elli etkhounha dhar3haha etkoul mas7oura


Comme vous le savez mes chers amis, je me suis retrouvée du jour au lendemain célibataire, jetni talketi la ta9ra la takteb. Passé le choc du premier instant, je voulais savoir quelle mouche a piqué mon cher prince pour qu’il me dise casse toi, je veux plus de toi. Ah ya 7assra 3ala blanche neige et la belle au bois dormant…jamais au grand jamais de mémoire de conte de fée ou même de Harlequins, le mâle ne s’avise à envoyer balader sa belle. Où est le piédestal de l’amour courtois, où sont passés les verts galants d’antan ? exit….

Mon mec à moi, un vrai, un pur et dur, quand il a décidé de rompre il n’y est pas allé par quatre chemins, dégage qu’il m’a dit… et vas y que j’ai pleuré et vas y que je me suis lamenté mais pourquoi mais comment etc…je n’y ai compris que dalle.

Paraît que je suis arrogante, MONSIO préfère sans doute une cruche, une oie blanche, une potiche. Adhrab ou rod lel terkina… le problème avec les mâles c’est que quand ils sont dans la position de chasseur, autrement dit de séducteurs, ils préfèrent les proies difficiles, les filles à fort caractère. Le trophée n’en aura que plus de valeur si la chasse est rude.

Une fois l’affaire dans la poche, le mâle pour être rassuré dans sa virilité doit avoir sous la main cette femelle qu’il a dompté, devant laquelle il doit pavaner comme un coq en pâte et laquelle doit s’extasier waw t’es le plus fort ; waw t’es le meilleur etc… oui oui toi Tarzan moi Jane !!

Pour peu que la femelle se rebelle, ne veuille pas s’extasier devant son coq en pâte ne considérant pas la séduction comme un triomphe mais comme un instant partagé entre deux adultes consentants, elle est reléguée au rang infâme de FEMME INDEPENDANTE !

Ah malheureuse ! ah ingrate, tu as eu le malheur de revendiquer tes droits, tu as eu le malheur de revendiquer ton égalité ! ah fille indigne tu t’es retourné contre ton mâle, moula bitek, tej rassek, que dis-je, sidek, cette race arienne qui a daigné te regarder et te choisir parmi cette masse informe et uniforme des donzelles éplorées menacées de péremption passé les 30 ans…

Tu as osé… tu es maudite.

Et oui !!! j’ étais maudite. Oui mais la grande question qu’est ce qui l’a poussé à me plaquer ?

Plusieurs pistes s’offrent à la vierge éplorée qui vient d’être abandonnée.

Premièrement, la piste de la liaison cachée. Je la vois venir la pétasse qui m’a pris mon mec, une pétasse blondasse manucurasse, qui traîne ses talons dans le Babylone à la recherche du premier con qui tomberait sous son charme. Connasse… el hem maktharhom, ya dini, el wa7ed bech bientôt ellizouh à commercialiser les ceintures de chasteté pour homme avec détecteurs de pétasses. En bonne femme qui se respecte, j’applique les recommandations ancestrales de nos grand-mères. Scanner du cou à la recherche d’un rouge à lèvre ou d’un suçon suspect. Ensuite se ruer sur ton tel qu’il a oublié sur la table et vérifier s’il n’y a pas de nouveaux noms à consonances suspectes de préférence effacer ceux qui finissent par A, donc presque tous ce qui est féminin, el hem , kel jarade… kathra bla barka. Ensuite passage obligé par son pc portable, sa messagerie, etc… et là je découvre que monsieur fricote à droite et gauche sur Facebook. Mais jusque là le pauvre, rien de bien méchant, toutes celles avec qui il discutait ne lui répondaient pas… mon dieu qu’ai-je fait pour hériter d’un invendable !! bien fait pour lui en tout cas J’ai découvert une ancienne connaissance à qui il dit « chéri », une autre « tu me manques » et enfin une dernière dont il veut voir absolument la photo. Comme la meilleure défense c’est l’attaque, il m’a sorti mes vieux dossiers, de quand j’étais une pute vous savez, juste avant de le connaître, lui elli starni, ou lemlli sa9aya…

Donc à part quelques tentatives de drague avortées, rien !

Exit la liaison secrète. Pfff ça aurait été trop beau pour être vrai ! la seule blonde avec qui il me trompe au Babylone, c’est sa bière la divine Seltia et comme par hasard, son nom finit par un A! ( je vous ai dit, 3Andi el tabe3a)

Deuxième piste, la piste familiale : très souvent se créent des tensions entre les deux familles. Peut-être qu’on ne m’appréciait pas trop de son côté et qu’on a essayé de l’influencer. Je contacte sa sœur, qui était la première étonnée de sa réaction. Sa mère aussi m’appelle et ne comprend rien aux décisions de son fils. Sa mère c’est une chouette femme. Je l’admire et je l’aime beaucoup. Elle me demande d’être patiente et qu’elle allait creuser à son tour. Donc du côté familial, RAS.

Exit la piste familiale…

Troisième piste, les problèmes personnels : mon mec c’est un rockeur dans l’âme, un destroyed comme il aime bien le jouer des fois. Il est entouré de démons, et fait tout le temps des cauchemars. même que des fois il discute avec Azraïl, Nietche et Marx. Ils parle à tout son petit monde imaginaire sauf à moi. C’est ça son plus grand problème, je vis dans ses silences…

Piste des problèmes perso à creuser…

Voilà donc moi pauvre Jolanare en pensant tout et son contraire, je l’ai appelé, demandé des explications chey !! il disait tout et son contraire. Que pense une femme dans cet instant de trouble intense ?!! quel est le refuge des âmes perdues dans ces moments d’inquiétude … et voici que par un moment d’illumination je m’écrie ouh rajli mas7our…

Ouh Se7rouhouli… ikeb sa3dhom benet el haram… je cours de ce pas prendre une douche pour me purifier, je prends le tapis de prière et enkeb ra9atine salat el istikhara. Ya rabbi ya rabbi… ya rabbi ken fih el khir… ça faisait deux ans que j’avais pas prié. El muslem ma itfaker rabbi ken wakt el chedda. Haya bekit, de3it, salit…

Et me sentant mieux, ou ya rabbi issamahni, jebedet el karta ou k9adet endeguez. J’avais des dons de cartomanciennes qui apparaissaient selon leur bon vouloir et selon mes humeurs. Je prends mon tarot de Marseille commence à poser des questions et à tirer les lames. Je sors celle de deux épées croisées ;cela signifie la dispute. Mais oui, ça je le sais… ensuite j’inspire un bon coup, tire une autre lame et devinez ce qui me sort !! rahou sa3di makboub !! la carte du mariage à l’envers !!! entre 36 cartes, je n’ai eu la chance de tirer que celle là !! malla zahar ya nari 3ala rouhi mouch bech en3aress !!Wallit nebki ou enmakhet !Bon je vais pas me marier c’est un fait ! ama 3alech ?

Sur ce je sors une autre carte. Et au malheur !! pire encore !! c’était celle d’une maison à l’envers ce qui annonce allah yoltef bina ou 7acha men yesma3, elli howa mesHOur !! je le savais !! wallah j’en aurais mis ma main à couper se7rouli rajli. C’est la seule explication à ce qui se passe dans sa tête. Je retente 2 ou 3 fois, la même lame sort. Ya nari !!Moi je le sentais au fond de moi, mais là haw rekbetou jenya smella la3dhim. Taw na3mel wa3da el sidi 3Ali ben 3abid, chey lellah !!

Donc svp, chers amis, chers lecteurs, si vous connaissez une bonne degueza, idiha etjemed el ma, etdewi el se7er et autre maladies personnelles, n’hésitez pas à me contacter sur facebook . C’est une question de vie ou de mort !

Merci !

Quand les tunisiens, yet3adew 7 bhour bla visa...à la Maison Banche, yes we can!


Aujourd'hui, il a plu comme vache qui pisse, et les tunisiens, qui mériteraient de recevoir le prix nobel de l'humour (noir), n'ont rien trouvé de mieux que d'envahir les murs d'Obama en signe de solidarité avec les américains.A l'heure actuelle, le mouvement #trollingobama a battu le Guinness World Record de Greenpeace en dépassant les 100.000 commentaires en moins de 24H. Great!
Aujourd'hui, la haine de l'américain a laissé place à la solidarité humaine, les civilisations sont multiples, mais la misère qui nous a réuni, elle est une. La misère a ceci d'unique, qu'elle transcende les ethnies et les pays pour avoir un seul visage, celui du désir de révolte et un seul étendard, le drapeau tunisien, un seul mot, dégage... quand pour la première fois de l'histoire, notre cher drapeau remplace le visage indétrônable de Che guevara pour symboliser la révolte, je puis affirmer que ce petit pays est sans doute le plus grand de ce début du 21e siècle...car ce n'est plus un homme qui a inspiré les révoltes du monde , mais un peuple entier qui trace son épopée. Quel autre pays, a compris que même sans visa, il pouvait manifester aussi bien à la Maison Blanche, à l'Elysée que sur les territoires occupés de la Palestine?
Les tunisiens ont commencé leurs révolutions via Facebook, aujourd'hui leur solidarité s'est exprimé par milliers en usant de cette arme redoutable qu'est "el tanbir". Le rire est l'arme du pauvre... c'est notre politesse du désespoir...
Certes, nous n'avons pas d'argent mais nous avons nos plumes et nos claviers et l'histoire se souviendra toujours du grand peuple d'un si petit pays...Le tunisien est le seul capable yet3ada 7 bhour bla visa...
A Obama je dirais: Before it was the american dream, today it's the tunisian dream
A Sarkozy je dirais: Nous vous avons exporté notre savoir faire national ( c'est gratuit)
A Natanyahu: Don't go to hell, but go to Israël
A Hannibal TV: Chokran Be3ith el Facebook ama el t7in howa howa...
A Ghanouchi: si nous ne connaissions pas autant de langues, ya cheikh bousennin, nous n'aurions pas été un si grand peuple...

Ce n'est pas Chuck Norris qui a choisi d'être tunisien... c'est la tunisie qui a choisi Chuck Norris pour qu'il soit américain!

Ps à Ghanouchi; c'est parce que les tunisiens sont polyglottes qu'ils peuvent se vanter d'être partout aujourd'hui. Ne tentez pas de tuer la seule richesse que notre peuple possède: ce que vous appelez pol(lution) linguistique ça s'appelle en langage savant pol(y) linguisme. Ne tentez pas le diable... vous serez étonnés de voir que nous sommes ses avocats...

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Jolanare

Depuis des éternités, elle a pas tellement changé lafrance...mais la Tunisie si!


Aujourd’hui, nous sommes le 27 octobre 2011 en Tunisie. Je rappelle la date pour rappeler l’histoire à ceux qui semblent aujourd’hui souffrir d’amnésie partielle ou faire semblant…130 ans depuis le traité du bardo de 1881, qui plaçait la Tunisie sous protectorat français. Depuis il y a eu l’indépendance en 1956, une présidence à vie puis une dictature à laquelle le peuple tunisien fort heureusement privé du savoir faire français a su mettre fin, par la force incantatoire de son destin chanté dans l’hymne national peut être…par hasard ou encore par un coup d’état savamment orchestré, le peuple tunisien s’est débarrassé d’une dictature.

Pour le tunisien, « lafrance » n’est autre que ce pays si proche et si lointain qui a cautionné la dictature des années durant, qui en voyant un soulèvement populaire s’est rangé du côté du tyran là où la charte des droits de l’homme dont les français sont si fiers et si peu dignes, aurait voulu qu’elle condamne le dictateur, non ceux qui se soulèvent pour leur dignité… « lafrance » même après la révolution a continué sa répression en refoulant à sa frontière une poignée de jeunes migrants portant l’espoir d’un avenir meilleur, alors que les tunisiens peinant à se redresser ont ouvert leurs frontières et leurs coeurs à tous les réfugiés en provenance de Lybie. Quand les français se payent le luxe de ne pas aller voter, les tunisiens sont debout, des heures durant, sous un soleil de plomb, à attendre que vienne leur tour pour exercer pour la première fois de leurs vies, leur devoir patriotique et leurs droits de citoyens. Vous êtes un peuple déphasé, chers français...toujours un train de retard sur l'histoire.

Je suis scandalisée aujourd’hui en écoutant Monsieur Alain Juppé « La FRANCE va rester vigilante. LAFRANCE VA DIRE : attention, il y a une ligne rouge qu'il ne faut pas franchir et POUR NOUS la ligne rouge ce sont un certain nombre de valeurs et de principes démocratiquescomme l'alternance démocratique, les droits de l'homme ou encore l'égalité homme-femme NOUS ALLONS être très vigilants et NOUS AVONS les moyens d’exprimer cette VIGILANCE ( …) NOUS allons mettre en place une AIDE (…) c’est DANS NOTRE INTERET. CETTE AIDE, NOUS l’apporterons DANS LA MESURE OU LA LIGNE ROUGE ne sera PAS FRANCHIE». Monsieur, lors des élections, c’est de la Tunisie qu’il s’agit, pas de la France… la nombre de fois où vous employez « la France va » et « Nous » est symptomatique de votre sentiment de supériorité et de votre nombrilisme. Ah égo démesuré...

Monsieur Juppé, je vous demanderai d’abord de balayer devant votre porte, car si la Tunisie a des leçons à prendre ce n’est surtout pas d’un ministre des affaires étrangères, ex maire de bordeaux, qui est intervenu en 1995 en faveur de son « pauvre » fils pour diminuer le loyer de son logement relevant de la propriété de la ville de Paris et qui a en plus entamé des travaux aux frais du contribuable… En 2004, Juppé est condamné 18 mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité.

Quand la douce France accepte en son gouvernement des ministres voyous, il est fort mal venu d’intervenir dans les affaires d’un pays souverain . Si les français, peuple de poltrons et de faux culs, a eu la bêtise de vous accepter en tant que ministre, je n’accepte pas, en tant que tunisienne et en mon pays, qu’un voleur vienne me faire la morale et me donner la charité, et je parle au nom de tous les tunisiens. Cher Alain Juppé, si vous croyez aux valeurs que vous défendez et si la France appliquait les valeurs qu’elle veut imposer aux autres, vous seriez derrière les barreaux monsieur. Mais la France à qui l’on ne doit rien aujourd’hui, d’une condescendance scandaleuse applique à la lettre « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Nous ne sommes plus sous tutelle, cher ministre, et vos menaces envers notre pays est encore une fois une honte pour vous, car après tout ce que je viens d’exposer, la Tunisie a plus à vous apprendre, vigilance, ligne rouge etc. nous vous mettons en garde monsieur, de ne pas les franchir les lignes rouges et nous, les tunisiens, n’avons pas attendu la France pour chasser un dictateur, nous ne vous attendrons pas, si notre démocratie est menacée. Nous avons su gérer notre pays SANS VOTRE AIDE et nous continuerons la lutte sans votre aide et vos positions de néocolonialistes. Nous avons fait des élections démocratiques et sommes libres de mettre qui bon nous semble à la tête de notre pays, islamiste, conservateur, libéral, athée, nazi… le choix du peuple s’est exprimé par le peuple et sous la vigilance du peuple. Vous oubliez que vous-même la France sous tutelle de l’Europe ne commandez plus rien…C’est l’hôpital qui se fout de la charité… De plus, et fort heureusement, la France n’est pas le seul pays au monde avec qui la Tunisie traite, le monde est vaste monsieur et ne soyez pas étonné d’une nouvelle configuration géo-économique de notre pays… Je ris de voir qu’une civilisation sur le déclin vienne faire la leçon à une civilisation naissante… Votre jeunesse s’assied sur votre monde en ruine monsieur…

Nous ne sommes plus en 1881 sous protectorat, nous savons nous protéger et encore mieux sans l’importation de votre savoir faire national… Le gouvernement de Sarkozy est la pire chose que la France a subi. Pauvre France… J’espère qu’un jour les français feront à leur tour une révolution en s’inspirant de la notre et alors monsieur nous nous montrerons vigilants en vous apprenant à respecter la dignité des autres. Cela, monsieur, vous semblez encore aujourd’hui l’ignorer… En guise de conclusion, je m’abstiendrai de dire « ta gueule Juppé » je cède la parole à votre cher Renaud :

Etre né sous le signe de l'hexagone,
C'est vraiment pas une sinécure,
Et le roi des cons, sur son trône,
Il est français, ça j'en suis sûr.




And now shut up!


بربي يزيو بلا بكى أو بلا قحب امريش لا نلعج عليكم كي جلال بريك توا. باللهي إتلومو على النهضة شكون هز منكم رب تليفون وإلا دق على جارو وإلا امشى لشعب إلي إتسبو فيه و قال رد بالك من النهضة؟ شكون فيكم سيب رب البيسي و هبت للمرشي؟ شكون فيكم ساهم في توعية الشعب ماغير ما عمل على الأحزاب؟ ياخي السياسة في تونس تنحصر في التكتل، القطب ؟ مو الكلنا توانسة وتونس لينا الكل. توا يزيو بلا بكى وبلا خنان... الكلنا يلزمنا نخدموا على روحنا مش زعام كن في ميتنغ في القبة و- المظاهرات في محمد 5; هيا توا هنا خرينا خرية بيهم المظاهرات...تونس ماهيش كان العاصمة، انشالله هذا كف باهي فيقكم على رواحكم؛ نهار إلي تخدموا خدمة صحيحة اجاو سبو لعباد، أما توا، احترموا إرادة الشعب أو سكرو إفمكم أو اخدموا، تونس ماهيش كان الاحزاب، زعام كان فل الفم الحارك و "الزكربرغ"

Le peuple a voté, ainsi soit-il...


Après des mois d’attente, de propagande électoraliste, et de matraquage médiatique, el nahdha semble remporter la majorité aux élections de la constituante. La gauche jusque là, très divisée, l’est encore plus aujourd’hui et doit dès à présent se remettre en question. Hier, j’ai fait un petit tour d’horizon des tendances de vote dans mon entourage. Coupée de la réalité du terrain puisque que je vis en grande partie à Tunis, j’ai vu avec effarement mes proches voter el nahdha. Je leur ai demandé pourquoi ? ils m’ont dit que c’est le seul parti qu’ils connaissent avec le CPR. Vous ne connaissez ni el kotb ? ni le POCT ? ni Ettakatol ? ni le PDP ? C’est qui ça ? qu’ils m’ont dit. Indépendamment des moyens faramineux dont dispose el nahdha, ce parti a fait un travail de proximité très important. Je ne reviens pas sur le populisme, l’appât d’une classe populaire grâce à l’argent et la promesse d’un avenir religieux meilleur. J’ai toujours condamné ces agissements, mais force est de constater qu’ils ont fait un travail très professionnel en matière d’occupation du terrain. Nos voisins ont reçu la visite des membres de ce parti qui appelaient à voter pour eux, des tracts ont été distribués, etc. Ils ont occupé le terrain à un moment où la gauche, élitiste, s’occupait de meetings, de rassemblements et de manifestations… Pour réussir en politique, il faut aller voir les gens, et non attendre que les gens viennent vers nous. Il faut se faire connaitre, envoyer des bénévoles, comprendre les attentes du peuple et essayer d’y répondre. Il faut apprendre à exister dans les régions, dans les villages et non s’entourer d’une élite et fonctionner uniquement avec elle.

Les gens à qui j’ai parlé hier, ne m’ont pas parlé de conviction en votant el nahdha, ni du fait que ce parti promettait monts et merveilles, ils ont tous souligné le manque de connaissance des autres partis. Ils m’ont dit "si tu nous avait demandé de voter pour un autre on l’aurait fait, mais nous on savait pas". Un seul m’a dit qu’il avait lu leur programme et qu’il en était convaincu, sans comprendre pour autant le modèle sociétal que ce parti offrait. Aujourd’hui la division en partis semble révolue, celle de rassembler des tendance conservatrices etd’autres plus progressistes semble plus à même d’expliquer la réalité du terrain dans une Tunisie qui se cherche encore et qui croit se retrouver dans un repli identitaire panarabiqueet islamique qui apparaît comme une réaction à la souffrance et les exactions commises des années durant par l’Occident. Qu’on ne vienne pas nous faire la morale aujourd’hui en Tunisie quand l’Otan et la France ont ouvert à nos portes le péril islamiste le plus dangereux qui soit. Qu’on ne vienne pas aujourd’hui critiquer un islamisme parvenu grâce aux urnes, quand pour du pétrole, on facilite la mise en place d’un nouvel AQMI. Des reporters de TF1 étaient venus nous voir la semaine dernière pour nous demander si nous craignons el nahdha et les islamistes. (C’est à la mode en ce moment…) Nous avions répondu que nous respectons ce parti qui a sa place sur l’échiquier politique, s’il respecte à son tour le jeu de la démocratie d’autant plus qu’il sera élu démocratiquement. La réponse ne leur a pas plu apparemment, ils ont rajouté, "de quelle Tunisie rêvez vous, avec ou sans les islamistes?, nous avions répondu "tout le monde a sa place ici, nous rêvons d’une Tunisie plurielle et pour tous". Tout cela a été coupé au montage. La présentatrice vers la fin disait en plus :" les tunisiens redoutent la montée des islamistes". Les médias occidentaux ne valent pas mieux que AL Jazira dans leur populisme.

Enfin le mode de répartition des sièges au sein de la constituante est fait de telle sorte que il n’y aura pas de parti majoritaire grâce à la proportionnelle. De plus les alliances entre les partis seront déterminantes par la suite. Respectons le vote de chacun et ne cédons pas à la psychose. La Tunisie a réussi avec brio ses premières élections. La démocratie c'est aussi accepter que l'autre gagne.Le peuple a voté, ainsi soit-il…


Un soir de 14 janvier....

Un soir du 14 janvier, un homme dans l’avenue Bourguiba, seul, imposant, occupant l’espace et marquant l’histoire à jamais… c’est à lui que je rends hommage ce soir à travers ce post هرمنا من اجل هذه اللحظة التارخية., parce que la Tunisie a vieilli, Nous avons vieilli de 55 ans…et nous avons fait une révolution. Quand on me dit que la révolution commence demain, je ne suis pas d’accord, elle finit demain. Le mot révolution, ne signifie pas la même chose en arabe « thawra », on parle de la révolution d’une planète par exemple, c'est-à-dire le temps pour un astre d’accomplir sa trajectoire et de revenir au point zéro. La révolution est donc d’abord une notion temporelle qui signifie la fin d’un cycle. La révolution est ce point T de l’histoire où tout bascule, où un temps finit pour laisser la place à la naissance d’un nouveau monde. C’est cet instant de l’histoire où tout devient possible le pire comme le meilleur…demain une page de la Tunisie se tourne et une autre s’ouvre, construisons-la ensemble. Pour la première fois de l’histoire de la Tunisie, les gens vont se déplacer pour aller voter de la manière la plus démocratique qui soit. Demain, la liberté ne sera pas qu’un mot, demain quand mon doigt glissera mon enveloppe cachetée dans l’urne, je me sentirai libre pour la première fois. Un jour je dirai fièrement à mes enfants, le 23 octobre 2011, j’avais 31 ans j’ai voté, venez je vous raconterai l’histoire de votre pays, avant que de le lire dans les manuels scolaires. Nous écrivons demain, la mémoire de la Tunisie. Votons si ce n’est pas pour nous, faisons-le pour nos enfants…

هرمنا،هرمنا من اجل هذه اللحظة التارخية.


هرمنا من اجل هذه اللحظة التارخية...و سقينا حفات و ريقنا شاح...البطال و خدام الحزام، العرفة و الخديمة، الكلوشار الي شراوه بالفلوس، ورجل الأعمال إلي أعطى الفلوس وبنت الفميليا والملهط، المدينات والزعبنات، أولاد الفميليا وأصحاب السو، الميبون، القحبة؛ العزوزة، والسارق إلي شدتو، الصبية و البايرة، بو العيلة و الاتيم، بولحية، بو شورت، بوبيرسنغ و إلي ابيع فلمعدنوس، المنتن وإلي احك بالسوق الحار، إلي مش راجل واحس في روحو راجل أو نص، مصناًن وإلي يمشي للحمام...لبيض، لخضر، والكحلوش.... الخوانجي و الزبرات، بونجمة، بوحمامة، بو منجل، بو حوتة، بو مرايات، بو هلال، بو زيتونة........
.غدوة كينو عيد زغرتو يا نساوي،غدوة تونس الكل تنتخب، غدوة بش نكتبو التاريخ، محلها بلادي، ومحلاهم أولاد بلادي...على كل لون يا كريمة أما لونا واحد أحمر أو أبيض..هيا غدوة سوق أو دلال، وإلي غاب، غاب قسموا.....

Le dieu des iconoclastes, variations autour d'Allah

La polémique qui enfle de plus en plus au sujet du film Persépolis indépendamment du fait qu’elle détourne le message initial du film qui est celui des dangers de l’Islam politique, tourne « officiellement » autour de la représentation de Dieu. La semaine dernière j’ai demandé à des internautes de me parler de la représentation qu’ils se faisaient enfants de Dieu ou de leurs dieux. Aucune personne n’a parlé d’une entité abstraite ou transcendante. Tous en appellent à des rapprochements concrets et matérialistes[1] les plus fréquentes étant celle d’un vieillard à la barbe blanche.

Pour rappel, le nom d’Allah dans la période préislamique désignait l’un des dieux qui avait sa statue chez les kurayshites et qui représentait un dieu créateur qui avait des filles comme Al-ʿUzzā, Al-Manāt et Al-lāt . C’est pourquoi, le père de Mahomet se prénommait « Abdallah » et ce avant même que l’Islam n’apparaisse. Allah était déjà représenté dans el Jehilya sous forme de statue et Abdallah est à l’origine un nom que ne fait que rappeler le polythéisme mecquois.

Si les islamistes se font les chantres du monothéisme, je ne pense pas que je me fais la même image qu’eux de mon Dieu, même s’il porte le même nom d’Allah. Leur dieu à eux est le dieu jaloux des juifs et cela n’est pas étonnant si l’on rappelle que selon certains islamologues, le nom Allah dériverait du nom juif Elohim . Mais le rapprochement va au-delà de la parenté phonique, puisque le dieu des intégristes est un dieu vengeur et colérique. Mon dieu à moi est différent du leur, mon dieu est amour, mon dieu est pardon, je discute avec mon dieu et il me laisse l’espace de la réflexion. Il m’arrive de lui en vouloir de lui tourner le dos, de revenir dans mes moments d’égarement. Mon rapport à Allah est un rapport mystique qui ne souffre pas du souci éminemment terrestre de la rétribution : celui du donnant-donnant. Faire ses prières pour avoir le paradis…

Pendant longtemps, les islamistes ont plus eu peur de Ben Ali que de Dieu. Je m’étonne aujourd’hui de voir ces chevaliers de la 25ème heure manifester pour cette transcendance qu’il n’avait pas eu les couilles de défendre par le passé. D’aucuns diront qu’ils ont passé le temps à maudire Ben Ali en silence, des années durant… jusqu’à ce que Dieu les exauce et provoque la chute du tyran. C’est l’essence même du respect de la volonté de Dieu que de prier et d’attendre. Sans leur aide, sans leurs armes, sans leurs vociférations, un tyran est tombé, par miracle diront certains, c’était prévisible diront d’autres. Toujours est-il que, selon une lecture religieuse, Dieu l’a châtié. Chers Ayatollahs ne cherchez pas à venger Dieu, il s’en chargera tout seul, comme il l’a fait en Janvier alors que vous vous terriez dans vos cachettes et que vous engraissiez à Londres pour vous donner sur un plateau d’argent cette putain de liberté. Ne vous faites pas l’avocat de Dieu, il n’a pas besoin de bras armé, par le chaos que vous provoquez, par votre violence, vous me faites pensez au « diabolos » qui en grec veut dire division, désordre. Vous n’êtes que les avocats du diable par votre double discours, vous n’êtes que les tristes héritiers de la langue fendue du serpent d’Adam et Eve. Par votre haine du prochain, vos barbes hirsutes, vos yeux exorbitants, vous ressemblez plus à des démons qu’à des anges, que vous êtes loin du Dieu de bonté que je me figurais enfant. Allah a 99 noms. Est-ce une hérésie de limiter les noms à 99, lui qui représente l’absolu ? Est-ce une hérésie que de dire que Allah a autant de caractéristiques que de noms ? N’est-ce pas à la fois réducteur mais aussi une forme linguistique de polythéisme ?

Enfin est-ce une hérésie de se représenter Allah avec autant de traits qu’il y a de noms ? Se pose encore la question du signifiant et du signifié élaborée par Saussure. Le signifié ( ce dont on parle) peut être un mais le signifiant (la forme concrète par exemple le mot) multiple . Est-ce à dire que Allah se cantonne à un signifiant unique, à une seule représentation qui ne doit même pas exister parce que interdite ?

L’image d’un Dieu à la barbe blanche et aux cheveux longs donne plus envie à un enfant de croire en lui que vos barbes noires, vos serouels de talibans et vos fem-tômes vêtues de Beurk-ah…j’ai beau regarder, je ne vois pas de "nour" sur vos faces obscurcies d’obscurantistes. Vous occultez ce que Dieu lui-même a créé… Je ne connais d’hérésie plus grande que celle de jeter un voile sur ce que Dieu a créé de plus beau le considérant comme souillé… Vous pensez être habités par Dieu mais seul le sheitan qui décuple vos fantasmes vous habite. Et ô mon Dieu, comme vous finissez par lui ressembler…simetihom 3ala woujouhihem.



[1] Je publierai dans le post qui suit les témoignages des internautes. Vous pouvez en consulter quelques uns sur ce lien http://www.facebook.com/note.php?note_id=10150341226924165

Histoire du mari cocufié par son âne


On raconte qu’un homme, qui était marié et exerçait la profession de portefaix, possédait un âne dont il se servait pour son travail. Sa femme était très grasse et d’une corpulence fort charnue : elle avait une vulve très grande, très fournie en chair, et excessivement large. Son mari au contraire, avait une verge petite et molle. Aussi le détestait-elle à cause des faibles dimensions qu’avait son membre, tant en longueur qu’en grosseur, et surtout parce qu’il remplissait rarement le lit conjugal. Il était assez peu vigoureux pour cette action, tandis qu’elle, avide coït, ne s’en serait jamais rassasiée, même en s’y adonnant jour et nuit, à ce point qu’aucun homme n’aurait pu la satisfaire et qu’elle aurait tenu tête à tout le genre humain. S’il lui fût arrivé de mettre une bonne fois la main sur un homme, elle ne lui eût plus laissé retirer son membre de sa vulve, même pendant le temps que dure un clignement d’œil.
Cette femme portait toutes les nuits de la nourriture à l’âne. Comme elle faisait souvent attendre son mari, celui-ci, à son tour lui disait : « pourquoi es-tu restée aussi longtemps, ô une telle ? » elle répondait : "je me suis assise à côté de l’âne et j’ai attendu qu’il eût mangé, tellement son état de fatigue m’a causé de peine. "
Cela dura ainsi un certain temps et le mari ne soupçonnait aucun mal. Il rentrait d’ailleurs chaque soir très fatigué de son labeur journalier et allait se coucher de suite, laissant l’âne aux soins de sa femme. Or celle-ci avait pris avec cet animal l’habitude suivante, combien Dieu l’avait rendu abominable ! Lorsqu’arrivait l’heure de lui donner à manger, elle s’approchait de lui, lui ôtait le bât et se le plaçait sur le dos en serrant les sangles autour de son corps ; puis elle prenait un peu de son crottin et de son urine qu’elle mêlait ensemble et dont elle se frottait l’entrée de la vulve. Cela fait, elle se campait sur les pieds et sur les mains, à portée d’âne, et prenait position, sa vulve en face de lui. Celui-ci s’approchait, flairait sa vulve et, croyant avoir devant lui une bête de somme, sautait sur elle. Dès qu’elle le voyait dans cet état, elle saisissait son membre avec une de ses mains et en introduisait la tête à l’ouverture de sa vulve. Celle-ci s’élargissait de telle sorte que le membre, pénétrant peu à peu, finissait par s’y loger entièrement et provoquait l’arrivée de la jouissance.
Cette femme trouva ainsi pendant assez longtemps ses plaisirs avec le baudet. Mais une certaine nuit que son mari était endormi, il se réveilla tout à coup avec le désir de caresser sa femme. Ne la trouvant pas près de lui, il se leva tout doucement et alla à l’écurie. Quel ne fut pas son étonnement quand il la vit sous l’âne, pendant que ce dernier faisait agir sur elle sa croupe qui se levait et s’abaissait ! il s’écria : « que signifie cela, Ô une telle ? » mais elle se dégagea avec rapidité de dessous l’âne et se prit à dire : « Que Dieu maudisse celui qui n’a pas pitié de son âne ! » « Mais enfin ! qu’est ce que tout cela veut dire ? »reprit le mari. « voici ! répliqua la femme. Lorsque je suis venue apporter de la nourriture à l’âne, il l’a refusée : j’ai reconnu par là qu’il était très fatigué. Je lui ai passé la main sur le dos pour voir ce qu’il avait : il a fléchi le rein. J’ai supposé alors que c’était son bât qui était trop lourd, ce dont j’ai voulu m’assurer en l’essayant. Je l’ai donc mis sur mon dos et il me paraît excessivement lourd. J’ai trouvé l’explication de sa grande fatigue. Crois-moi, si tu veux conserver ton âne, ne lui fais plus porter de si lourdes charges ».
Apprécie, d’après cela, les ruses des femmes et ce dont elles sont capables.

Ils ont les armes, nous avons les urnes

Aujourd’hui, il paraît que les fervents défenseurs de Dieu se soient donné le mot pour investir les rues de Tunis et exprimer leurs colères face à une représentation blasphématoire dans un film. Le fanatisme religieux n’est pas le monopole de l’Islam, les inquisiteurs chrétiens ont eu eux aussi leurs jours de gloire. Une question me taraude : doit on considérer cette liberté d’expression dangereuse pour la démocratie ou n’est-elle qu’une forme non conventionnelle d’exercice de la démocratie. Car si l’on s’en tient au discours de plusieurs salafistes, ces manifestations relèvent de la liberté d’expression mais là où le bât blesse est que cette liberté d’expression n’est qu’un prétexte à l’établissement d’une pensée unique, dangereuse parce qu’elle ne conçoit pas en son essence même, d’être discutée. En mon sens ce n’est pas l’expression de leur révolte contre ce qu’ils appellent une insulte au sacré qui me dérange, c’est la forme que cela prend : la violence même si elle reste minoritaire a ceci de pernicieux qu’elle finit toujours par donner raison au plus fort surtout dans une période de transition démocratique dont la fragilité ne cesse d’ébranler le processus lui-même. Je n’en veux pas à ces salafistes qui manifestent, j’en veux à ceux qui cèdent à la terreur islamiste comme ils ont cédé précédemment à la terreur benaliste. Nous subissons aujourd’hui les abus de la victimisation islamiste- sioniste pardon salafiste et leurs débordements n’a rien à envier à ceux qu’ils ne cessent de dénoncer. Il est certain que les islamistes ont subi les foudres de benali mais ils ont été l’alibi de la dictature que nous avons vécu pendant 23 ans. Aujourd’hui à qui profite le crime ? Nous tombons ainsi dans ce petit jeu pervers de préférer la peste au choléra. Dans l’état actuel beaucoup disent préférer el nahdha courant islamiste qui paraît aujourd’hui modéré. Cette foule vociférante n’est pas plus guidée par le désir de défendre Dieu, loin s’en faut, que par celui d’imposer une idéologie hégémonique.

J’ai été étonnée récemment par une vidéo circulant sur FB montrant une envoyée spéciale tunisienne portant le voile. Cela ne m’a pas plus étonné que de voir une jeune femme tête nue. Cependant ce qui m’a choquée, c’est les commentaires disant el hamdoullilahi de voir ça etc. Ces personnes qui font l’apologie du port du voile semblent occulter le fait que c’est d’abord un acte de foi personnel et que ça ne devrait en aucun cas être politique. Mais beaucoup ne font que de la récupération de symboles pour montrer qu’ils sont les plus forts et c’est à celui qui gueulera le plus…

Enfin la polémique autour de Persépolis me rappelle plus que jamais la parabole du fou à qui on montre la lune et qui regarde le doigt…

Un seul mot d’ordre… aux urnes citoyens !

Sept femelles capitales à décapiter 1- ellomou en7ebou ou nekrah omou...


Dans la vie d’un homme, il y a sept femmes capitales que chaque femme qui se respecte se doit d’exterminer en subtilité ou d’une manière directe, chacune sa façon mais l’objectif est le même : les éliminer ad vitam aeternam de sa vie une fois que c’est vous qui y êtes entrée : sa mère, sa sœur, son ex, sa collègue, sa voisine, sa cousine et sa meilleure amie.

La première du palmarès c’est bien entendu sa mère : toute femme une fois mariée se doit d’éradiquer cette femelle envahissante qui ne relève ni de la maîtresse occasionnelle, ni de l’ex hyper présente. Le danger que représente la belle mère est si pernicieux que celles qui sont parvenues à le combattre méritent le prix nobel de la Queen of the World. La belle mère a le chic de vous faire ressentir toute votre vie, que si ce n’était son gentil garçon vous seriez au jour d’aujourd’hui une vieille fille beyra et que son fils vous a sauvé de la masse informe de ses filles cherchant désespérément un mari. Les plus chanceuses seront celles dont le mari est un orphelin qui ne demande que l'affection que vous seule êtes capable de lui fournir sans aucune CONCURRENCE; La belle mère est le symbole même d'une mezya qu'elle croit vous faire et que vous n'assumez pas... c'est à dire avoir mis au monde et ( élevé c'est un bien gros mot quand vous mesurez tout le travail qu'il vous reste à faire pour réparer les dégâts faits à votre mari) le prince de vos rêves... elle vous fait sentir qu'elle vous a permis de réaliser vos ambitions dans la vie. La belle mère est la rare femme que l'on sent pas et que l'on doit supporter pour garder son mari, parce que lui et sa mère c'est un package. Je suis sûre en voyant les mères tunisiennes qu'elle sont au fond des mères juives: possessives et culpabilisantes à souhait!

Votre belle mère résume à elle seule tout ce que vous détestez le plus chez votre mari :1) s a famille 2)sa mauvaise éducation de macho, 3) son manque de responsabilité 4) sa calvitie précoce. Cette pauvre bique est toujours là pour rappeler à son fils bien aimé qu’elle a mal quelque part, qu’elle risque de mourir à tout moment. Pire que votre mère, qui passe son temps à vous faire culpabiliser parce que vous ne venez pas assez la voir, vous avez votre belle mère, la légitimité en moins.

Qui c’est qui l’a enfanté, qui a failli mourir en le mettant au monde, qui a souffert des privations pour le faire grandir et pour une fois qu’il est grand vous pourir la vie avec ce qu’elle a fait pour son fils le mettant dans l’éternel posture de l’assisté ?

Qui c’est, qui sans vergogne aucune lui soutire de l’argent à chacun de ses passages pour économiser de l’argent et se payer un voyage dont vous-même n’auriez pas rêvé. Qui veut faire une o3mra tous les deux ans et une Hajja tous les 5 ans en brandissant à chaque fois la menace de sa mort imminente qui tarde vraiment à venir… ?

Qui c’est qui trouve le chic de vous rabaisser devant lui, en remarquant la tonne de linge sale qui traine depuis une semaine dans la salle de bain, les chaussures mal cirées de son fils ? Toujours le mot qu’il faut…

Qui c’est qui trouve que son connard de mioche ( votre mari) a trop maigri parce que mahouch metheni ? qui c’est qui trouve que vous faites des dépenses inutiles, et que la fille de sa copine aurait fait une bien meilleure épouse ?

Qui c’est qui trouve vos gosses toujours mal habillés et super mal élevés parce que vous préférez les laisser à la bonne ou à la crèche plutôt que de la laisser les éduquer à sa façon ( pour faire une réplique miniature de votre mari mais en plus khra !)

Qui c’est qui, dotée d’un radar, renifle à des km à la ronde, l’instant T où vous allez passer un moment coquin avec votre mari et l’appelle sans vergogne pour lui demander en urgence de lui ramener un médoc, alors que son autre fils, célibataire celui là et dormant dans la chambre à côté aurait été plus à même de s’occuper d’elle.. ?

Quelle est la seule femme à qui votre mari voudrait que vous ressembliez ? Quand il s’agit de sa mère, le mari est capable de faire des rapprochements improbables comme comparer le kosksi bel 3osbane de sa môman à votre plat de lasagnes… et trouve même le moyen de trouver son tbalbiz plus bon….

Parler de sa belle mère devant son mari relève presque du sacré, seblou rabbi ou ma etseblouch omou… cette femelle intouchable qu’il prend pour la vierge Marie, la virginité en moins, qu’il considère comme un dogme intouchable …Cette pauvre vieille en qui vous ne voyez qu’une vieille pute, tellement elle fait de magouilles pour vous évincer. Le pire c’est que c’est toujours elle qui commence les hostilités, et ce dès que la date du mariage est fixée, et vas y que je t’ignore et vas y que je t’en fous des coups bas, entre les invités indésirables qu’elle ramène, les insultes qu’elle profère envers votre famille, les cartons d’invitations qu’elle ne veut pas partager avec vous-même si vous êtes la première concernée, c'est-à-dire, la mariée…le jour du mariage elle se croit tellement importante qu’elle croit que c’est elle qu’on marie…

Vous, révoltée vous avez envie de la tuer, de l’insulter et de lui dire en face ce que vous pensez d’elle… Combien ont déjà été tentées : c’est moi ou elle… et vous attendez patiemment, d’être mariée et si vous êtes plus maligne, vous attendez le premier enfant… et là alors, taw takhralek fih…

Même si encore une fois, elle c’est pire que la stagiaire du bureau, c’est pire que la nouvelle voisine, c’est pire que son ex, bordel, elle c’est sa mère….et sa mère elle a beau être sa mère, ben c'est une pute, mais ça on peut pas le dire en face..

Chantons toutes en coeur: ellomou ellomou, enhebou ou nekrah omou....

Et votre dieu il était comment? rabkom kifech?


Moi quand j'étais petite je m'imaginais Dieu... chacun de nous s'est imaginé Dieu à sa façon, lui a parlé, s'est confié à lui l'a ignoré. La polémique provoquée par Persepolis a ceci de formidable qu'elle est beaucoup plus éloquente que n'importe quel discours politique. Je salue l'art et l'artiste, nous vivons une révolution artistique, pas seulement politique, pour le combat pour la liberté. Dans le film, Marjane ne porte pas le voile parce qu'elle est musulmane mais pour des raisons politiques, sans aucune conviction donc, d'ailleurs elle l'enlève quand elle part à l'étranger.
Quand on parle d'Allah, pour désigner le dieu des musulmans, nous oublions que c'est le même dieu des juifs, (Yahvé Elohim, je relève au passage la parenté existant entre Elohim et Allah) que le dieu des chrétiens. Le dieu chrétien est d'ailleurs le seul qui n'a pas de nom propre, le nom dieu est à la fois générique et propre. dans notre langue arabe dire " rab" ne signifie pas Allah c'est un nom générique désignant une divinité. Brûlons aujourd'hui nos dictionnaires et nos livres arabes parlant de "rab el beyt" ou encore de ba3l ( qui désigne Baal le dieu des dieux chez certaines civilisations polythéistes) pour désigner le mari. Mohamed, lors de son ascension céleste ( réelle ou onirique mais c'est un autre débat) avait vu Dieu à deux portées d’arbalètes. il ne l'a pas décrit certes, mais les images avec lesquels il a décrit le paradis, les cieux et les enfers, montre la soif que les peuples croyant ont des images. C'est d'ailleurs pour cela que l'iconoclasme a été la règle pour les musulmans et certaines églises byzantines, à cause du risque d’idolâtrie. Vous pensez aujourd'hui les gens assez primitifs pour confondre une statue et Dieu, une image et ce qu'elle représente? Cette entité unique peut être appréhendée par autant de manières que l'imagination le permet. Dieu nous a donné cette faculté unique de nous imaginer, une poignée de barbus veulent nous en empêcher?
A travers cet article, je demande à ceux qui voudraient jouer le jeu, de m'envoyer par écrit sur mon profil FB par message http://www.facebook.com/jolanare ou sur ma page FB http://www.facebook.com/pages/Les-chroniques-de-Jolanare/217230035002821, les représentations qu'ils se faisaient enfants, de Dieu , d'Allah ou d'un autre, afin de montrer combien ce que certains intégristes reprochent à un film est ancré en chacun de nous. Je publierai vos témoignages sur mon blog et sur FB.
Jolanare.

Dou3a el fetet el fejira


je réactualise cet article écrit en 2008
je discutais ce matin sur msn au sujet de l'article de Manicheus et j'ai voulu réagir en vous faisant part d'une mésaventure qui m'était arrivé avec un Juanito ( prononcer "J" comme un kh à la manière des feuilletons mexicains, je sais que les tunisiens sont les champions toutes catégories de tout ce qui est Juan José, Rachel--Rakel pour les intimes--Blancaflore et autres Guadalupé).
C'était par un beau gharghour el kaïla du mois de juillet, je marchais miséreuse près du campala (campus) guettant comme une hystérique un des rares taxis qui aurait l'amabilité citoyenne de se rappeler qu'il a une rokhsa pour transporter les malheureuses jeunes filles comme moi et non pas pour fourrer sa belle caisse jaune au garage pendant qu'il roupille entre midi et deux sous la clim avec femme et enfants après avoir bouffé kosksi et dele3.
je traînais misérablement des pieds n'ayant pas vraiment coeur à regarder ces aimables messieurs en 4x4 ou même en 4/4 bâchés (il faut de tout pour faire un monde) s'arrêtant sur le bas côté de la route toujours à l'affût d'une femelle à embarquer, se faisant les défenseurs invétérés de la veuve et de l'orphelin et qui, par acquis de conscience,voulaient à tout prix me sauver la vie vue que je risquais à coup, sûr, une insolation.
me voici donc clopin clopant luttant contre mes ampoules au pieds ( sachez messieurs que les tendres pieds des jeunes filles sont très souvent sujets aux ampoules à cause de la chaleur et de la sueur) quand soudain apparaît un de ces nobles serviteurs de Dieu, la barbe longue et le pantalon court ( 3ala sonet allah wa rassoulou)
Moi je portais timidement un vieux pull rouge demi manche et une jupe à petits poix qui me descendait sous les genoux
à un moment donné en Tunisie, il me semblait que mon accoutrement était le comble du mauvais goût tant la mode des petits pull bretelles faisait fureur.
je pense que maintenant je ne suis toujours pas à la page vu que la mode est à la sainte trinité takchita, takrita burkita (de burka)
bref je disais donc que je traînais tristement des pieds quand Juanito tout de bleu vêtu ( sans doute par référence à ses aspirations célestes) passe devant moi et n'arrête pas de se retourner et de me regarder,
naïve que je suis je me dis en voici encore un dont la religion sert à cacher la concupiscence. estaghfirou allah; 7ata mel khwanjya ma3adenech selmine.
et voici que Juanito regardant à deux fois (ce qui est un grand péché en islam, non pas que je sois théologue, mais ainsi le veut la tradition!!) m'adresse la parole gesticulant de tous ses membres "enness elkol yoghzouroulek!!! la khalit karahab, la khalit 3abed 3ala sakihom!!! hadha el kol ma ta3rafech 3alech!! enti ta3raf ya fajira barra ostor rou7ek la3natou allahi alik!!!..." et je vous en passe bien entendu de ces charmants surnoms dont ce défenseur de l'islam m'a affublée.
Moi j'étais là hallucinée!! je n'en croyais pas mes oreilles;
de une, je marchais tranquillement à la recherche d'un taxi
de deux j'étais habillée à mon sens tout à fait normalement, je ne vais quand même pas me couvrir d'un sefsari pour que Juanito n'aie pas de mauvaises pensées en me voyant et soit privé du paradis (que Dieu nous préserve.)
de trois je ne crois pas avoir eu une attitude aguicheuse pour mériter de pareilles insultes
je l'ai regardé en face, j'allais lui dire ses quatre vérités sur son hypocrisie, quand j'ai soudain réalisé que j'étais seule que par le plus heureux des hasard katouss ma darech à cet instant, qu'il n'y avait plus aucune voiture. c'est à croire que ma bonne chance légendaire m'avait reprise.
et pour la première fois de ma vie, j'ai baissé la tête sans rien dire de peur de me faire agresser physiquement après cette agression verbale, ou même de recevoir une giclée de "ma fark" l'arme des lâches sur la figure.
j'ai eu honte de moi, de ma peur et de mon pays...
et de3it en mon fort intérieur " lakom dinoukom wa leya dini, fasse que mon islam ne soit pas le votre. que je ne sois pas un jour obligée de parler à mes enfants de la Tunisie de mon adolescence comme mes parents me parlent aujourd'hui de l'heureuse époque de Bourguiba, que je ne raconte pas à mes enfants étonnés qu' il fût un temps où on pouvait se promener en amoureux tranquillement sur les berges du lac, un temps béni où la grande avenue s'appelait encore chara3 Miami et non pas chara3 el cheikh Zayed fi zemen el 9o7eb el zayed..."

Oh my God!


Quand j’étais gamine, j’étais comme Marjane , je croyais que Dieu était un vieux monsieur avec une longue barbe blanche, un peu comme un père Noël vivant dans les nuages mais en beaucoup plus fort. Pour moi Dieu était un vieil homme sympathique et je n’avais besoin ni de Mohamed, ni de Moïse, ni de Jésus pour parler avec lui. Il m’arrivait aussi de l’insulter, juste pour voir ce qu’il pouvait me faire, mais je regrettais aussitôt en me rappelant qu’il pourrait toujours se venger de moi après la fin du monde en m’envoyant un démon me couper la langue et me coudre les lèvres. Les fois où je l’insultais pour tester sa force, il me revenait juste après des sursauts de conscience que c'était à cause d'un petit sheitan qui venait me chuchoter tout cela pour me mener à ma perte et comble de ma révolte je disais à mon petit compagnon de sheitan que je l’aimais bien. Ma vie religieuse se limitait donc à un Dieu omnipotent résidant dans les nuages, un sheitan qui me poussait à faire le mal, et un ange qui se disputait avec lui pour faire le bien. Rien de bien original pour un enfant dont le développement intellectuel ne permet pas encore de concevoir une notion absolue, mais seulement de se figurer d’une manière imagée ce qui représente la force et la sagesse en l’occurrence un vieux bonhomme à barbe. La représentation mentale d’un enfant que les tartuffes de la religion apparentent à de l’idolâtrie, repose sur le même mécanisme que celui qui régit les peuples primitifs qui ont besoin de voir pour croire. La bêtise a de beaux jours devant elle, avec les fanatiques de la pensée unique. Je rappelle juste que ce personnage de Persépolis ne parlait pas de religion musulmane en représentant Dieu, mais de sa propre religion et de son propre Dieu dont elle était prophète. Elle n’a pas évoqué le nom Allah, mais Dieu ( Rabbi) qui est un nom générique. Quand les sociétés polythéistes se représentaient leur Baal Hamon, même s’il avait des caractéristiques communes avec Dieu, à aucun moment les monothéistes n’ont fait la confusion entre une statue et une notion. Je rappelle à ces soldats de la religion le film " el rissala" ( le message) qui met en scène les korayshites adorant leurs idoles, buvant du vin et s'adonnant à la luxure. Pourquoi n'a t-on pas traité le film de blasphématoire? Les dieux des korayshites seraient moins dangereux que ceux d'une gamine qui parle à un vieux, son Dieu à elle, comme elle aurait pu parler à un chat, un boudin ou un cafard? après la milice de Ben Ali nous allons souffrir de la milice islamiste?après le culte du président suprême nous allons souffrir du culte de la religion suprême, autocrate, théocrate, phallocrate?

La vision bornée de certains leur fait oublier leur propre enfance, comme si petits ils avaient eu l’intelligence suffisante pour se représenter Dieu tel qu’ils se le figurent une fois devenus adultes. Que celui qui ne s’est pas imaginé Dieu comme un vieux barbu, jette à Persepolis la première pierre. Ce film dérange parce qu’il insulte la récupération politique de la religion et prône un rapport direct et personnel avec Dieu. Marjane enfant n’est pas musulmane, elle est déiste, et fait fi de ces petits commerçants de l’Islam.

La force de ce film d’animation IRANIEN projeté hier sur Nessma, c’est qu’il a suffi qu’il parle en dialecte tunisien, pour que l’on accuse d’être contre el nahdha. Qui se sent morveux se mouche disait si bien notre regretté Molière et les réactions violentes et bornées de tout brûler prouve une fois de plus que les islamistes tremblent dans leurs tanières… La violence physique est leur seule réponse possible à une réalité historique éclatante de vérité. Si vous voulez brûler Nessma, chers Ayatollahs de la morale, chers moujahidines anachroniques, ce n’est en aucun cas pour dénoncer une représentation de Dieu (si vous étiez aussi parfaits et aussi saints, il vous aurait choisi comme prophète) mais parce que ce film a montré au monde entier les dangers de votre Islam politique et du scénario à l’iranienne que vous préparez pour la Tunisie (toute ressemblance avec des personnages réels n'est pas fortuite). Vous pouvez brûler un film, un livre, détruire une salle de cinéma, jouer les inquisiteurs pendant un court moment de gloire, mais à votre grand désarroi, vous ne pourrez jamais tuer l’art et la parcelle d’intelligence et de révolte qui subsiste en chacun de nous tant que l’homme sera debout jusqu’au siècle des siècles.

Bon anniversaire ex trentenaire...


Aujourd'hui c'est mon anniversaire. Et encore un...je me réveille de bon matin, je demande à mon frère mon cadeau, il rigole comme un con et me dit " tu as quel âge déjà, 40 ans?"
pourquoi j'ai que des cons dans ma famille?!
"Pauv naz! je lui réponds "ya 7assra 3alik, j'ai 30 ans", pour la première fois de ma vie, je mens à un garçon sur mon âge! c'est un signe je crois, et j'ai commencé par mon couillon de frère et comme un imbécile il m'a crue, soit il est nul en maths, soit il est vraiment bête.
Bon j'ai 31 ans, mais j"ai décidé d'arrêter le compteur à partir de maintenant, je vais avoir pendant 10 ans 30 ans. Aujourd'hui je passe à l'étape supérieure, j'enlève l'année de naissance de mon profil, la plupart des filles passé la trentaine le font. Je suis comme tout le monde, moi, c'est à dire pathétique.
Mais le pire je crois c'est qu'après le petit déj après avoir réclamé à feu et à sang mon cadeau, il me sort:" occupe toi de la vaisselle". Comme l'a si bien dit quelqu'un on supporte sa famille mais on choisit ses amis. Pour tout vous avouer côté amis c'est pas mieux. ils se sont tous trompés de date, et m'ont appelée soit la veille soit l'avant veille, avec leurs voix chantonnantes "joyeuuuuuuuuuuuuuux annivveeeeeeersaire" merde, je leur dit c'est lundi mon anniv :-(
Le pire message c'est encore celui que j'ai reçu ce matin d'un numéro qui n'est même pas enregistré sur mon tel " que la grâce du seigneur soit avec vous et que la lumière du prophète vous tienne compagnie toute votre vie etc." super je vais finir voilée fel sa3oudya!"
Et bien sûr pas de mec à l'horizon avec qui faire un dîner aux chandelles... Allez un gros gâteau de chez Magenta pour me faire plaisir, c'est peut être pour ça qu'on mange des gâteaux lors des anniversaires, c'est tellement déprimant qu'il faut bien se faire une petite douceur. Et j'ai encore 10kg à perdre après avoir repris ce que j'avais perdu grâce au régime Ducon que j'ai suivi.
Quand je vous dis que ma vie c'est de la merde! Sous vos applaudissements svp!

Je hais les dimanches


Je hais les dimanches,il n'y a pas pire pour un dépressif, depuis toujours, depuis que j'étais petite à Marseille. Le dimanche c'est le jour des vieux qui jouent à la pétanque au parc Borély, et c'est le jour des morts aussi avec les bouquets dans les cimetières. Le dimanche c'est le jour que Dieu dans la Bible a choisi pour se reposer et nous pour nous emmerder. D'ailleurs se reposer le dimanche est une tradition chrétienne, c'est le repos du seigneur qu'ils disent. Je pense que bientôt en Tunisie on va travailler le dimanche et transformer le vendredi en jour de repos, mais le problème c'est que je hais aussi les vendredis parce que je culpabilise de pas aller à la mosquée, que je me sens sale devant Dieu et qu'en plus tout est fermé surtout les débits de boissons. De plus le dimanche j'ai envie de faire la grasse matinée, par principe mais comme c'est une chienne de vie et que moi je suis le réverbère ( comme disait Michael Youn), je me lève toujours tôt le dimanche, même mon horloge biologique m'emmerde.
je déteste le dimanche parce que je me coltine mes vieux et les visites chez la famille et les fiançailles et les anniversaires, et el seBe3 tout ce qui est kitch et familial c'est fait pour le dimanche.
Je déteste le dimanche, parce qu'il est long long à en mourir, twiilll qui boulet el sabe7...le dimanche est une zone de ralentissement temporel où tu vois passer les secondes, une à une, une à une, tu as l'impression qu'il est 16h alors qu'il n'est encore que 14h...
Je déteste le dimanche parce que toute la marmaille des voisins joue au foot sous ma fenêtre et moi j'ai envie de les tuer un à un.
Je déteste les dimanches parce que tout est fermé et tu as l'impression que c'est l'apocalypse au centre ville.
Je déteste les dimanches parce que la coiffeuse est remplie de monde et qu'elle n'a jamais le temps de me prendre sans rendez vous.
je déteste les dimanches parce qu'il y a Drucker à la télé et qu'on ne passe plus de saga sur M6.
Je déteste les dimanches parce que tous mes potes ont mieux à faire avec leurs familles et que moi j'en ai marre de la mienne.
Je déteste les dimanches parce qu'on ne peut même pas sortir le soir vu que tout le monde travaille le lundi ou fait semblant et le lundi matin faut pas rigoler
Je déteste les dimanches parce que j'ai pas d'amoureux avec qui longer les rives du lac en lui envoyant des messages subliminaux quand je vois un couple nouvellement marié ou un petit bébé.
Je déteste les dimanches quand il fait beau parce que ça me pousse à sortir et moi j'ai pas envie. Je hais la dictature du beau temps.
J'aime les dimanches pluvieux, parce que les cabochards de mioches sont enfermés chez eux, que les filles ont les cheveux trempées en sortant de chez la coiffeuse chez qui j'ai pas eu de RV, et que tout le monde est à la maison logé à la même enseigne. Quand il pleut, le dimanche devient démocratique et moi j'adore sortir patauger dans l'eau, prendre un bain, me mettre au chaud dans mon lit et lire un bon roman. Les dimanches nous renvoient à notre solitude. c'est un jour mélancolique même quand on est en couple, c'est le jour de la semaine où l'on sent la routine, où l'on sent que l'on ressemble à ses parents. Le dimanche a toujours des allures de finitudes et pour une hyperactive comme moi me retrouver devant mon pc parce que j'ai pas mieux à faire, ben, ça m'emmerde. je pourrais me saouler la gueule mais j'ai la flemme, je préfère me shooter au chocolat, mais ça ramollit plus les fesses que le cerveau!
Enfin je m'égare... en un mot je hais les dimanches.


Le destin pas du tout fabuleux de Habiba. A (4) suite et fin


C’est le matin Habiba se réveille. La fille fardeau est courbaturée ; elle a mal à certaines parties de son corps. La nuit a été mouvementée. Et elle a sa tête des mauvais jours. Déjà qu’elle était moche et elle devait l’être encore plus ce matin. Le serveur lui dit qu’il ne pourra pas la garder une autre nuit, que maintenant elle devait rentrer chez ses parents, aller chez une amie, qu’elle devait taba3ad 3alih el bla. C’est peut être pour cela qu’il ne voulait plus d’elle ; il avait découvert ses défauts à la lumière du jour, le matin : ses yeux gonflés, sa bouches sèche, ses cheveux en bataille ; et elle ne lui plaisait plus. Quand elle était encore une petite fille, elle s’en foutait un peu d’être belle ou non le matin, maintenant qu’elle se sentait femme, la question de sa beauté était devenue une question existentielle. Une de ces questions que l’on se pose dès le matin et qui ne nous quitte plus quand on est face à l’autre. Habiba se lève pour se laver le visage. Le miroir pourri ne lui laisse rien entrevoir. Elle se sent sale, elle ne s’est pas changée depuis hier soir. Elle ne peut pas se laver. La chambre empeste toujours et il fait toujours aussi chaud même de bon matin. Il fut un temps où elle avait une armoire de vêtements, un lit et des draps propres. Mais elle était riche ou presque peu après tout ce qu’elle a dépensé hier. Tous les lendemains des riches futurs pauvres étaient-ils comme ça ? Il faut quitter la pièce. Le serveur va la laisser. Une histoire d’amour à peine ébauchée que déjà finie… Habiba ne sait pas où aller. Comme la journée sera longue. « Za3ma nemchi el tounes ? » Mais elle ne connait rien de Tunis. Peut être en fin d’après midi, quand elle n’aura plus où aller, elle prendra le bus et partira. Elle prend el sac el plastique son portable et sort avec le serveur. Il avait peur et Habiba le sentait. « za3ma loukene darkom yelkawni ma3ak ; si on rencontrait un de tes cousins ?si la police tagabedh 3alaya… » et Habiba souriait d’être soudainement le centre d’intérêt de tout le monde. Habiba ja3et, le jeune homme passe chez el 3attar, lui achète deux break, zouz tawabe3 président (carré svp), du yaourt à boire, une bouteille d’eau et noss baguette pour la route. Il lui tend le sachet en plastique, là il lui dit au revoir et s’en va chez ses parents. Malla belya !!! Habiba est à nouveau seule. Elle traine par ci par là. Puis elle décide de retourner el jardet sidi salem pour manger un morceau et réfléchir un bon coup à ce qu’il faut faire. Elle compte ses sous, il lui restait 20 dinars ou choya sarf. Que faire pour survivre ? Aller voir les gens et leur demander des sous ? Aller travailler comme bonne chez une famille et leur dire qu’elle est orpheline. Mais Bizerte est si petit et tout le monde connait la mère et les oncles. Elle doit aller à Tunis là personne ne la connait et là elle pourrait refaire sa vie et vivre librement. Mais en attendant de préparer son départ, où aller et que faire ? Elle prend son petit répertoire Barbie, à moitié décollé. Sur la couverture en plastique, on voyait Barbie marra teghmez malla tedh7ak selon l’angle d’inclinaison du carnet. Elle regarde le nom de ses amies et leurs numéros de téléphone. Elle feuillète « Je t’aime comme une fleure, mais la fleure pour la tère et toi por mon cœur… » « illa sadikati Habiba :I lov you » « habiba, haboubti,ya sa7ebti ya ma7boubti… ». Elle sait que malgré les pétales séchés sans d’autre couleur que la colle, les petits cœurs sur les « i », les « je t’aime come une cigaret, je te fime et je te jet » elle n’avait pas de vraie amie. Mais que faire ? En attendant de partir, elle doit au moins passer la journée chez une d’entre elles. Habiba trouve enfin entre deux cœurs et une fleur le nom d’une de ses copines en qui elle peut avoir confiance ou presque. Elle l’appelle, sa copine lui dit qu’elle pouvait venir. Habiba est heureuse. Elle va pouvoir enfin se reposer, laver ses vêtements qui sècheront rapidement à cause de la chaleur, faire une toilette sommaire et repartir à Tunis. La copine habite à coté de la gare routière ça tombe bien. Habiba évite de traverser el bata7, el mo3temdya où travaille sa mère est à côté de plus tous ceux qui sont là bas la connaissent. Elle passe par les ruelles, Bab el Remel, ensuite Zelez puis jardet el baladya. Elle court, le pas léger, elle a hâte d’arriver chez son amie, de se reposer et partir à tout jamais ; plus jamais personne ne la trouvera, plus jamais personne ne la dérangera. Elle sera à partir de cette après midi, libre à tout jamais. Elle arrive enfin près de la gare… puis elle arrive chez sa copine, son sachet Magasin Général en main. Ouf !!!! Personne ne l’a vue. Elle monte les escaliers frappe à la porte. Sa copine lui ouvre. Habiba lui demande si elle est seule. Habiba tadh7ak men 3iniha. Sa copine traverse le couloir, Habiba lui raconte à toute vitesse comment elle s’est enfuie de la maison et que cette après midi elle part à tout jamais et qu’elle est enfin heureuse. Habiba entre dans le salon en n’arrêtant pas de parler. Sa copine se tait. Habiba lui demande ce qui se passe, puis s’arrête d’un coup. Elle est comme paralysée, elle ne peut plus bouger. Sa mère bondit comme une furie, se jette sur elle « ya 9a7ba ya bent el keleb !!! » Habiba n’entend rien, Habiba sent que tout s’écroule autour d’elle, elle ne sent pas les coups, elle ne sent pas les gifles, elle n’entend pas les insultes. Elle se réfugie comme toujours dans sa carapace imaginaire et plus rien n’existe. Elle pleure au fond d’elle-même. Son cœur pleure en silence et ses larmes ne montent pas. Sa copine l’avait trahie. Elle ne partait plus à Tunis, elle n’était plus heureuse. Elle restait en prison parmi les siens. La mère la secoue, où étais-tu fille de pute, wine mechit wine bet ?elle la frappe partout, sur le visage, sur son pauvre corps, et Habiba se recroqueville et ne pleure pas. « 3amatli el fadhaye7 devant mon mari et devant les gens !!! » voilà tout ce qui lui importait, son mari et les gens, a-t-elle seulement pensé à elle ?A ce qu’elle pouvait sentir, à sa tristesse, à sa solitude. « Je te déteste maman, toi tes enfants, ton mari et les gens, je vous déteste tous !!! » une autre claque la laisse sans voix et complètement sonnée. Puis après elle ne se souvient plus comment ça s’est passé, son oncle est venu la chercher, il l’a emmené chez lui, là il l’a battu à mort sous le regard des autres oncles et de la mère. Elle n’a rien fait. Elle n’a pas réagi. Peut être était-elle triste au fond mais elle ne l’a pas montré. Puis on a appelé le père du Sahel. Et les coups ont continué. Habiba ne sentait plus rien. Elle ne bougeait plus, elle ne réagissait plus. A quoi bon, elle était morte dans sa tête. On l’a emmené au gynéco, pour voir si elle était vierge. Habiba n’a même pas réagi face à cette nouvelle agression envers sa féminité… Le père ne voulait plus d’elle et elle non plus d’ailleurs. La mère trop attachée à son mari et ses enfants tenait trop à son couple pour accepter que sa fille vienne mettre en péril sa vie de famille. La grand-mère ne voulait pas assumer sa responsabilité. Les oncles non plus. Pour la frapper, ils ont toujours été présents mais ce n’était pas à eux de l’aider ni de l’héberger. Tout se passait comme dans un rêve. Habiba était absente, on décidait pour elle. Enfin après réflexion, une de ses tantes qui avait une ferme dans les environs de Bizerte se décida bech ta3mal el khir et l’hébergea. C’était le moindre mal pour Habiba. La grande tante n’habitait pas seule, il y avait son fils, sa femme et ses 4 enfants, sa fille divorcée, son autre fils et certains paysans qui passaient la nuit là bas des fois. Une personne de plus ou de moins ne changeait absolument rien pour la Grand-tante. Aujourd’hui, Habiba est toujours dans son état de léthargie. Elle me dit souvent qu’un jour elle va mourir ou partir, c’est pareil au final. Elle dit qu’elle n’aime ni ne déteste plus personne. Elle déteste sa mère peut être. Mais la famille elle n’éprouve rien pour elle, c’est comme si elle n’existait pas. Même sa tante qui l’a hébergée et illi lakat fiha el khir. Elle a repris le chemin de l’école. Elle se dispute toujours avec les collégiens, se fait renvoyer 3 jours, vole les bijoux dans l’armoire de la femme du cousin et frappe ses enfants … il lui arrive de fuguer, d’aller dormir chez les parents d’un de ses camarades de classe, de mentir à tout le monde, de dire qu’elle n’a pas de famille, de raconter au surveillant général, que sa famille est morte et qu’un jour elle partira sans retour… et un jour, elle est partie à Tunis et n'est plus jamais revenue...

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Le destin pas du tout fabuleux de Habiba. A (3)


Habiba prend son sachet en plastique va se changer aux WC, fait une toilette sommaire se rafraichit un peu et attend…c’est l’été et le serveur ne finira que vers 2h du matin. Elle sort se promener sur le vieux port pas très loin. Elle s’achète meya zere3a et les grignote en longeant el ba7ar el menten. Habiba se promène près de el Ksaïba mais elle a peur. Si sa mère la chopait…ou un de ses oncles, Bizerte c’est si petit, et tout le monde se connaît, de plus tout le monde connaît sa mère. Oh mais de toute façon, elle est si brune, et il fait si noir que ses cousins ne risqueraient pas de la reconnaitre s’ils la rencontraient. Du moins elle espérait…avoir la nuit pour camouflage… Et Habiba prie, prie de toutes ses forces, elle prie Dieu, Dieu qui ne l’a jamais aimée, comme tous les autres de toute façon. Sa mère ne l’aimait pas, elle qui l’a faite, pourquoi serait-ce si différent avec Dieu. Istaghfiroulah. Oh mais à quoi ça servirait istaghfiroulah vu l’état où elle était… et où était Allah tout court ?en tout cas, Allah n’était pas de son côté à elle. Habiba cogite. Que faire demain ?où aller ? Elle est triste mais n’a plus envie de pleurer. La fille fardeau traine par ci par là, il y a beaucoup de monde dans le centre ville. Elle se fond dans la foule. Elle a l’air tellement quelconque qu’elle passe presque inaperçue. Sa mère s’est elle inquiétée de sa fugue ? A-telle prévenu la police ? Il est minuit passé. Ca fait plus de 10h qu’elle est partie ; et aucune nouvelle de sa famille. Les oncles, la mère et son mari doivent être bien contents puisqu’ils n’ont pas fait l’effort de la retrouver. Elle ne fera pas l’effort de leur revenir. Elle revient donc au manège et attend le serveur. Il est presque deux heures et il vient la chercher. Wine bech tehezni ? lui demande-t-elle. Il ne peut pas la prendre el dar bouh, 3aïb. Mais il a un ami, qui a un petit hôtel, oukala, plus précisément, du côté de Wed el Marj en face de la maternité. La fillette ne se doute de rien et le suit. Ils marchent à pied. La distance un peu longue s’amoindrit avec la nuit. Les gens se font de plus en plus rares. On commence à sortir un peu du centre ville. Le couple presse le pas. Ils arrivent enfin à l’hôtel. Le serveur va voir son ami qu’il avait prévenu au téléphone de sa venue. Il lui parle tout bas. Habiba n’entend rien de leur discussion. Le serveur tend 20 dt au réceptionniste et celui-ci lui donne une clé. Une seule clé, donc une seule chambre. Va-t-il passer la nuit avec elle dans la même pièce ou va-t-il juste l’aider à s’installer. Habiba se pose des questions mais elle s’en remet à lui. Elle lui fait confiance. Ne lui a-t-il pas dit sur la route que dhahra beneya behya et metrobya. Ne lui a-t-il pas dit que sa famille étaient des moins que rien et qu’elle ne méritait pas de vivre avec eux. Ne lui a t-il pas dit qu’elle était belle. Personne ne lui avait jamais dit qu’elle était belle et surtout gentille. El9at khir fel barrani elli ma lakatouch fi 3ayletha. Comment peut-elle ne pas lui faire confiance. C’est le seul qui l’ait aidé et qui lui a trouvé un toit sous lequel dormir ce soir. Habiba est confiante. Il tourne la clé dans la serrure et ouvre la chambre. Il appuie sur l’interrupteur. Une lumière jaunâtre se dégage de la lampe nue qui pend au plafond. Une chambre sordide, avec un vieux lavabo fissuré. Il y a deux lits en fer, et par terre, en guise de tapis, une couverture en laine marron avec un tigre dans la jungle pour motif. Habiba pose son sachet en plastique sur le matelas couvert d’un drap rayé comme celui de l’hôpital où elle a séjourné après s’être ouvert les veines. Tout lui rappelle l’hôpital. Il fait très chaud. La lourdeur de l’air se mélange à l’odeur d’urine qui se dégage des toilettes communes qui sont sur le palier à côté de la chambre. Les murs sont bleus, peints à la chaux comme dans la maison du grand père. Mais c’est un autre bleu, et c’est un autre mur. Ce sont les traces de doigts marron et la moisissure au plafond… La fille fardeau se lève pour se laver le visage, elle arrive à peine à se regarder dans la glace rongée de points noirs et de traces blanches laissées par les gouttes d’eau. La fille fardeau est habituée à la misère. Elle n’est même pas triste. Elle n’est pas heureuse non plus. Elle ne ressent rien. Beaucoup de fatigue et de lassitude peut être. Elle met son portable en charge, elle en aura besoin pour demain. Elle s’assied sur le lit, le serveur s’approche, il se met à côté d’elle. Elle sent soudain une gêne et ses petits seins sous son pull la gênent. Ses beaux cheveux noirs la gênent. Son instinct lui fait comprendre qu’elle n’est plus une petite fille, qu’elle est presque une femme. La proximité de cet homme, son odeur, la chaleur, la lourdeur de l’air, la sueur…quelque chose bouge en elle et l’enivre. Habiba baisse la tête et rougit. Il lui touche les cheveux, elle est comme paralysée. Il lui touche le menton tout doucement, du bout des doigts, et elle sent comme un frisson lui parcourir l’échine. Cette main d’homme si différente de celle sans amour de son père, si différente de celle taquine de ses cousins, de celle brutale de son beau père, de celle si douce de son petit frère. Cette main d’homme …cette main animale. Et la voix qui se lève au milieu du silence qui la fouille et atteint le fond de ses entrailles, le fond de son âme, le fond de son cœur, vide et sans amour.

« N’aie pas peur de moi, Habiba, je ne te ferai aucun mal. » Elle sent comme du courant qui la foudroie.

( à suivre)