Z...voile sur la tête et feu aux fesses

Z….c’est ce qu’on appelle en français salope, en tunisien 9ahba (hacha el chahar). Elle n’avait pas encore 15 ans, que déjà le feu aux fesses. Mais Z… n’avait pas les moyens de ses ambitions, favorisée par la nature mais défavorisée socialement, elle comprit bien vite le parti qu’elle pouvait tenir des richesses dont dieu l’avait dotée.
Avant de devenir kahba bi awrakha, elle commença à s’initier avec des camarades de classe ou des maçons ou mécaniciens qui venaient trainer devant le lycée alléchés par el lahma el treya et el bazoula el hanina. C’est ainsi qu’elle a perdu sa virginité dans l’intimité inconfortable d’une grotte aux alentours du lycée boukhris . Elle dira plus tard qu’elle a été violée. Oui mais comme on sait, la ethot yedek fel maghagher wa la telsa3k hanech. Ou ech lezha heya mehchya fel dewemess. C’est bien fait pour elle, dira-t-on. Bien fait ou mal fait, la demoiselle prit goût à la chose. Et bientôt le cadre étroit et discret que lui offrait el damous ne lui suffisait plus. C’est ainsi qu’elle descendit offrir ses charmes ailleurs. La qualité de ses amants changea, leurs cadeaux aussi.
Sa mère s’étonnait à peine de voir que sa fille ramenait des vêtements qu’elle-même n’aurait jamais rêvé s’offrir. C’est ma copine qui me les as prêtés lui disait-elle. Le portable pareil, le beau manteau en daim encolure en fausse fourrure pareil, les belles bottes simili cuirs aussi. Ce que les copines peuvent être généreuses quand il s’agit en réalité de copains… toujours est-il que le père travaillait comme 3asses (gardien)de nuit dans une usine et concierge le jour. Il bossait pour pouvoir offrir à ses enfants de beaux manteaux en daim encolure fausse fourrure ou de belles bottes simili cuir. Mais le pauvre arrivait à peine à nourrir ses cinq enfants. C’est ainsi qu’elle cherchait chez ses amants ce que son père ne pouvait lui offrir.

Et puis l'histoire ne nous dit pas ce qui s’est passé entre la mère et la fille, parce qu’un beau jour, Z… prend ses cliques et ses claques et fugue de la maison. La mère dira aux oncles paternels curieux qu’elle passe la semaine chez sa tante. Sauf que pendant ce temps là, Z…goutait aux délices de vivre une sexualité épanouie et une liberté sans entraves dont Mme Naïma touchait l’indemnité après le départ de chaque fournisseur de tendresse et d’étreintes éphémères. Mais Bizerte c’est si petit et les nouvelles vont vite.
Un beau jour un amant zélé, (qui s’avéra être un voisin) s’empressa de coucher avec elle et d’aller prévenir un de ses oncles paternels que sa nièce avait mal tourné. Et pour montrer sa bonne foi, il jura ses grands dieux que quand il se rendit compte que c’était la fille des voisins de derrière il ne voulut pas la toucher. L’histoire ne nous dit pas ce qu’il en est vraiment. Toujours est-il qu’il est plus plausible pour les besoins de ce récit qu’il ait couché avec elle. Ça en devient encore plus sordide… les oncles comme des fous partent à sa recherche, ils menacent le type de porter plainte contre lui s’il ne dit pas où il l’a trouvé. Or lui il l’avait trouvé chez un ami. Et de fil en aiguille, les oncles la retrouvent dans un appart pourri du centre ville près de la gare routière qui mène à Béjà. Ils ramènent Z… de force. KeleT tariha, pour l’honneur dira-t-on. Et le père dans tout ça ? Absent. L’histoire dit qu’il a beaucoup pleuré. Il a pleuré de ce que les gens diraient. L’honneur et le qu’en dira-t-on, c’est plus important que les sentiments d’une gamine de 15 ans après tout. Les finesses psychologiques, c’est pour les occidentaux en mal d’égo. Chez nous, c’est adhrab ou rod lel terkina, c’est kelem ennesse avant tout. Ah ! l’intégrité et le tact des sociétés arabo musulmanes…
Mais Z… ne supporte pas de rester enfermée dans la maison. Et tout le monde surveille ses moindres faits et gestes. La seule condition pour la laisser sortir, c’est qu’elle porte le voile. Et oui !! il suffit d’un morceau de tissu pour se racheter une bonne conduite et trouver un mari avec lequel elle pourra vivre une sexualité débridée, ou classique, enfin comme elle l’entend, du moment que kherjet men kelfethom.
Et Z… se remet à sortir, la tête voilée et le feu aux fesses. Men fouk I9ra et en bas rotana, dirait un ami très cher. Et son voile lui tient trop chaud, elle transpire, elle aspire… Elle prépare sa valise en cachette. Il y a une ouverture sur le toit. Elle peut sauter d’un mur et se faufiler par le toit des voisins, dar 3arbi.
Elle transpire, elle aspire… c’est la nuit.
Sa mère dort près d’elle de peur qu’elle ne fugue encore une fois. Mais sa mère a le sommeil profond et elle, elle a la jambe légère. La voilà sur le toit. Elle s’en va. L’histoire ne nous dit pas ce qui s’est passé ce soir là, mais on sait que le lendemain, Z… est allée frapper aux portes. Elle trouve une dame d’un certain âge. Elle lui dit qu’elle vient de Tunis, qu’elle est orpheline, qu’elle voudrait travailler comme femme de ménage et que si elle ne l’accepte pas chez elle, elle ne sait trop où elle pourra dormir. Peut être sous el Kantara mata3 Sidi Salem, ou kantaret Zarzouna. La bonne dame, pieuse, se dit oulya. Il vaut mieux qu’elle l’accepte chez elle plutôt ke yo93ed dhanbeha fi rakbetha. Elle l’héberge.
Mais les nouvelles vont vite. La famille apprend que Z… a à nouveau fugué. On la cherche partout. Les faillots c’est pas ce qui manque. Hamdoullah ! Comment retrouver les jeunes filles perdues sinon. On la retrouve chez la dame. On menace la dame de porter plainte. La dame sent que le ciel lui tombe sur la tête. Elle pensait faire du bien, et voilà qu’elle va se retrouver sur les bancs d’un tribunal pour détournement de mineur et ifssad chabiba. Les oncles, bons princes pardonnent à la dame. Ils ramènent Z… à la maison. Retariha etc. cette fois-ci, c’est pas le voile qui calmera ses ardeurs.
Deuxième solution, lui trouver un mari. Pas de Bizerte, sa réputation est foutue. Un mari qui viendrait de loin, et qui serait subjugué par sa beauté. C’est vrai qu’elle était belle Z… khassaretha. On lui trouve beney ( un ouvrier maçon), moustapha la moustache, qui est originaire de Sidi el Bechir. C’est vrai qu’il n’a pas les moyens, mais qu’importe, rajel ma i3ibou chey, sauf qu’il paraît qu’il est miboune.
Enfin c’est les voisins qui disent ça.
Sa démarche n’est pas très nette et ça c’est une preuve indéniable. Mais enfin 3andou chenebet bech yostorha. Et surtout, surtout, il connaît pas la famille. Donc hop hop hop, on fait les fiançailles à la va vite. On n’invite personne. On décide du mariage. On passe rapidement lui faire une réfection d’hymen.
Ya dini mahleli farhou.
Ça y’est ils se marièrent et vécurent…heureux ? l’histoire ne le dit pas.

برا قيدوا والا الله لا يجعلكم قيدتوا.


برا قيدوا والا الله لا يجعلكم قيدتوا راكم خريتوا فيه!...مستانسين بالذّل 23 سنة، بالرخص و بالتبندير، جيتوا توا كي الرجال ماتوا باش اردّوكم الرجال، ولّيتوا ثوريين و "الشعب يريد"، و ما اتحبوش اتقيدوا موش على حاجة اما البخل ڨاتلكم،و السخانة امشفلتكم و لاعبين فيها ضد الحكومة...و انتوما تدللوا على شنوة؟ على النضال امتاعكم؟ يا صناديد...ما تموتوا كان على خرابها، اما امبعد كي اتسير الانتخبات يا تفّش،ما اتجيوش اتحلّوا زبّورامّ افّامكم كي متعجبكمش حاجة على خاطركم ماكمش موجدين. و اقعدوا كي كلاب فرنسا متاع "الكرذان" ,هاك الي تنبح
احنا قيدنا وانتوما يدّكم...

le jour où ma mère comprit qu'un zizi sert à autre chose qu'à faire pipi; des deux maux il faut choisir le moindre

Ma maman faisait partie de ces femmes des années 70 qui ont vécu grâce à Bourguiba la belle époque de leurs jeunesses. On ne peut pas dire qu’elle ait vécue une certaine liberté sexuelle à l’époque, la « souria » que mon père a montré à sa famille l’atteste encore et mes tantes paternelles jurent encore aujourd’hui que omi cherifa, ou seyedet el nessa. La libération qu’a vécue ma mère se bornait à porter des minis jupes à carreaux dont je raffole et que l’on ne retrouve que fi koum frip à el 7afseya, de grosses lunettes noires, des talons de 10centimètres de haut, une chevelure XXL et à écouter le vague à l’âme, Abdel Halim et chadya(aujourd’hui quand je revendique le droit de m’habiller librement lui montrant ses photos de jeunesse, elle soupire en me disant qu’il s’agit d’un autre temps). Elle arrêta ses études parce qu’elle voulait se marier, et s’est mariée à 19 ans et mon père hezha el frança ya far7i ya sa3di.
Les années 80 ma mère toujours suivant la mode de Jane Mass de Madonna et d’Indochine, se coupe sa belle et longue chevelure noire, une coupe très courte et très effilée quand je la revois c’est horrible !!! Mais la mode excuse tout. Je ne connaissais pas très bien le caractère de ma mère, je n’étais qu’une enfant alors puis une ado. Mon rapport conflictuel avec elle empêchait toute approche et discussion, je savais qu’elle était très sévère, qu’avec elle la vertu ça rigolait pas, la religion non plus, elle nous obligeait mes frères et moi à faire la prière parce que elle pensait que bech tet7aseb 3alina nahar ekher. Donc moi au début je faisais semblant de prier pour qu’elle me foute la paix mais ensuite comme j’étais lasse de cette mascarade je me suis mise à le faire vraiment portée pendant quelques années par des élans mystiques qui se sont intensifiés l’année du bac…. Après le bac sobhanek ya rabbi el marra tabedelet. Wallet « esprit » comme on le disait à l’époque. Le mot ne s’utilise plus beaucoup aujourd’hui hélas, on l’a remplacé par moderne, ouvert, par opposition à metkhalef et makachet !! et oui on ne dit plus conservateur. Les temps changent le vocabulaire aussi. On pouvait se parler de tout ou presque. Elle se disait que l’on a grandi mes frères et moi que maintenant elle pouvait nous traiter en adultes.

On avait tous grandi à ses yeux sauf mon petit frère qui était resté pour elle, l’éternel enfant dont l’âge mental ne dépassait pas 10 ans mais tabarkalah 3ala weldha, toulou issakef ma3ssara. Après je suis retournée en France et je ne la revoyais que quelques jours par ans. Petit à petit, elle s’est mise à rabattre un foulard sur la tête, puis l’élan allant s’intensifiant, elle finit par devenir met7ajba contrairement à l’avis de mon père qui digne fils de son père, ( voir baba taher et Bourguiba) détestait cette tenue qui la vieillissait et qui la faisait ressembler à une ninja. Ils me faisaient trop rire tous les deux quand elle venait en France et qu’il refusait de marcher à ses côté disant qu’elle lui foutait la honte, qu’il avait l’impression de marcher avec sa mère tellement ça la vieillissait et il l’appelait el mekechta. Moi j’essayais de calmer mon père pour ne pas qu’il la vexe trop.
Enfin c’est vrai que à chaque fois que je rentrais de France j’étais étonnée de la montée de l’islamisme populaire et les fatwa et j’étais étonnée à chaque fois que ma mère qui étais férue de 9anet el ness, me sorte des énormités qui me scandalisaient. A un certain moment, c’était la mode de el 7abba el sawda le produit miracle qui guérissait de la toux des eczemas, de l’impuissance sexuelle et même les hémorroÏdes !! une autre fois je discutais avec elle, elle me sort « il faut que tu nommes tes enfants d’un nom de sa7abet el rassoul » ; « pourquoi ? » je lui dis, elle me dit que ceux qui se nomment ainsi ne risquent pas d’aller en enfer. Je lui dis « ah bon ? Maintenant grâce au cheikh taranani, on est plus jugé par les actes mais grâce au nom on est exemptés de péchés !! donc à ton avis, aucune personne qui s’appelle Ali ou MOHAMED , n’ira en enfer même si elle tue des gens, vole, viole, etc». Alors elle me sort un truc mais aberrant du genre « et bien non !! s’ils s’appellent comme ça, il ne feront rien de tout cela, rabbi iberlkelhom et ils iront au Paradis ». « Maman mais alors el takhyir et el tasyir dans tout ça !! ti chbik 9adech sevja !! on te remplit la tête de bêtises et tu les crois ?!!hahahaha je vais aller le raconter à Papa. !! » Elle me regarde étonnée avec ses yeux de merlans frits et me dit vexée « si tu le dis à ton père ma nervach 3alik, rabbi yosterek khayfa 3alik, taw tawali kefra ki bouk !! » Alors là c’est la meilleure !! illi itkeleme 3ala el ghalat iwalli kafer !! c’est la meilleure celle là.
Un autre jour et je garde le meilleur pour la fin, on était allé rendre visite à ma grand-mère maternelle qui habite à 30km de chez nous. Mon père était en France et c’est mon petit frère qui a 24 ans qui nous emmène. Il était de fort mauvaise humeur pendant toute la route. Arrivés là bas, il nous laisse chez ma grand-mère et nous dit qu’il reviendra dans 3H nous chercher. On lui demande où il s’en va ce qu’il va faire il ne veut rien nous dire. Il prend la voiture et s’en va. Il revient vers 20h pour nous ramener à la maison, el tofel sob7anek ya rabbi ; el wajeh matlouk, el dha7ka el ghadi ; zehyetlou fel nawar. Arrivés à la maison, je vais à la salle de bain pour me laver les mains, et mon frère est dans sa chambre. Ma mère me rejoint et me dit gravement les yeux baignés de tristesse « ton frère mechi fi theneya ghàlta … » « pourquoi ? » je lui demande Elle me dit, regarde, il est revenu à la maison pendant qu’on était pas là, pour preuve, le matelas était dans le salon par terre avec son drap housse dessus, il est dans la chambre à débarras et sans son drap !! de plus regarde ses vêtements sont dans la salle de bain ; il a du prendre une douche, el khamej » Je lui dit tu penses toujours, que ton fils à 10 ans, il a 24 qu’est ce que tu veux ? il se comporte comme les garçons de son âge de plus e7med rabbi qu’il l’ait fait au salon pas dans sa chambre, la preuve c’est que c’est pas sa copine mais une pute qu’il aurait ramassé je ne sais d’où. Estime toi heureuse qu’il fricote avec les filles. Et si tu découvrais que c’est un pédé tu ferais quoi ?!» elle me regarde avec ses grands yeux, à la fois étonnée et dépassée par les évènements ;

Elle venait de découvrir que son petit bébé avait une vie sexuelle et que son zizi ne lui servait pas qu’à pisser mais à faire des choses beaucoup plus amusantes . « rabbi yehdih !! emma ha taw enwarih el khamej ! » je l’ai calmée un peu mais je la sentais toujours aussi déçue !! elle n’arrêtait pas de dire « mechi fi tarik ghalet.. » Et quoi ?!! elle voulait qu’il reste puceau jusqu’au mariage !! et moi j’ai trouvé ça trop drôle, parce que avant que mon frère pense à nous laisser en douce chez ma grand-mère et revenir discrètement faire sa petite affaire, j’avais appelé mon chéri en plaisantant pour lui dire « ma mère et mon frère vont partir chez grand-mère je serai seule à la maison. Tu viens ?!! » encore heureuse que je ne l'ai pas fait!! Imaginez la scène moi mon frère et nos partenaires respectifs nous retrouvant dans la maison croyant chacun qu’elle serait vide. mon frère en tant que rajel ou ma i3ibou chey s'en serait sorti et toute la honte serait tombée sur moi et cela pour le même délit. hahaha j'imagine d'ici la scène !!!

Et ma mère dans tout ça ? Et bien ma mère est venue me voir hier après des mois que l’affaire se soit calmée, elle me dit « je t’ai bien dit que khouk mechi fi thenya ghalta !! devine ce que j’ai trouvé dans son tiroir ?!! »

je lui dis quoi ? un nounours, une lettre des sous vêtements de filles ?!! "non me dit elle il a dépassé l’âge tu penses bien !! " « Ben alors c’est quoi ? » « Un préservatif !! » « au moins ça prouve qu’il n’est pas si perdu que tu le crois et qu’il prend des précautions » lui dis je « 7atta ana kolet, me dit elle dépassée par les évènements; au moins il ne risque pas le sida ni que la fille tombe enceinte, ellotef ya rabbi, rabbi yehdi rabbi yehdi!!" Ma maman l’a bien compris dans ce genre de cas, des deux maux il faut choisir le moindre…

mais moi après cette discussion behet fi 7ajja wa7da"comment a-t-elle su que c'était un préservatif ?!!" à son âge... la honte.

Baba Tahar et Bourguiba: l'islam à la tunisienne

A Bizerte, la maison de mon grand père était Dar Arbi, peinte à la chaux bleue. Mon grand père, (allah yar7amou) en bienheureux musulman, avait compris que la religion était un terrain si vaste que jamais oh grand jamais quoi qu'il fasse, il n'atteindrait la béatitude éternelle. c'est ainsi qu'il prenait ce qu'il lui plaisait de notre généreuse religion, il avait surtout décidé de suivre ce qui dans la religion, n'allait pas contre son instinct naturel ; Mon grand père avait trois péchés.

le premier péché de mon grand père était la luxure, et la polygamie autorisée par el chara3, était une aubaine pour le satisfaire. Chaud lapin, il s'était marié à deux femmes pour contenter ses appétits et il n'aurait sans doute pas hésité à prendre la 3ème et la 4ème s'il ne s'était pas produit pour son plus grand malheur, un évènement qui a chamboulé toute sa vie.

1956 Bourguiba au pouvoir, Grand père au tiroir.

En effet l'avènement de Bourguiba fut sans doute pour lui un signe de décadence suprême vu que ce "Kafer" avait tout bonnement aboli la polygamie et mit mon grand père dans un sérieux dilemme: comment contenter ses appétits libidineux sans enfreindre la religion d'Allah et les lois promulguées par l'état? c'était sans doute l'un des premiers combats qui plaçait face à face el chara3 et el 9anaoune, étant donné que pendant trèèèèèsssssss longtemps l'appareil juridique s'est inspiré de l'appareil religieux ( aujourd'hui d'ailleurs malgré les avancées que nous connaissons en notre pays, la femme pour ce qui est de l'héritage reste encore juridiquement sous le joug de la chari3 de 3am 3achra hejri!!!). C'est ainsi que grand père se transforma en 3azzem, et en bon charlatan qui se respecte, il choisit de profiter de ce que la superstition populaire lui permettait.Et du jour au lendemain, il prétendit qu'il s'entretenait avec jeneya( une démone) et que pour guérir les pauvres femelles désespérées, la jeneya lui commandait de les tâter du superficiel au plus profond, et ce à grand renfort de versets coraniques et de bkhour de chey lellah sidi el bechir. La religion populaire servit au plus grand point mon malin de grand père, qui en évoquant les saints et les prophètes passait pour plus fort que el karadhaoui, parce que au moins grand père, avait l'avantage de la proximité et était plus accessible. C'était 3azzem el houma, sellek el wahline et hami el kima wa dinne. Il n'hésitait pas à traiter toutes les femmes de putes, y compris ses filles, y compris ma mère, et son regard libidineux en disait long sur ses intentions. je pense aujourd'hui qu'il n'aurait pas hésité à toutes les sauter, inceste ou pas, belle fille ou pas. Lui le plus grand charlatan de la famille ne voyait en la femme qu'une vulgaire michetonneuse et plus il en baisait, plus il les méprisait en bon misogyne et f7all qu'il est...

Pendant des années Pépé maudit celui qui avait libéré la femme et kharajha 3an ta3tou,et en signe de protestation il décida que lui le chef de la maison n'allait plus travailler et il dit "manich rajel ken mazelt nosrof 3ala kahba menkom!! barra el Bourguiba elli seyebkom ou hamelkom taw yosrof 3alikom". ( en parlant de kahba il parlait bien entendu de ses deux femmes et de ses filles)

Et c'est ainsi que la politique se mit au service du deuxième péché de mon grand père: la paresse.

et depuis, mon grand père ne travailla plus, ses femmes se chargèrent de le faire pour nourrir la famille. et comme l'indépendance financière crée l'indépendance personnelle, mon pauvre grand père se retrouva démuni face à elles. et quand par aventure une femme lui plaisait, il se contentait seulement de se rincer l'oeil en douce ne pouvant se résoudre à divorcer étant donné que c'étaient ses chères épouses qui portaient la culotte.

Chacune de ses femmes avait sa chambre et sa cuisine dans la même maison. elles ne se disputaient jamais et tout le monde croyait qu'elles étaient belles soeurs (Seleyef)

il leur arrivait i7otou el rasse 3ala Rass et elles se liguaient contre mon grand père quand il les faisait chier. mon grand père il est vrai avait une préférence pour sa seconde épouse plus jeune, plus blanche plus docile aussi. sa première femme, la mère de mon père, avait quant à elle un caractère bien trempé et pour peu que grand-père lui cherchait des poux, elle montait sur ses grands chevaux et le menaçait même de le taper sur la tête avec un marteau.

et c'est ainsi que, à cause de so7et el rasse mate3aha, elle fut privé des faveurs intimes que pouvait lui prodiguer mon aïeul. mais comme elle le disait si bien "malla ra7a el kaleb ou el 3aferet mell khamej ou el oussakh!!"

mais je suis certaine qu' elle était un peu jalouse de dharetHa au fond d'elle-même même si elle ne le montrait pas.

Le troisième péché de mon grand père était l'envie. il avait étant jeune abandonné ses terres, et comme il était fils unique, ses cousins s'en étaient emparés. au début de sa vieillesse, il avait décidé qu'il était temps de reprendre ses terres. Musulman à peine pratiquant, mon grand-père se contentait du minimum syndical ; à savoir prier, et n'a jamais été emballé à l'idée d'aller à la Mecque. Ô la grande hérésie!! quand on a les moyens d'aller à la Mecque et qu'on préfère dépenser l'argent que nous donne nos enfants dans les tribunaux à faire valoir nos droits sur certaines terres agricoles plutôt que d'oeuvrer à la Mecque, pour une petite place au Paradis!!!!


Moi, je l'aimais bien grand père, il sentait toujours el neffa qu'il avait dans une petit boîte en fer, et avait toujours des bonbons à la menthe dans sa poche. moi je l'aimais bien grand père sauf que des fois il me faisait peur, quand il avait mal à la tête et que ichalat jebinou pour faire évacuer du sang noir; j'vais peur qu'il meure. Je l'aimais bien grand père même s'il souffrait d'une grave schizophrénie culturelle, je l'aimais bien parce que quand il était là c'est lui qui commandait et je pouvais faire toutes les bêtises que je voulais, il me protégeait et mon père le respectait trop pour me gronder devant lui, il le respectait tellement, qu'il n'a jamais fumé devant lui.


je l'aimais bien grand-père, et j'étais en france quand il est mort et j'ai beaucoup pleuré mais je ne suis pas allée au cimetière parce que je voulais pas le voir sous terre, cet homme qui était plus fort que mon père, le patriarche. aujourd'hui je sens qu'il me manque quelque chose une part lointaine de ma vie qui s'en est allée avec lui...Le jour où je me suis décidée à aller le visiter au cimetière, une femme m'a agressée parce que je ne portais pas un voile comme c'est l'habitude fel jebenna et que ma robe était sans manches...comme si un quart de tissu donnait plus d'authenticité à mon sentiment.

J'aimais sa belle maison .

il n'y avait qu'un puits dans la maison et un seul robinet, et c'était déjà pas mal.

mes oncles et tantes étaient assez jeunes. la mer était à 5 min à pied. comme il n'y avait pas de chauffe eau, on mettait de grandes bassines de cuivre" kas3a" sur le toit pour qu'elles chauffent naturellement. et quand on rentrait de la plage, on se lavait dans ces grandes cuvettes et l'eau avait le goût du soleil. elle sentait si bon... et le sable glissait au fond de la bassine et il brillait.

et c'était un bonheur si magique et si simple ...

J'aimais sa belle maison dont il ne reste plus rien aujourd'hui, mes oncles l'ont démoli et reconstruit de nouvelles. Mon oncle, celui qui vendait de la drogue en Allemage, celui qui a niqué la moitié des filles de bonne famille, mon oncle qui du jour au lendemain a commencé à fréquenté les mosquées plutôt que les barbes, était tellement aimé de mon grand père qu'il s'est octroyé le droit de falsifier sa signature pour hériter de ses terres. Ses autres frères et soeurs sont des mécréants, ils ne méritent pas d'héritage et attendre une place au paradis, c'est trop long... Jouissons, jouissons des petits plaisirs de la vie l'illicites et illicites, Dieu est miséricordieux!

il ne reste plus rien de tout ça aujourd'hui, grand père est mort... Vanitus, Vanitatum et omnia vanitas ( vanité des vanités, tout est vanité)

Ils se marièrent et vécurent...

« Mon amour, je ne supporte plus sans toi. Ta peau me manque. Ton haleine me manque. Tes cuisses serrées autour de moi me manquent. Tes mains me manquent. Le creux de ton ventre me manque. Le son de ton plaisir me manque. J’arrête. Je rentre »
Mon cul ! Voila ce qui lui manque ! Seulement mon cul ! Uniquement ! Tout bêtement ! Quelques centimètres de peau dans toute cette personne qu’il prétend aimer à en mourir.
Mon cul !
Il a tout arrêté pour moi. Il est rentré.
J’ai acheté une robe. Sublime comme moi.
Je me suis maquillée.
Je me suis coiffée.
J’ai mis des talons.
J’ai dit oui.
J’avais même mis du hénné, du harkouss, du sinouj, du tfall, du souek, tout, tout, tout. Je les ai toutes écoutées, ma mère, ma grand-mère, mes arrière-grands-mères toutes réveillées pour l’occasion, mes tantes, ses sœurs, ses belles-sœurs. Toutes.
Ta courtisane, je serai ta courtisane.
J’ai mis une jarretière. Il me l’a arrachée avec les dents.
Dans l’avion qui nous menait vers « le plus beau littoral du monde », pour la première fois depuis que je le connais, il s’est assis avant moi. Il a rempli son verre en oubliant le mien. Il a mis son iPOD. Les deux écouteurs, sur les deux oreilles, pour la première fois.
Dans notre suite magique, il m’a fait l’amour en dix minutes puis il a allumé la télé, toute la nuit. Je déteste la télé. Je déteste le bruit la nuit. Il le sait, depuis les huit années qui ont vu naître et grandir notre amour.
Amour mon cul !
Fallait pas les lire ces milliers de livres. Fallait pas larmoyer comme une conne devant ces téléfilms dont M6 nous gave pendant qu’on digère le déjeuner.
« Aiech benti, henni rouhek ». Toutes me l’ont répété. Les mêmes qui étaient fières de ma beauté vendue au rabais sous ce tas de broderies et de strass. Je ne vais pas vous en refaire la liste. Vous les connaissez déjà. Vous avez les mêmes chez vous.
Je me suis dit « barra nhenni rouhi, ce qui est fait est fait ». J’ai pris ma plus belle lingerie, pleine de froufrous, de dentelles, de tulles. Je ne vous dirai pas son prix. Il est indécent ! Comme moi, indécente, pendant que lui faisais l’amour. Lui, il me baisait, il me niquait, il me fourrait, il me lustrait, bourré de la bouteille de champagne hors de prix que j’avais mise sur ma plus belle nappe, qu’il a bu dans mon plus beau cristal, après m’en avoir versé quelques gouttes, puis en oubliant de m’en reverser. Pressé d’en finir. Pressé d’en jouir. Pressé de s’endormir.
Le matin, j’ai ramassé mes dentelles indécentes qui trônaient au milieu de ses chaussettes.
J’ai ramassé toutes les bougies parfumées que j’avais mis une heure à disposer dans toute la maison. J’ai nettoyé ma belle nappe. J’ai lavé mon cristal. J’ai préparé le déjeuner. J’ai pris une douche. Je lui ai repassé une chemise. J’ai plié le linge. J’ai mis la table. J’ai sorti le chien. J’ai fait les courses.
Fech taamel ? Kaada nhenni fi rouhi.
Je suis rentrée. Il était sorti.
Je me suis assise dans le flot de lin de notre lit, regardant les tas de vêtements sales qu’il ne ramasse jamais. Le tas de chaussettes. Le tas de caleçons. Le tas de chemises. Le tas de merde.
Son téléphone a sonné à côté de moi. Il l’avait oublié. Je l’ai pris. Pour la première fois, j’ai fait ce que des millions de femmes font à travers le monde. J’ai ouvert sa messagerie. Message envoyé : « Tu me manques ». Message reçu : « Toi aussi ». Message envoyé : « Tes cuisses serrées autour de moi me manquent». Pas mon numéro.
J’ai pris mon téléphone. J’ai fait ce que des millions d’hommes font à travers le monde. Un numéro au hasard de mon répertoire.
J’ai pris mon indécence avec moi. Toute. Celle que j’avais oubliée. Celle que je n’avais plus. Mon indécence gracieuse. Avec elle mes dentelles précieuses. Dans un autre lit. Dans une autre vie. D’un coup, tout m’est revenu. Mes commérages avec mes copines. Mes lectures érotiques. Les films honteux. Mes lits solitaires et impudiques.
A moi on ne le pardonnera pas. Alors on ne le saura pas.
Tous les soirs quand il rentre. Je fais semblant de l’aimer.
Toutes les nuits. Je lui fais l’amour.
Nhenni fi rouhi.
Lui il me bourre.
Je me maquille. Je me coiffe. Je mets des talons. Il ne me voit plus. Je ne le vois plus. Deux fois par an, il m’apporte un cadeau. C’est toujours plus cher. C’est toujours plus beau. C’est toujours plus inutile. Un parfum, un bijou, un autre bijou, de la soie, du cuir. Toujours le même jour, de la même manière. Avec le même sourire. Les roses. Plus jamais une seule. Des objets. Froids. Sentant le neuf.
Ensuite, le quart d’heure de baise réglementaire. Puis la télé. Putain de télé."
Ce texte a été écrit par une amie, ce genre d'amies que l'on perd de vue pendant des années. on sait qu'elle s'est mariée, qu'elle doit être heureuse...vaguement, elle a tout pour être heureuse. et puis un jour vient la rencontre après des années où l'on échange des amabilités du genre tout va bien ou bien khir men ghiri, comme si sur l'échelle du malheur, il y avait des degrés pour nous consoler qu'il y a plus malheureux que nous dans notre compétition contre l'adversité. le deuxième rendez vous et c'est un peu moins de sourires un peu moins de masques et de maquillages et un peu plus de tristesse et au fil des discussions le sentiment. d'injustice. et. de. révolte.contre. cette société.qui. n'arrête. pas. de.nous....

95 fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant...


Alors raconte, comment c’était ta première nuit.. », « bof tu sais…il a débandé, je sais pas, ça doit être l’émotion » tu parles !!! l’émotion… 95 fois sur cent, la femme s’emmerde en baisant, qu’elle le taise ou le confesse, c’est pas tous les jours qu’on lui déride les fesses…les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus… chantait Brassens dans les années 60.
Aujourd’hui encore je reste convaincue que beaucoup de femmes simulent pendant l’acte. Pourquoi ? Pour ménager le coq prétentieux perché dessus, pour flatter sa virilité, pour en finir au plus vite. Combien d’entre vous mesdames oseraient dire à son compagnon qu’il est nul au plumard et combien d’entre vous messieurs, seraient prêt à l’entendre ?
J’ai lu sur un forum une intervention d’un mec qui était dans tous ses états « Je suis marié depuis 12 ans à mon épouse, Sandra qui a dix ans de moins que moi. Lors d'une dispute, elle m'a jeté au visage, que je ne l'avais jamais satisfaite, qu'elle avait simulé pendant des années... C'est vrai, qu'elle était en colère, mais depuis, sa phrase m'obsède. 12 ans de mariage, d'amour de câlins pour apprendre qu'elle m'a "trompé", que je n'étais soi-disant pas à la hauteur ! Je me demande si c'est courant, si c'est un mensonge de sa part, ou si nous ne sommes pas fait l'un pour l'autre. Je ne conçois pas de rester en couple sans véritable entente sexuelle...Quelqu'un d'entre vous à t il déjà vécu ce genre de situation. »
Alors où se situe le problème : la technique qui va pas ? Monsieur novice en la matière pense que c’est grâce à l’acharnement qu’il fera jouir sa partenaire. Ce n’est pas autant la durée du pilonnage qui importe mais ce qui précède. Le seul avantage que l’on a sur vous messieurs, c’est que nous même quand on ne jouit pas, ça se voit pas. Nous ne vivons pas le traumatisme de la débandade. Mieux encore, nous simulons… combien de femmes ont vu leurs beaux mâles débander ayant plus de peine pour ce qu’ils ressentent eux que pour leur frustration à elle-même face au mec impuissant « c’est bon chéri, t’en fais pas, ça ira mieux la prochaine fois… »

Je ne parle même pas des quadra, qui tirent un petit coup et puis s’en vont, ergotant fièrement, jurant tous leurs dieux, qu’il fut un temps où ils pouvaient le faire 10 fois en un jour. Ils en sont réduits à compter misérablement le nombre de coups ou de presque coups tirés un WE prolongé à savoir 5 fois en 3jours, c’est énorme !! « oui c’est énorme chéri… » iffffffffffffffffffffff
Ou encore le couple marié, un an de vie commune, mercredi soir après le boulot, dîner 20h, douche 20h50, hop hop hop, hop baise 10 minute entre 21h et 21h20, position du missionnaire. « T’as aimé chérie ? » « oui j’ai aimé… » 21h30 dodo et ronflette…
Autre couple Sihem, femme au foyer, mariée deux enfants. Mokhtar, père et époux fidèle ; les deux jboura, mais kesset 7ob 3anifa. mokhtar l’aime et elle aime mokhtar, normal, elle n’a connu que lui. Elle vient me voir et me fait, demain, c’est le samedi soir !! et alors ? je lui dit .
Elle me fait ghodwa 3ad, 7amem ou 7ajema, je fais dormir les gosses, et je fais mon samedi soir avec mokhtar !!
ah bon ? je lui demande ingénument, vous faites quoi ? c’est comme dans les films ?
Elle me fait mais non !! Quand tu te marieras et que tu verras le zizi de ton mari la première fois, tu risques d’avoir peur. En plus ça se passe pas comme dans les films ; tu crois qu’il va prendre le temps de te déshabiller et de t’embrasser. Non il aura tellement envie de toi qu’il te prendra tout de suite. Tu t’emmerderas au début mais après tu vas en redemander. Et c’est super tous les samedis soirs !!
Euh question sihem, comment tu connais ce genre de films toi qui débarque à peine de ta dechra.« Et bien figure toi, que tous les samedis, on se fait un petit film X avec mokhtar.. »
Je ne regarderai plus jamais mon petit nabot de voisin de la même manière. Mais après tout rajel, ou ma i3Ibou chey… et si au moins il y en a une qui pimente sa vie de couple et bien sa7a sa7a, parce que pour la plupart, c’est des gouloum gouloum de femme mariée, dirait ma copine, mariée et bien mariée.
Mais bien entendu l’excuse la plus facile, c’est celle de la femme frigide. Mais comme l’a dit un de nos charmants collègues, passé maître dans la finesse de la psychologie féminine: il n’y a pas de femmes frigides il n’y a que de mauvaises langues…

95 fois sur cent, la femme s'emmerde en baisant...

alors raconte, comment c’était ta première nuit.. », « bof tu sais…il a débandé, je sais pas, ça doit être l’émotion » tu parles !!! l’émotion… 95 fois sur cent, la femme s’emmerde en baisant, qu’elle le taise ou le confesse, c’est pas tous les jours qu’on lui déride les fesses…les pauvres bougres convaincus du contraire sont des cocus… chantait Brassens dans les années 60.
Aujourd’hui encore je reste convaincue que beaucoup de femmes simulent pendant l’acte. Pourquoi ? Pour ménager le coq prétentieux perché dessus, pour flatter sa virilité, pour en finir au plus vite. Combien d’entre vous mesdames oseraient dire à son compagnon qu’il est nul au plumard et combien d’entre vous messieurs, seraient prêt à l’entendre ?
J’ai lu sur un forum une intervention d’un mec qui était dans tous ses états « Je suis marié depuis 12 ans à mon épouse, Sandra qui a dix ans de moins que moi. Lors d'une dispute, elle m'a jeté au visage, que je ne l'avais jamais satisfaite, qu'elle avait simulé pendant des années... C'est vrai, qu'elle était en colère, mais depuis, sa phrase m'obsède. 12 ans de mariage, d'amour de câlins pour apprendre qu'elle m'a "trompé", que je n'étais soi-disant pas à la hauteur ! Je me demande si c'est courant, si c'est un mensonge de sa part, ou si nous ne sommes pas fait l'un pour l'autre. Je ne conçois pas de rester en couple sans véritable entente sexuelle...Quelqu'un d'entre vous à t il déjà vécu ce genre de situation. »
Alors où se situe le problème : la technique qui va pas ? Monsieur novice en la matière pense que c’est grâce à l’acharnement qu’il fera jouir sa partenaire. Ce n’est pas autant la durée du pilonnage qui importe mais ce qui précède. Le seul avantage que l’on a sur vous messieurs, c’est que nous même quand on ne jouit pas, ça se voit pas. Nous ne vivons pas le traumatisme de la débandade. Mieux encore, nous simulons… combien de femmes ont vu leurs beaux mâles débander ayant plus de peine pour ce qu’ils ressentent eux que pour leur frustration à elle-même face au mec impuissant « c’est bon chéri, t’en fais pas, ça ira mieux la prochaine fois… »

Je ne parle même pas des quadra, qui tirent un petit coup et puis s’en vont, ergotant fièrement, jurant tous leurs dieux, qu’il fut un temps où ils pouvaient le faire 10 fois en un jour. Ils en sont réduits à compter misérablement le nombre de coups ou de presque coups tirés un WE prolongé à savoir 5 fois en 3jours, c’est énorme !! « oui c’est énorme chéri… » iffffffffffffffffffffff
Ou encore le couple marié, un an de vie commune, mercredi soir après le boulot, dîner 20h, douche 20h50, hop hop hop, hop baise 10 minute entre 21h et 21h20, position du missionnaire. « T’as aimé chérie ? » « oui j’ai aimé… » 21h30 dodo et ronflette…
Autre couple Sihem, femme au foyer, mariée deux enfants. Mokhtar, père et époux fidèle ; les deux jboura, mais kesset 7ob 3anifa. mokhtar l’aime et elle aime mokhtar, normal, elle n’a connu que lui. Elle vient me voir et me fait, demain, c’est le samedi soir !! et alors ? je lui dit .
Elle me fait ghodwa 3ad, 7amem ou 7ajema, je fais dormir les gosses, et je fais mon samedi soir avec mokhtar !!
ah bon ? je lui demande ingénument, vous faites quoi ? c’est comme dans les films ?
Elle me fait mais non !! Quand tu te marieras et que tu verras le zizi de ton mari la première fois, tu risques d’avoir peur. En plus ça se passe pas comme dans les films ; tu crois qu’il va prendre le temps de te déshabiller et de t’embrasser. Non il aura tellement envie de toi qu’il te prendra tout de suite. Tu t’emmerderas au début mais après tu vas en redemander. Et c’est super tous les samedis soirs !!
Euh question sihem, comment tu connais ce genre de films toi qui débarque à peine de ta dechra.« Et bien figure toi, que tous les samedis, on se fait un petit film X avec mokhtar.. »
Je ne regarderai plus jamais mon petit nabot de voisin de la même manière. Mais après tout rajel, ou ma i3Ibou chey… et si au moins il y en a une qui pimente sa vie de couple et bien sa7a sa7a, parce que pour la plupart, c’est des gouloum gouloum de femme mariée, dirait ma copine, mariée et bien mariée.
Mais bien entendu l’excuse la plus facile, c’est celle de la femme frigide. Mais comme l’a dit un de nos charmants collègues, passé maître dans la finesse de la psychologie féminine: il n’y a pas de femmes frigides il n’y a que de mauvaises langues…

On a toutes eu un con dans sa vie


On a toutes eu un con dans notre vie. Wa7ed elli mermedna et messa7 bina el 9a3, un mec qu’on a aimé et qui nous a humiliées. Les caractéristiques de toute relation avec ducon est la suivante:

Généralement, au début il vous sort le grand jeu, tu es la femme de ma vie et bla bla bla, je n’ai jamais été aussi heureux bla bla bla, tu m’as sauvé du gouffre bla bla bla et un beau jour vous vous réveillez et vous découvrez que quelqu'un a remplacé votre amoureux transit par DUCON. Tremblez jeunes filles, vos ennuis commencent et le long parcourt du combattant vous attend.

Seulement il faut que vous sachiez une chose ; quand vous leur demandez « pourquoi tu as changé. » tous les Ducons vont vous sortir la même réplique « c’est de ta faute si j’ai changé, assume tes responsabilités entières, tu as fait ça, ça, et ça et mon comportement n’est qu’une REACTION une CONSEQUENCE de tes agissements » réactions conséquences, combien de fois on nous l’a sorti celle là. Sachez mesdames, que Ducon choisit toujours la solution de facilité pour expliquer les problèmes : c’est toujours vous la fautive !!

Le con en question se prend pour tayeb ja3ba et sous prétexte que vous vous aimez se permet tout au nom de l’amour. « tu sais chérie je t’aime et tu m’aimes, même si je couche avec d’autres filles, c’est toi que j’aime, même si tu te maries on continuera à s’aimer » tu parles….

Vous êtes mieux que lui sur tous les plans mais de préférence, il vous fait ressentir le contraire et s’il a daigné O privilège suprême de faire ses fiançailles avec vous, il n’hésitera pas à vous sortir à la moindre altercation « la prochaine fois wa9telli tal9a rajel illemek juste pr ça montre lui un peu de respect. » l’homme de cro magnon a parlé, taisez vous femelles…

Ce con en question vous l’avez aimé comme une folle et il vous a sorti les pires crasses comme un fou. Vous avez eu le malheur de lui raconter les tristes détails de votre vie amoureuse très peu glorieuse. Enorme erreur. Nos mères nous disaient toujours de ne rien raconter à l’homme. Elle avaient raison parce que le Ducon dans toute sa splendeur ne manquera pas de vous rappeler dans vos pire moments de détresse « oh mais après tout mestensa tu sors avec ce type de mec qui n’a aucun respect pour toi, depuis quand tu trouves bizarre ce que je te dis »

Vous avez déjà failli être abandonnée sur la route en pleine nuit après une dispute avec ducon. Si vous avez eu le malheur de coucher avec lui, il ne manquera pas de vous conseiller : « si j’ai un conseil à te donner, la prochaine fois, fais toi plus désirer et ne tombe pas dans le lit du premier venu, tous les mecs sont des salauds et n’aiment pas les filles faciles ». Les ducons donnent toujours des conseils avant de se casser, mais le conseil en question vise plus à vous rabaisser pour montrer sa magnanimité que vous aider à vous en sortir.

Vous avez supporté les ragots de ses copains ou sa famille qui vous détestent mais que lui beau prince vous rapporte pour vous prouver le sacrifice qu’il fait pour vous en restant avec vous. « ma mère veut que je me marie avec une sfaxienne, je t’aime mais leyne el mechekel ! elle ne te connaît pas c’est normal, si elle te voyait elle changerait d’avis ! sauf que, elle ne veut pas te voir ! » ça a l’avantage d’être clair…

Vous avez gobé, pour ne pas vous casser la tête les pires conneries qu’il vous a dites ; du genre j’ai pas répondu parce que je me suis endormi dans la baignoire (va savoir avec qui) ; l’excuse que tous les ducons sortent quand ils font un coup foireux , c’est TU DEVINERAS JAMAIS CE QUI M EST ARRIVE et il te sort hakeya mel 7it !!!

Nous ne parlons même pas de ceux qui du jour au lendemain cessent d’exister et ne donnent plus signe de vie : ils n’appellent plus, ne répondent plus au téléphone. Et vous malheureuse vous pensez qu’il lui est arrivé malheur ! non idiotes mettez-vous dans la tête une bonne fois pour toutes ; IL N’ARRIVE JAMAIS MALHEUR AUX DUCONS, ne vous inquiétez pas, ils ne meurent jamais et n’ont jamais d’accident !! s’il ne donnent pas signe de vie pendant 3jours, c’est qu’ils n’ont plus envie de vous tout simplement ! mais nous ne sommes que rarement digne dans ce genre de situations et les DUCONS profitent de nos moments de questionnements et de harcèlement pour mieux se terrer.

Juste une petite remarque, s’il y un Ducon qui se reconnaît dans ce que je raconte, plus vous ne répondez pas au téléphone plus on appelle. Plus vous nous ignorez, plus on harcèle. Donc si vraiment vous voulez vous débarrasser d’une fille qui n’arrête pas de vous appeler , répondez et ça la calmera un bon coup ! la politique de l’autruche ne marche jamais dans ce cas. Il faut répondre si vous voulez qu’on vous foute la paix. On est comme ça allah ghaleb !! hystérique peut être, mais ce n’est pas parce que on se meurt d’amour pour vous qu’on appelle mais pour comprendre ce qui vous prend. Parce que généralement les jeunes filles en être civilisées aiment le dialogue.

Ah ces ducons, que chacune considère comme une erreur de jeunesse. Moi le roi des cons je l’ai connu à 25 ans à Paris, un artiste soit disant tourmenté. Faut dire que j’ai le chic pour attirer les gens tourmentés. Je devrais faire du social. Et depuis j’ai juré mes grands dieux que l’on ne m’y reprendra plus. Un con ça passe, mais deux cons, il faut être conne pour l’accepter.

Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile...

.« Za3ma meh wine issob ? sérieux ? i7eb i3ares ? wa ella Hekeytou fergha il cherche juste une petite amie mat3 chahar ou 3adi ?! isma3 ana j’ai pas de temps à perdre ya newi 3ala 7awija ya yemchi iched jeneb oumou !! » 98% de la population tunisienne de sexe féminin comprise entre 25 et 30 ans tient le même discours : diplômée d’un bac +5 minimum, ( les bac +4 sont moins exigeantes et plus abordables), mignonne, bent 3ayla, tashar ou tokhroj, ou me terdhach belli ijji, sociable, populaire, ennes el kol yokhtobou fiha men 3and bouha vu que heya mene 3ayla kebira mais heya me et7ebech el mekhdha el 3arbi parce que c’est contre ses principes, qu’elle n’est pas tabba aredh tetbe3 ou tetchere, et de plus vu que arrivée à un certain âge, le flirt poussé ne suffit plus et le garçon la regarde étonné quand elle dit qu’elle est encore vierge, elle a décidé depuis belle lurette de faire enfin sauter ce cadenas qui entrave sa liberté, et a vécu pendant quelques années une sexualité épanouie jusqu’à ce qu’elle se rende compte que autour d’elle c’est le désert affectif et que weld sa7eb bouha elli yokhtob fiha mouch bech yerdha mekhdha 3arbi cinquième main, et que au final, la solution c’est ya etkhayet, et ta3aress ou etsaker fomha, ya elle cherche encore l’homme de sa vie avec qui elle fera l’affaire de sa vie : un mariage d’amour .
Sonia par exemple, et7eb etfol, ou i7ebha. Lui il vit en France. Elle fi tounes ; histoire à distance donc. Ça dure depuis 3 mois . Mesrar, mais masset lasset, twillllllllll ki boulet el sabe7 ( 7achekom), ijtou3eb yesser, associal. Elle, bent 3ayla, jeune cadre dynamique, bientôt trentenaire. Mesrara, ba7bou7a, rou7a khafifa ou sociable. Elle, ses ambitions s’arrêtent à vouloir se marier avec lui sans plus, avec plein de projets. Elle n’est pas réfractaire au mariage, elle n’est pas une phobique de l’engagement, ni une handicapée du sentiment. Elle est déjà prête, mehich mezehza certes, mais kene ijji yokhtob, taw ta3mel nahar el ben guerdane, tahbet etZahez ou etjji, mouch mochkol el zehez, el feyda fel rajel. Lui ses ambitions s’arrêtent à sortir avec elle sans plus, sans aucun projet. Il n’est pas réfractaire au mariage, ce n’est pas un phobique de l’engagement ni un handicapé du sentiment. Weld 3ayla, jeune cadre dynamique, bientôt trentenaire.il a déjà sa maison et sa voiture, un compte en banque fel zero parce que c’est un bon vivant et qu’il profite de la vie, ou mehouch newi yokhtob parce que il veut profiter de sa liberté, il est jeune, ou mahouch mazroub.
Conflit d’intérêt donc haw fehemtou !!!
Dans ce genre de cas, la femelle pour se caser va adopter deux stratégies :
Soit elle va essayer d’appâter le mâle, de le tenter, de se rendre indispensable dans sa vie, de sortir le grand jeu. Peut être que en voyant el jaw elli istanna fih ma3aha, taw ibedel rayou ou iwalli yehbel 3aliha. Ou ijji yokhtobha.
Soit elle va essayer de l’avoir à l’usure. Autrement dit tasber 3alih senine, 3ans minimum, et3adilou, etaffi el dhaw, ken il l’a trompée, ta3mel rou7a ma ratech, ken etgachech tejri etradhi, ken sebha, ta3mel rou7a ma sem3etech etc…jusqu’à ce que oumou temrejou 3ala et 3eress ou howa il se dit me nelkach ma khir menha et ils se marient et tete9leb 3alih alors.
Sonia n’a pas le temps de l’avoir à l’usure, de plus avec elle ce n’est pas la longueur qui compte mais l’intensité. Elle opte pour la 1ere stratégie : le coup de foudre : 7Obek endra chnowa khaleni landra kifech !! haya lemet filessetha, visite surprise el bariz 7Ob ou jaw, Tour Eiffel,3ala Montmartre, 3ala champs elysées 3ala bateau mouche, 3Ala cinéma 3ala diner… ou el 7akika, fi bariz sobHanek ya rabbi, el wa7ed wejhou itetlak bel bared, ou cha3rou itsebseb, 7atta el pluie qui etsob, 7lowa, mouch fayadhanet, ou mouta kif fi tounes. El ghadi et mattar mat3a 7ob, mat3a etched ta chérie et3anek ou etbouss ta7t bortal, meghir ethentil.
Haya walewchi 7ob 7ob mouch normal.
Lem filessetou, visite surprise el tounes, ou heya bech itir bel far7a. Heya cha3raha emsebseb bi kodret hajemet tounes, emnokya, emzeyana, 3aroussa lillet arba3atach 7ob ou jaw, rakcha fel Hawarya, bougies, champagne, bain moussant, sahra fel 7amamet, 3acha fel plazza, kess fel villa didon, tey fi sidi bou saïd. Mel far7a el tofol, mecha ta3aref 3ala omha ou 3arafha 3ala ommou
Haya el kolna fara7ana el Sonia kolnelha ça y’est, c’est dans la poche, ouriri ouriiri !!! sinon brabbi kolouli ech lezzou ikelem omha idha ken mehouch newi 3ala 7ewija men nawe3 khatem ou khobza gatou.
Ou sonia bedet etkanbes, comment elle va faire lui il est en France et elle fi tounes, elle ne peut pas quitter son boulot et elle ne veut pas vivre fel ghorba. « Ti taw bel chowa enrawe7 bih el tounes mais ça c’est une autre stratégie. »
Haya emraw7ine men sahra fel 7amamet ou heya bech etkolou waktech etjib darkom ou etji officiellement.elle n’a pas encore ouvert la bouche que il commence à parler de ses camarades de lycée. Comment est ce que chacun s’est casé, chacun a sa petite vie pépère dans ses petites pantoufles. Il lui dit que un de ses copains lui a posé la question : "et toi waktech fammechi 7ajja". C’est alors qu’il lui répond: "non pas pour le moment, j’ai d’autres ambitions, je ne pense ni a m’engager ni à me marier, mon boulot passe avant tout. » ou sonia etkoul wa7ed sab 3aliha satal ma bared.
Elle est rentrée chez elle, toute triste, elle nous a appelées ; c’est un coup foireux !! il est même pas capable de lui dire les choses en face, mais lui a rapporté sa discussion avec ses potes pour lui faire passer le message. Sonia voit tous ses projets s’effondrer. Elle décide de le quitter sur le champ. Ça ne sert à rien. Et comme dans chaque rupture les secrets d’alcôves commencent à surgir et el khonar itejbed, elle nous lance en riant « mais vous savez, je n’ai pas raté grand-chose, ou ki jet menou khir ! » on lui demande pourquoi elle nous regarde malicieusement, baisse la voix comme pour nous confier un secret et nous chuchote « vous devinerez jamais quel est son vice caché, heureusement que je l’ai essayé avant de l’adopter….
Il a des problèmes d’érections…
Tala3 hawi !! »
J’étais interloquée ; malgré son impuissance sexuelle elle était prête à se marier avec lui !!
Mais ma foi, au suivant…..

Le jour où je me suis inscrite pour voter, j'ai pleuré...


La première fois que j'ai franchi la porte de la mairie pour m'inscrire pour les élections, j'ai senti une fierté et une joie immense de le faire dans mon pays, dans ma ville, pour la première fois de ma vie, j'étais heureuse de faire la queue. Quand j'ai donné au fonctionnaire ma CIN et qu'il m'a tendu le papier à signer, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer...pleurer en me rappelant ces années noires de dictature, pleurer en me rappelant ma fuite en avant vers la France, les démarches pour la naturalisation et leur refus, le désespoir qui m'a envahi à ce moment...de ne pouvoir être française pour avoir le droit de voter au moins quelque part. J'ai longtemps traîné la honte d'être tunisienne, non pas honte de mon pays mais de ces voyous qui le gouvernaient et qui vendaient notre dignité au rabais. Cette dignité bafouée dans les administrations, cette dignité bafouée à l'ombre sinistre des geôles en pleur, cette dignité bafouée dans les files d'attente devant l'ambassade de France. Cette dignité bafouée sous les lèvres haineuses de Marine Le Pen" rentre chez toi sale arabe"...Nous les sales arabes, avons fait une révolution, nous les sales arabes nous pouvons aujourd'hui envahir votre funeste ambassade, témoin lugubre de votre grandeur d'antan, symbole honteux de vos excès colonialistes. Boillon dégage a-t-on crié et lui de s'excuser...
Aujourd'hui pour la première fois de ma vie, j'ai exercé mon devoir mais surtout mon droit citoyen dans mon pays la Tunisie, dans un pays libre enfin. J'ai vu des femmes avec Sefsari, des vieux, des couples , des voilées, des mères de famille, des étudiants, j'ai vu la Tunisie que j'aime aujourd'hui, multiculturelle, hybride, colorée, mais ce que j'ai vu surtout aujourd'hui c'est la fierté retrouvée.
Aujourd'hui, j'ai pleuré la joie de ma fierté retrouvée...
Aujourd'hui j'ai prouvé que je n'étais plus mineure dans un pays qui m'a longtemps mise sous tutelle sous couvert de sécurité. Aujourd'hui j'ai senti que je n'ai pas manifesté pour rien, que je n'ai pas ouvert ma gueule pour rien, que nos martyrs ne sont pas tombés pour rien. Aujourd'hui je peux affirmer que depuis ma note " panem et circenses, le vote des assistés" datant de novembre 2009 et réactualisé en juillet 2010, que la Tunisie a changé et que le fait même de s'inscrire aujourd'hui dans un pays comme le notre est révolutionnaire.
Chers politiciens, beware, we are tunisian...اهنا قيدنا و انت وقتاش؟
Vive la TUNISIE libre, Vive la République!

Monsieur Essid, retournez dormir avec Ahl el Kehf


Voilà un bon bout de temps que la plupart des tunisiens sont accaparés par l'actualité politique du pays, que la plupart des statuts et articles FB ne parlent que de ça, que les notes de bloggueurs aussi, les twitter pareil. Une chose est sûre, nous vivons une révolution quand on regarde en arrière on voit que les réseaux ne servaient qu'à relayer des clips, des blagues et des "akwa vidéo fel 3alam". yekhi hana tala3na akwa cha3ab fel 3alam. tala3na cha3b mouch normal!
Ce postulat étant posé, je voudrais revenir maintenant sur l'action du gouvernement qui par ses réactions me donne l'impression que le fossé mythique entre le peuple et les dirigeants n'est pas l'apanage des pays étrangers, à la différence près, que les autres gouvernement ont été élus, tandis que le notre, auto-choisi. Les circonstances, exceptionnelles de la révolution, auraient voulu que les gouverneurs soient proches des aspirations du peuple. Fort heureusement, beaucoup de ministres se tuent à la tâche, mais malheureusement, d'autres nous prouvent à chaque fois qu'ils font partie de "ahl el kehf" qu'ils se sont réveillés tout à coup et qu'ils n'ont pas compris que la conjoncture politique avait changé. Un régime dictatorial a commencé à se renverser ( je pèse mes mots car il ne l'a pas été tout à fait) et eux continuent à faire comme s'ils étaient encore sous Bourguiba ( SEBSSI) ou pire encore sous Ben Ali ( ESSID). Je ne crierai pas ici à la théorie du complot, ni haro au gouvernement de l'ombre! Non Messieurs, ce que le 1er ministre dit et fait, ce que son Ministère de l'intérieur commande doivent leur être imputés à eux seuls. Ils doivent être tenus responsables, par leur complicité, de ce qui se passe aujourd'hui dans le pays. La kasba 3, comme la majorité des tunisiens, j'étais contre, même si je partageais leurs revendications qui ne sont rien d'autres que des revendications révolutionnaires. Cependant, la récupération idéologique de certains partis islamistes et d'extrême gauche, les échéances électorales ont fait que le timing de ce sit in était très mal venu. Maintenant ce que je dénonce c'est la violence policière excessive. Ces manifestants, pacifiques, ont le droit de critiquer le gouvernement, de manifester leurs ras le bol. De quel droit le gouvernements'arroge t-il le droit de les agresser? qui leur a donné ces prérogatives? Le peuple? j'en doute, car l'une des revendications révolutionnaires était la cessation de toute répression policière inappropriée. Le gouvernement de l'ombre a commandé l'assaut? Laissez moi rire! Depuis que ce nouveau Ministre de l'intérieur est au pouvoir, nous nous comptons plus les exactions commises sur le peuple. L'affaire Feriani d'abord, qui jouit d'une incroyable omerta et aujourd'hui ces jeunes de la Kasba qui ont été arrêtés et enrôlés de force dans l'armée, ces dangereux criminels qui n'ont pas la chance, eux, de se réfugier dans des prisons dorés en Arabie Saoudite. Ces dangereux enfants du peuple qui crient leurs rages et leurs espoirs baffoués de voir une Tunisie meilleure. J'ai rencontré l'un des garçons qui a été arrêté après une conférence avec AZIZ Fall. J'ai rencontré ce dangereux criminel, Souhaib Tarhouni, arrêté par la police, mon Dieu! j'ai pris un thé à la menthe avec ce voyou, à la Médina, avec Fatma Arabicca, Alé Abdallah et W. Mathlouthi. Monsieur le sinistre, accusez nous de complicité. Nous avons discuté de religion, de liberté d'expression avec ce jeune homme ouvert au dialogue, simple ayant des convictions mais près à partager celles des autres. Nous n'avions pas le même avis sur tout, nous étions même très divergents. Mais messieurs les responsables, quand il s'agit de répression, quand il s'agit d'emprisonner les enfants du peuple, et bien là, tous les tunisiens se transforment en lions pour protéger leurs frères. Souhaib c'est mon frère, monsieur le ministre pour la simple raison qu'il est tunisien comme moi, que ce que nous avons en commun lui et moi, ce ne sont pas les tendances politiques et religieuses, mais le drapeau tunisien. Je défendrai corps et âme, sa liberté d'expression même s'il pense différemment. Ironie du sort d'ailleurs, la discussion que l'on a eue ce jour là, était au tour de la sacralité du drapeau et nous avions évoqué ce qui c'était passé à Jendouba quand des extrémistes zélés ont remplacé notre drapeau par un étendard salafiste. Je lui ai dit que l'étendard salafiste réduisait les tunisiens à leur appartenance religieuse, notre drapeau nous réunit tous. C'est pour ça qu'il est sacré. Monsieur le Ministre ce que vous commanditez contre nos frères est indigne. Vos arrestations sont indignes. Plus d'une plainte a été déposée contre vous. Vous n'échapperez pas à la justice, votre heure viendra comme elle est venue pour tous les tyrans. Je le dis encore une fois, libérez les prisonniers de la Kasba, vous n'êtes pas l'avocat du peuple et si vous n'avez pas compris ce qu'est une révolution retournez dormir dans votre grotte avec ahl el kehf, personne ne prendra la peine de vous réveiller.

Free Feriani, Monsieur le ministre, ralliez vous au peuple ou... dégagez!


Aujourd'hui est une date doublement historique. D'abord parce que c'est le 14 juillet et que outre méditerranée, la France fête l'une des plus grandes révolutions populaires qui a eu lieu il y a 3 siècles déjà. C'est aussi une date historique pour nous les tunisiens qui fêtons aujourd'hui le triste anniversaire de notre révolution qui date de 7 ( hachekom) mois déjà. Pourquoi tant de pessimisme? parce que quand je vois le silence honteux d'un ministère de l'intérieur après le kidnapping d'un citoyen tunisien ( oui messieurs, ce policier est avant tout un citoyen jouissant de droits, et les méthodes à la guantanamo devraient être révolues) je ne peux que crier mon indignation face à un état qui se comporte comme un état voyou. Je rappelle mon cher ministre que vous n'avez aucune légitimité et qui si aujourd'hui vous existez c'est pour l'unique raison que le peuple tunisien vous TOLÈRE et ce dans l'unique souci de ne pas envenimer les choses dans un climat socio-politique déjà tendu. Donc n'abusez pas de notre patience et "ma etala3ech el ma lel sa3da". Vous ne faites que confirmer ce que l'on sait déjà de vous, de vos agissements et le fait d'avoir emprisonné Feriani pensant le museler comme au glorieux temps de Ben Ali, ne fait que dévoiler au grand jour que vous ne serez toute votre vie qu'aliénés comme des chiens à des sbires de l'ancien régime. Vous avez l'air d'oublier, cher monsieur, qu'un dictateur vient d'être déchu il y a de cela quelque mois. Vous n'avez pas la carrure d'un dictateur monsieur, et votre ministère n'est qu'un géant aux pieds d'argiles, donc arrêtez de vous comporter comme tel, car vous n'avez pas les moyens pour. Vous faites honte à la révolution et souillez la mémoire de nos martyrs qui ont marqué l'histoire de leur sang, en marquant l'histoire de notre révolution par vos exactions. il est inadmissible qu'un pays en marche vers la liberté accepte qu'un ministère illégitime encore, se permette de marquer l'histoire du premier prisonnier politique post ben ali. Si vous oubliez que l'on a fait une révolution, nous, nous ne l'oublions pas cher monsieur.
Nous avons les tunisiens, la capacité de vous balayer d'un revers de main, ostentatoire, de droite à gauche, monsieur.
Nous avons les tunisiens, la capacité de vous déloger monsieur, d'un mot magique " dégage".
Nous avons les tunisiens la capacité de vous balayer d'un revers de destin, monsieur en chantant comme une formule magique " la boda an yestejiba el kadar"
Pour votre dignité, pour la dignité des tunisiens et pour que le ministère de l'intérieur est un jour une dignité, faites votre devoir de citoyen révolutionnaire, libérez Feriani et ralliez vous au peuple.