
17h00 à peine débarquée à la maison… ça faisait 10h00 que je ne m’étais pas connectée. 12h lit-on sur mosaique FM « Le drapeau tunisien enlevé pendant 5 minutes par un groupe de salafistes a été remis en place. Notre correspondant sur place revient sur la vague de violence qui a éclaté entre les étudiants salafistes et ceux de l’UGET et cela suite à la divergence des revendications des deux camps »
Une ligne rouge a été franchie… je lis ces mots laconiques dans la presse, et sur les profils facebook. Une ligne rouge a été franchie. Pour la énième fois, comme tous les jours, les salafistes franchissent les lignes rouges. C’est la violence ordinaire à laquelle le gouvernement veut nous habituer, repoussant à chaque fois les limites en instaurant de nouvelles, toujours plus loin, toujours plus bas, toujours plus avilissantes. Du sang noir coule dans leurs veines. Le sang noir de la haine.
On brandit comme une menace l’article 129 du Code pénal qui punit l’outrage fait « publiquement, par paroles, écrits, gestes ou de toute autre manière » au drapeau tunisien — mais aussi aux drapeaux étrangers — d’un an d’emprisonnement. ». Pensez-vous vraiment que nous sommes dans un état de droit ? La seule loi que le gouvernement connaît est celle de la jungle comme emprisonner un directeur de journal pour un malheureux sein presque nu… et ce pour éviter de réveiller l’animal frustré qui sommeille dans le slip du tunisien qui à la vue d’un morceau de chair, risque de violer la première femelle qui lui tombe sous le bras. Moi Tarzan, toi Jane
La loi de la jungle c’est quand une horde de salafistes ignorant les lois qui régissent la société, s’en prend à la maison d’un directeur de chaine télé pour la brûler.
La loi de la jungle c’est quand une horde de salafistes s’empare d’une ville pour la transformer en principauté islamiste.
La loi de la jungle c’est quand une horde de salafiste transforme une salle de cours en salle de prière
La loi de la jungle c’est celle du plus fort : plus tu frappes, plus tu te fais respecter.
C’est pourquoi mes chers, vous avez beau brandir toutes les lois du monde, quand vous êtes face à une horde de primitif, la seule langue qu’ils comprennent c’est la force. Ne comptez plus sur ce gouvernement démissionnaire… quand celui-ci n’a même pas les moyens de faire respecter le drapeau qu’ils se doivent de servir. Nous ne pouvons compter que sur nous même. Ils veulent la guerre civile… un gouvernement qui laisse un groupuscule souiller son drapeau n’a plus aucune légitimité.
La ligne rouge qui leur reste à franchir, ce n’est pas le drapeau tunisien, ne vous leurrez pas. La prochaine ligne rouge ce sera le sang du tunisien. Aujourd’hui, ils s’en prennent au symbole du martyre.. au sang du martyr, demain ils n’hésiteront pas à faire couler le notre, si nous ne disons pas stop, cette fois-ci une bonne fois pour toutes. J’appelle à la désobéissance civile si les responsables du gouvernement n’assument pas la responsabilité qui lui incombe.
Je découvre qu’en une journée, le visage de la Tunisie a changé…le sang des martyrs a pourri… éclaboussant de sa noirceur , les visages désormais livides et hagards d’une Tunisie qui se cherche mais qui ne se trouve pas. Le drapeau de la Tunisie ne sera jamais celui de votre deuil, mais celui du sang qui coule encore dans nos veines. Dansez vos danses macabres… faites votre cirque et votre show, mais tant que ce sang coulera dans nos veines c’est sur vos tombes que l’on dansera, et que l’on plantera notre étendard rouge et blanc. La Tunisie tu l’aimes ou tu la quittes…
c'est avec une immense tristesse que je lis cette note..