous rire. Comment ne pas vous reconnaître, dans la foule qui se presse à l’Indiana de Denfert Rochereau. Vous êtes uniques.

Journée à la Bnf, fatiguée stressée. Je porte ma robe rouge et ma fleur dans les cheveux comme d’habitude. Vous me reconnaitrez moi aussi, à peine le temps de dire bonjour et de mettre des visages sur les fantômes de mon écran. Je monte les escaliers, pour sortir du métro 4, station Denfert Rochereau. 3ans que j’arpente l’avenue du Général Leclerc, mais cette fois ci c’est différent. Je stresse un peu, comme pour un rendez vous amoureux, j’arrange un peu mon décolleté et respire. Et soudain j’ai un doute, et si je ne vous reconnaissais pas. C’est mon premier meet up. Mon premier rendez-vous. Et s’ils ne venaient pas. Et si le courant ne passait pas. J’ai les mains moites, ma robe me colle à la peau. J’ai envie de me dégonfler et partir. Mais je ne partirai pas. Je vous aime.

Je pénètre dans la salle, je n’enlève pas mes lunettes. Je me cache me dira Mehdi .Je me cache, très chers, et si vous ne me plaisez pas ?

Je scrute la salle, et fouille les visages, je ne vous vois pas. Je panique. Vous n’êtes pas là. Je ressors rapidement, et cherche parmi la foule d’inconnus qui hante l’Indiana. Vous n’êtes pas là. Je me mets à côté, ouvre mon pc, cherche sur FB un éventuel numéro de téléphone. Je ne trouve rien. Au petit bonheur la chance, on a dit. Chiche !!!

Je reviens à Indiana, me faufile entre les tables, et là je vous vois. Je vous reconnaitrais, et je vous ai reconnu. Je ne vous ai pas vu au début. je me cachais, aveugle comme l’amour. Je vous reconnais et vous me reconnaissez, c’est moi Jolanare, l’invité mystère dira Mad. Je t’ai reconnu à ta robe et à la fleur, ce ne peut être que toi, me dira-t-elle. Chut Mad, on ne reconnait pas ses amis, on les connait. Quand je t’ai vu, un port de princesse, altier, je me suis dit, je la connais. Et c’était toi. Un large sourire. Partagé. En face de toi, moongirl, c’était elle tout de suite. Je la connais. Et ex blonde devenue rousse, je ne sais pas d’où je te connais je lui dis Aucune accointance géographique ni scolaire. Mani l’africain aussi me reconnait Mani, ex blonde on croit se reconnaître parce que l’on se connaît foncièrement, le lien que lie un texte TXT n’a rien à envier aux tissages textiles TXTL.

Et puis en face, la plume, un peu rêveur comme un certain plume de Michaux, je le lui dit. A côté de lui, Mehdi et sa copine, le Mehdi qui me dit tu te caches derrière tes lunettes et tes cheveux. Mes lunettes je les ai enlevées, mais mes cheveux, je ne crains que ce soit impossible. Je me cache. Je suis timide. D’ailleurs vous ne connaitrez pas mon nom, ou si peut être à la fin si par aventure vous m’apprivoisez.

Puis une charmante jeune fille, aux cheveux bouclés. Son visage me dit quelque chose, je n’ose lui demander son nom. Son sourire me suffit. Et enfin Amira et Ahmed nous rejoignent. Pas le temps de faire connaissance. Je dois partir, pressée comme toujours. J'ai des choses à faire mais surtout, je m’en vais avant tout le monde, avant que tout le monde s’en aille. Je tire ma révérence. A bientôt ou peut être à jamais, mais c’est certain vous serez toujours là derrière l’écran de vos écran, et on parlera par blog interposés...

Spectacle grandiose sous la tour eiffel, sans mauve, yes we can...

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Ca faisait si longtemps que j'habite à paris et pourtant je n'ai jamais assisté au feu d'artifice du 14 juillet. donc cette fois ci c'est décidé!! manou ma copine de toujours, nad et le reste de la tribu, pique nique géant ( 1mètre carré de nappe c'est tout ce qu'on a pu obtenir tellement il y avait du monde) on est tous là pour voir JOhnyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy
c'était grandiose sublime!!! je ne m'attarderai pas dessus, Johnny c'est johnny.
ensuite le plus beau, la plus belle, la tour Eiffel qui fête ses 120 ans des feux d'artifices, on chante la marseillaise et j'ai envie de pleurer; la tour eiffel en fête dans tous ses atours année après année, bleu blanc rouge, tantôt triste tantôt joyeuse et revancharde sous 68. la tour eiffel tout en couleur à l'image des gens qui nous entourent, à l'image du beau Mike avec qui on a sympathisé, américain, de mère italienne, d'origine française et dont la grand mère est originaire de djerba. mike jerbi ( c'est son nom de famille, d'origine 100%), ne connaissant un traitre mot de français ni d'arabe, métissé, coloré, un beau pompier aux yeux bleus
et puis moi, un rendez vous manqué, avec une copine, sassoutch et son ami qui cherche à tout prix à me voir depuis qu'il m'a vu avec elle sur FB. merde y a pas de réseau, on était 800000 personnes et on ne s'est pas vus. demain peut être...
et puis je pense à la Tunisie, à notre fête nationale, à la récupération de cette fête par un seul parti. la fête nationale tunisienne sera mauve ou ne sera pas. sans mauve, we can't
il pleut dans mon coeur comme il pleut sur la ville.
le mauve, couleur de deuil national.
23H 30 c'est fini, partons emportés par la foule, on a l'habitude nous les tunisiens, la foule, on connaît, jamais de mémoire de pays, il n'y eut de si dociles moutons...

Sur le bord de la rivière


"... je me suis assise et j'ai pleuré. La légende raconte que tout ce qui tombe dans les eaux de cette rivière, les feuilles, les insectes, les plumes des oiseaux, tout se transforme en pierres de son lit. AH!que ne donnerais-je pas pour pouvoir arracher mon coeur de ma poitrine et le jeter dans le courant... Il n'y aurait plus de douleur, plus de regret, plus de souvenirs.
sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j'ai pleuré. Le froid de l'hiver a fait que j'ai senti des larmes sur mon visage, et elles se sont mêlées aux eaux glaciales qui coulent devant moi. Quelque part, cette rivière en rejoint une autre, puis une autre, jusqu'au moment où, bien loin de mes yeux et de mon coeur, toutes ces eaux se confondent avec la mer. Que mes larmes coulent ainsi très loin, afin que mon amour ne sache jamais qu'un jour j'ai pleuré pour lui. que mes larmes coulent très loin, et alors j'oublierai la rivière, le monastère, l'église dans les pyrénées, la brume, les chemins que nous avons parcourus ensemble.
J'oublierai les routes, les montagnes et les champs de mes rêves, ces rêves qui étaient les miens et que je ne reconnaissais pas.
Je me souviens de mon instant magique, de ce moment où un "oui" ou un "non" peut changer toute notre existence. Il me semble qu'il y a bien longtemps de cela, et pourtant voilà seulement une semaine que j'ai retrouvé mon amour et que je l'ai perdu.
C'est sur les rives de la rivière Piedra que j'ai écrit cette histoire. J'avais les mains gelées, mes jambes repliées s'engourdissaient, et je devais m'interrompre à tout instant.
"Essaie seulement de vivre. Se souvenir est l'apanage des plus vieux", disait-il.
Peut-être l'amour nous fait-il vieillir avant l"heure et redevenir jeunes quand la jeunesse s'en est allée. Mais comment ne pas se rappeler ces moments là? c'est pour cette raison que j'écris, pour transformer la tristesse en nostalgie, la solitude en souvenirs. Pour que lorsque j'aurai fini cette histoire, je puisse la jeter à la rivière Piedra."
j'ai toujours été fascinée par ce titre, les premières pages de ce roman de Paolo Coelho n'on cessé de hanter mes nuits. Et comme un leitmotiv, "sur le bord de la rivière, je me suis assise et j'ai pleuré". Mais moi je n'arrive toujours pas à pleurer, mes yeux sont secs.Je ne voudrais pas m'asseoir mais voler...