
Ah... les hommes, les hommes....*
Publié par jolanare à 10:57 3 commentaires
Témoignage d'ismaël, un fils de pute de la république by A.C.A.B
Publié par jolanare à 09:38 0 commentaires
Nous les filles de putes de la république... by A.C.A.B
Publié par jolanare à 19:51 15 commentaires
Ce matin, nous étions très nombreux pour la manifestation de soutien à l’UGTT. Nous avons passé la matinée à la place Mohamed Ali et nous avons pris la route vers l’avenue vers 12h45. Il y avait un monde fou. En passant, nous essuyons les insultes de quelques tunisiens qui nous crient que nous poussons le pays droit dans le mur… et une autre dame se met à crier, c’est l’argent du R CD qui vous finance. Quand le peuple se met à insulter ceux qui défendent le peuple, ne t’étonne pas, tu es bel et bien en Tunisie…nous arrivons devant le MI. On scande des slogans appelant à la chute du régime. J’ai rencontré beaucoup de journalistes et de blogueurs, sofiène chourabi, faten abdelkefi, bent trad etc. tout le temps qu’on était à l’avenue, les policiers étaient très affables, corrects. A 14h pile, il viennent fendre la foule et nous demander de partir. On refuse. On s’assied par terre et chantons l’hymne national. Ils repartent. Pendant une demi heure, nous chantons et crions des slogans de manière pacifique. Vers 14h30, ils disent que la manif est légalement finie. ils mettent leurs casques et commencent à nous pousser. Bent Trad, portant un drapeau s’assied par terre. On s’assied encore une fois par terre, ils nous frappent de leurs brodequins et de leurs matraques pour nous déloger. Une femme avec le drapeau se jette sur un BOP et l’embrasse lui disant, qu’il est son fils et qu’il devrait se mettre du côté du peuple. Ils écrasent un des manifestants, on l’aide à se relever et on court vers le Claridge. Ils sautent sur une fille habillée de vert, ils sont 3 à la tabasser, on se rue sur eux pour l'arracher à leurs mains. Aymen Rezgui qui était là crie qu’il est journaliste et essaie de protéger la fille.On le frappe aussi. Le chef de la police crie à ses chiens de ne pas frapper. Ils lâchent la jeune fille qui a du mal à tenir debout. On revient à la charge et on fait un cordon pour empêcher la police de nous pousser, les policiers jettent une bombe, des jeunes répliquent par des pierres et des bouteilles, ils jettent d’autres bombes. On court, tout le monde court. Je suis rattrapée par deux policiers, ils me tabassent l’un sur le bras droit et l’autre sur la gauche. Ils me frappent sur le dos. Je suis rattrapée par terre par un autre type qu’ils sont en train de tabasser. Je me relève et je cours. Je n’arrive pas à respirer à cause des bombes lacrymogènes. Je suis asthmatique, je retiens ma respiration. Je cours les policiers à mes trousses me traitent de putes : « rentre chez toi sale pute, fille de pute. » c’est celui qui le dit qui y est comme on dirait en France. Je suis peut être une pute, parce que je défends mon pays, mais eux ce sont les vrais bâtards. A.C.A.B.
Je cours vers central park. Je m’assois par terre et demande à un type de l’eau. Il me passe la bouteille. Je ne peux plus bouger le bras gauche. Ma voiture est au parking, il faut quelqu’un pour la sortir et m’emmener aux urgences. J’appelle deux amies, thouraya et nesrine, qui étaient avec moi et qui sont parties. Je n’arrive pas à les joindre. J’appelle sofiene chourabi qui était à la manif. Il est à montplaisir. Je lui demande de venir me chercher. Je peux pas bouger. Je pleure tellement j’ai mal. Entre temps mes copines me rappellent et arrivent. Elles m’emmènent aux urgences. Là je trouve un autre gars que l’on a frappé à la tête. Bilan traumatisme au bras droit et surtout gauche que je ne peux toujours pas bouger et 3j de repos et 100 dinars de dépensés. Vive la révolution du pauvre.
Je demande aux filles de me ramener à l’avenue j’ai envie de cracher à la tête de mon frère de sang, le fils de pute comme moi. Je débarque j’ai la rage. Au centre ville , il fait beau… les gens se promènent , prennent des cafés aux terrasses. Comme si rien ne s’était passé il y a moins de deux heures, comme si rien ne s’était passé….et j’ai eu la rage… la rage de voir cette indifférence, ce manque de solidarité…panem et circenses… c’est normal quand celles qui manifestent pour l’avenir de leurs pays deviennent des putes que l’on traite le peuple qui n’en a cure et qui préfère le cirque et les jeux…de cha3b miboune.
Des salafistes envahissent l'Institut supérieur des langues de Tunis
Publié par jolanare à 14:20 1 commentaires
Suite au refus d'une niqabée de se découvrir le visage et son renvoi du cours, en moins de 20 mn, une horde de salafistes, ont envahi la cour de l'Institut supérieur des langues de Tunis, munis de leurs tapis et ont
commencé une prière collective. Ils ne sont pas restés longtemps ce qui pousse à croire qu'il s'agit plus d'un acte d'intimidation et d'avertissement. Il est fort probable qu'ils puissent revenir à tout moment, Hay el Khadra connaît en effet une forte concentration d'islamistes salafistes.


Les laissés pour compte du gouvernement: la Tunisie souffre... chers élus
Publié par jolanare à 15:41 1 commentaires
La situation est en passe de s’agraver de plus en plus dans les régions de l’Ouest. En effet, la neige est en train de fondre et les barrages ne vont pas pouvoir supporter la crue des eaux. Un cinquième de la neige a fondu et on déplore déjà le début de débordements des eaux qui peuvent tout emporter sur leurs passages. De forts risques d’inondation sont à prévoir et l’Etat, démissionnaire n’est pas en train de prendre les mesures préventives qui lui incombent.
Un appel à l’aide internationale devient urgent, les gens ne se rendent pas compte de la catastrophe qui nous attend. Merci de relayer l’information, peut être bien qu’ils se décideront enfin à bouger.Merci à tous ceux qui ont offert des dons... mais cela reste malheureusement insuffisant, il faut un plan de grande envergure mené par l'Etat. En attendant, continuons la mobilisation citoyenne. Si le gouvernement n'arrive pas à gérer, qu'il lance un appel international!
Il faut absolument réagir face à ce crime de non assistance à personne en danger qui se prépare, à cause de la non responsabilité des autorités élues pour le faire. La Tunisie souffre chers élus... la Tunisie souffre et n'a cure de vos débats théologiques et populistes décousus et fort peu à propos face à l'urgence de la situation. La Tunisie souffre chers élus... et n'oubliez pas que cette main qui a glissé son billet dans l'urne pour que vous soyez bien au chaud et payé 3000 dinars, ne la re-glissera pas une deuxième fois.
La Tunisie n'est pas votre putain M. Ghanim
Publié par jolanare à 11:06 9 commentaires
Hier, Wajdi Ghanim a encore fait son show à Mehdia… tounes wallat kel bhim el 9assayer, elli iji yerkeb 3alih. Sur la vidéo qui circule(https://www.facebook.com/photo.php?v=3234829757542) on voit quelques personnes dans la mosquée, il n’y a pas vraiment foule. On voit le barbare réciter une sourat et tout à coup on entend une clameur. On entend certains tunisiens qui devaient être nombreux ,ou du moins déterminés, vu la force de leur voix, on entend notre hymne national s’élever et l’on voit le barbare entrer dans tous ses états se mettant à crier, ce sont les laïcs… non monsieur Ghanim, ce ne sont pas des laïcs mais des citoyens tunisiens… Il se met à rappeler que la Tunisie est islamiste. Non monsieur, la Tunisie est en majorité musulmane… Il se met à traiter les tunisiens de Koffar… non monsieur ce sont justes des personnes qui ont participé à une révolution pour vous donner l’opportunité de venir nous insulter en notre pays… sejjel lel terikh… cette personne nous a insulté en notre propre pays… sejjel lel terikh…au lieu de quoi ce sont des diplomates comme l’ambassadeur de Syrie, que l’on a la fierté de chasser.
il nous annonce l’arrivée de l’islam… non monsieur, l’islam malakite était là avant vous.. le judaïsme était là avant vous…l’athéisme était là avant vous…ce n’est pas l’islam qui arrive c’est la fetna… c’est l’obscurantisme, c’est la guerre fratricide entre les tunisiens que vous voulez implanter… et vous finissez votre superbe allocution par « el jihed 9adem »… le djihad arrive… non monsieur, le djihad n’arrivera pas…parce que le tunisien n’est pas l’ignare moyenoriental auquel vous êtes habitué. Il n’y a qu’à voir comment les salafistes sont à chaque fois chassés des mosquées. La femme tunisienne, le jour où elle vous ouvrira ses cuisses, monsieur, ce ne sera sûrement pas pour vous offrir son clitoris… et si les quelques illuminés qui sont venus vous accueillir vous plaisent tant… prenez-les avec vous. La Tunisie est si petite et nous n'avons pas assez de coeur ni d'espace pour accueillir cette haine-là. Sachez monsieur que ce sont ceux-là même qui hantaient les cho3eb du RCD…. Ne pensez pas monsieur, que vous pourrez les convaincre de vos beaux discours, ce sont juste de pauvres mercenaires, souffrant d’une forme très avancée de t7ine 7oukoumi… hier c’était zaba qu’ils aplaudissaient, aujourd’hui c’est vous, demain ils vous cracheront dessus… les tunisiens, ceux qui ont fait la révolution et qui seront prêts à la refaire, était là à chanter l’hymne national… ils n’ont pas eu peur quand vos rats verreux se terraient, ils n’auront plus jamais peur.
Rappelez vous monsieur que la Tunisie,est un ETAT dont la religion est l’islam… oui je répète, le mot ETAT, vient avant islam…
La Tunisie et la dictature de l'impossible jouissance
Publié par jolanare à 14:50 5 commentaires
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs »
Le couffin et la gamelle...une pièce à ne pas rater
Publié par jolanare à 09:39 0 commentaires
Le Teatro organise la huitième édition de "avant première" (cela n'a rien à voir avec le festival du rire). Il s'agit de sept pièces créées par des jeunes du théâtre tunisien. Il n'y avait pas grand monde , et c'est bien dommage pour les absents car hier j'ai vu l'une des plus belle pièces qu'il m'ait été donné de voir au Teatro "le couffin et la gamelle" (titre du récit de Fethi bel Haj Yahia) mis en scène par Mohamed Saber Oueslati. Cette pièce est je cite " un hommage aux présents et aux futurs prisonniers d'opinion en Tunisie et dans le monde".Une pièce drôle et poignante, à l'image de la Tunisie. Le parti pris de ne pas sombrer dans un sentimentalisme béat éloigne la cause des prisonniers d'un pathos qui aurait pu être dégradant. Le texte se veut hilarant et le spectateur rit de la langue de bois des politiciens, cela est en soi prévisible, mais le spectateur a même l'indécence de rire du désarroi de ces prisonniers hurlant à en mourir " el hay irrawa7". Les moments d'émotions sont très forts surtout vers la fin, Oumaima Bahri, occupe l'espace par la parole, témoignant dans un récit autobiographique poignant, de l'enfance d'une fille d'un prisonnier d'opinion. La pièce s'achève sur le texte de Mahmoud Derouiche, sur la Palestine. Je ne trouve pas les mots pour décrire cette pièce... allez juste la voir dès que vous aurez l'occasion, face à l'éloquence de l'art, la parole est superflue.
Je salue toute l'équipe:
Metteur en scène : Mohamed Saber OueslatiLumière et Décor : Sabri AtrousSon : Mohamed Souissi - Walid HassirAssistant à la réalisation : Walid HassirAvec la participation de : Oumeïma BAHRI – Asma OUESLATI - Akrem LASSOUED – Mehdi EL KAMEL – Ammar LTIFI –Yacine DOUIRA – Mohamed Saber OUESLATI
L'application de la Charia.. comme ultime recours. Ne jouons pas le jeu d'Ennahdha
Publié par jolanare à 12:01 3 commentaires
L'affaire du niqab, ou devrais-je dire, les affaires du niqab, et celle du projet de loi visant à limiter la liberté d'expression quand elle a trait au sacré, est symptomatique de la subjectivité de la notion de liberté. Dans le premier cas, la niqabée dira qu'il s'agit d'une liberté vestimentaire individuelle et que personne n'a le droit de lui imposer ce qu'elle doit porter ; même si l'usage veut que l'habit soit adapté en fonction de l'endroit où l'on se rend. On ne va pas dans une administration en tricot de peau et short par exemple, on n’ira pas à un mariage en pyjama ou nuistte. Ceux qui sont contre le niqab, avancent l'argument sécuritaire et celui de la nécessité de « vivre la république à visage découvert « . Il n’y a pas, selon ces derniers, de liberté absolue.
Dans le second cas, l’argument proposé par ceux qui sont contre le projet de loi punissant le blasphème et l’atteinte au sacré, est celui de la liberté de croyance et celui que personne n’a le droit d’imposer à l’autre le Dieu en lequel il croit, partant du principe fondamental chez les musulmans de « lekom dinoukom wa leya dini » ( vous avez votre religion et j’ai la mienne). Ceux qui sont pour l’application de cette loi, avancent l’argument que partout dans le monde, il y a des sujets tabous l’holocauste en europe, le génocide arménien en France, le communisme en Amérique etc. et que la Tunisie, en tant qu’Etat dont la religion est l’islam, a elle aussi ses tabous. Il n’y a pas, selon ces derniers, de liberté absolue.
Face à cette liberté chérie que tout le monde invoque, face au spectre menaçant du retour à la répression et à la dictature, il incombe au gouvernement la lourde tâche d’instaurer des lois qui garantissent les droits de tous et surtout la sécurité de tous. La démocratie c’est aussi la difficulté de contenter des minorités récalcitrantes aussi disparates les unes que les autres. Il n’y a pas de liberté absolue, comme il ne doit pas y avoir de régime absolu. Face à tous ces tiraillements, la politique de l’autruche que mène le gouvernement et notamment le ministre de l’enseignement supérieur, face à l’ampleur que prend l’affaire du niqab reste le pis-aller. D’un autre côté, l’affaire persépolis en ce qu’elle illustre l’avenir de la création artistique en Tunisie fera jurisprudence.
Indépendamment des sensibilités religieuses et personnelles de chacun, une seule chose doit réunir les tunisiens : l’intérêt sécuritaire et économique du pays. Un peuple qui a faim n’a cure de religion ni de liberté ; aujourd’hui ce n’est plus les idéologies de droite et de gauche qui soulèvent le peuple, c’est celle du ventre affamé qui soulève les passions. Les projets de constitution visant à appliquer la charia, ne sont encore une fois qu’une poudre aux yeux pour faire dévier la polémique du sujet que Ennahdha maîtrise le moins : le redressement économique du pays, vers l’autre dans lequel elle excelle, la fetna et les débats stériles autour de l’identité arabomusulmane. Ne tombons pas encore une fois dans leur piège, et cette fois fixons la lune au lieu de regarder le doigt. EL cha3b moslem ou i7eb yekhdem…
