Ah... les hommes, les hommes....*


« Za3ma meh wine issob ? sérieux ? i7eb i3ares ? wa ella Hekeytou fergha il cherche juste une petite amie mat3 chahar ou 3adi ?! isma3 ana j’ai pas de temps à perdre ya newi 3ala 7awija ya yemchi iched jeneb oumou !! » 98% de la population tunisienne de sexe féminin comprise entre 25 et 30 ans tient le même discours : diplômée d’un bac +5 minimum, ( les bac +4 sont moins exigeantes et plus abordables), mignonne, bent 3ayla, tashar ou tokhroj, ou me terdhach belli ijji, sociable, populaire, ennes el kol yokhtobou fiha men 3and bouha vu que heya mene 3ayla kebira mais heya me et7ebech el mekhdha el 3arbi parce que c’est contre ses principes, qu’elle n’est pas tabba aredh tetbe3 ou tetchere, et de plus vu que arrivée à un certain âge, le flirt poussé ne suffit plus et le garçon la regarde étonné quand elle dit qu’elle est encore vierge, elle a décidé depuis belle lurette de faire enfin sauter ce cadenas qui entrave sa liberté, et a vécu pendant quelques années une sexualité épanouie jusqu’à ce qu’elle se rende compte que autour d’elle c’est le désert affectif et que weld sa7eb bouha elli yokhtob fiha mouch bech yerdha mekhdha 3arbi cinquième main, et que au final, la solution c’est ya etkhayet, et ta3aress ou etsaker fomha, ya elle cherche encore l’homme de sa vie avec qui elle fera l’affaire de sa vie : un mariage d’amour .
Sonia par exemple, et7eb etfol, ou i7ebha. Lui il vit en France. Elle fi tounes ; histoire à distance donc. Ça dure depuis 3 mois . Mesrar, mais masset lasset, twillllllllll ki boulet el sabe7 ( 7achekom), itjou3eb yesser, asocial. Elle, bent 3ayla, jeune cadre dynamique, bientôt trentenaire. Mesrara, ba7bou7a, rou7a khafifa ou sociable. Elle, ses ambitions s’arrêtent à vouloir se marier avec lui sans plus, avec plein de projets. Elle n’est pas réfractaire au mariage, elle n’est pas une phobique de l’engagement, ni une handicapée du sentiment. Elle est déjà prête, mehich mezehza certes, mais kene ijji yokhtob, taw ta3mel nahar el ben guerdane, tahbet etZahez ou etjji, mouch mochkol el zehez, el feyda fel rajel. Lui ses ambitions s’arrêtent à sortir avec elle sans plus, sans aucun projet. Il n’est pas réfractaire au mariage, ce n’est pas un phobique de l’engagement ni un handicapé du sentiment. Weld 3ayla, jeune cadre dynamique, bientôt trentenaire.il a déjà sa maison et sa voiture, un compte en banque fel zero parce que c’est un bon vivant et qu’il profite de la vie, ou mehouch newi yokhtob parce que il veut profiter de sa liberté, il est jeune, ou mahouch mazroub.
Conflit d’intérêt donc haw fehemtou !!!
Dans ce genre de cas, la femelle pour se caser va adopter deux stratégies :
Soit elle va essayer d’appâter le mâle, de le tenter, de se rendre indispensable dans sa vie, de sortir le grand jeu. Peut être que en voyant el jaw elli istanna fih ma3aha, taw ibedel rayou ou iwalli yehbel 3aliha. Ou ijji yokhtobha.
Soit elle va essayer de l’avoir à l’usure. Autrement dit tasber 3alih senine, 3ans minimum, et3adilou, etaffi el dhaw, ken il l’a trompée, ta3mel rou7a ma ratech, ken etgachech tejri etradhi, ken sebha, ta3mel rou7a ma sem3etech etc…jusqu’à ce que oumou temrejou 3ala et 3eress ou howa il se dit me nelkach ma khir menha et ils se marient et tete9leb 3alih alors.
Sonia n’a pas le temps de l’avoir à l’usure, de plus avec elle ce n’est pas la longueur qui compte mais l’intensité. Elle opte pour la 1ere stratégie : le coup de foudre : 7Obek endra chnowa khaleni landra kifech !! haya lemet filessetha, visite surprise el bariz 7Ob ou jaw, Tour Eiffel,3ala Montmartre, 3ala champs elysées 3ala bateau mouche, 3Ala cinéma 3ala diner… ou el 7akika, fi bariz sobHanek ya rabbi, el wa7ed wejhou itetlak bel bared, ou cha3rou itsebseb, 7atta el pluie qui etsob, 7lowa, mouch fayadhanet, ou mouta kif fi tounes. El ghadi et mattar mat3a 7ob, mat3a etched ta chérie et3anek ou etbouss ta7t bortal, meghir ethentil.
Haya walewchi 7ob 7ob mouch normal.
Lem filessetou, visite surprise el tounes, ou heya bech itir bel far7a. Heya cha3raha emsebseb bi kodret hajemet tounes, emnokya, emzeyana, 3aroussa lillet arba3atach 7ob ou jaw, rakcha fel Hawarya, bougies, champagne, bain moussant, sahra fel 7amamet, 3acha fel plazza, kess fel villa didon, tey fi sidi bou saïd. Mel far7a el tofol, mecha ta3aref 3ala omha ou 3arafha 3ala ommou
Haya el kolna fara7ana el Sonia kolnelha ça y’est, c’est dans la poche, ouriri ouriiri !!! sinon brabbi kolouli ech lezzou ikelem omha idha ken mehouch newi 3ala 7ewija men nawe3 khatem ou khobza gatou.
Ou sonia bedet etkanbes, comment elle va faire lui il est en France et elle fi tounes, elle ne peut pas quitter son boulot et elle ne veut pas vivre fel ghorba. « Ti taw bel chowa enrawe7 bih el tounes mais ça c’est une autre stratégie. »
Haya emraw7ine men sahra fel 7amamet ou heya bech etkolou waktech etjib darkom ou etji officiellement.elle n’a pas encore ouvert la bouche que il commence à parler de ses camarades de lycée. Comment est ce que chacun s’est casé, chacun a sa petite vie pépère dans ses petites pantoufles. Il lui dit que un de ses copains lui a posé la question : "et toi waktech fammechi 7ajja". C’est alors qu’il lui répond: "non pas pour le moment, j’ai d’autres ambitions, je ne pense ni a m’engager ni à me marier, mon boulot passe avant tout. » ou sonia etkoul wa7ed sab 3aliha satal ma bared.
Elle est rentrée chez elle, toute triste, elle nous a appelées ; c’est un coup foireux !! il est même pas capable de lui dire les choses en face, mais lui a rapporté sa discussion avec ses potes pour lui faire passer le message. Sonia voit tous ses projets s’effondrer. Elle décide de le quitter sur le champ. Ça ne sert à rien. Et comme dans chaque rupture les secrets d’alcôves commencent à surgir et el khonar itejbed, elle nous lance en riant « mais vous savez, je n’ai pas raté grand-chose, ou ki jet menou khir ! » on lui demande pourquoi elle nous regarde malicieusement, baisse la voix comme pour nous confier un secret et nous chuchote « vous devinerez jamais quel est son vice caché, heureusement que je l’ai essayé avant de l’adopter….
Il a des problèmes d’érections…
Tala3 hawi !! »
J’étais interloquée ; malgré son impuissance sexuelle elle était prête à se marier avec lui !!
Mais ma foi, au suivant…..

*ceci est un vieux post... juste pour détendre l'atmosphère.

Témoignage d'ismaël, un fils de pute de la république by A.C.A.B


La manif de l'UGTT a été réprimée de manière assez violente samedi dernier à partir de 14h30, comme vous le savez ( voir mon témoignage) Je tenais à publier le témoignage d'un ami, ismaël que j'ai perdu de vue quand ça a chauffé et qui était présent et qui lui aussi a été tabassé en voulant défendre une jeune fille sur laquelle les flics s'acharnaient. Le récit que vous allez lire n'est ni une production américaine ni égyptienne. Cela se passe en Tunisie, après la révolution de la dignité...et ceci n'est pas la fiction d'un cinéaste en mal d'inspiration. C'est lui que l'on bat sur la photo.
"A un moment donné du tout début de la charge finale des flics contre les manifestants devant le Ministère de l’Intérieur, je me retrouve à traîner sur l’avenue Bourguiba allant et venant devant les cordons de flics qui attaquent par intermittences les manifestants devant le centre commercial Le Claridge et la banque UIB. Je vois Ghassen Ammami, je reste à ses côtés un moment puis je vois Ines Tlili toute seule sur la route, entre les policiers et les manifestants en train de crier « pacifique, pacifique ». Je me dirige vers elle et lui dit « Ne tourne pas le dos aux flics, ils pourraient charger sur toi ». Je reste un instant à côté d’elle puis je vois quelqu’un à terre, des citoyens autour de lui qui le protègent et des flics qui chargent sur eux.

Je cours pour m’interposer avec eux. C’est une femme qu’on finit par relever et emmener. Les manifestants reviennent plus ou moins en force sur l’avenue en jetant des projectiles. Les flics après avoir renvoyé des projectiles et avoir lâché du gaz lacrymogène chargent à nouveau : ils sont des dizaines et attaquent tout le monde et de partout. Je me dirige alors en marchant lentement vers la rue Kamel Attaturk. Des gens courent de partout, il est difficile de s’y retrouver étant donner qu’un grand nombre de policiers sont en tenue « civile ». Certains BOP poursuivant des manifestants me dépassent ou bien courent derrière des gens en venant vers moi mais personne ne semble gêné de ma présence étant donné que je marche calmement. Je vois plusieurs personnes prendre des coups.
Arrivé à la Rue Kamel Attaturk, plusieurs Bop qui s’y étaient engagés reviennent vers l’avenue. Je passe à côté d’eux comme si de rien n’était. Je vois qu’il y a plusieurs manifestants debout à des dizaines de mettre, qui lancent des bouteilles en plastiques et des insultes à ces BOP qui viennent de les poursuivre. Mais je vois surtout une adolescente que j’avais déjà vue devant l’UIB, esseulée et totalement en transe qui n’est qu’à quelques mètres de l’avenue et qui semble vouloir revenir pour en découdre avec les flics. Je cours vers elle et lui conseille de s’en aller. Mais elle ne bouge pas. Je reste pas loin d’elle. Un ou deux manifestants s’engagent dans la rue poursuivis par un policier en civil et un BOP. L’un des deux manifestants a le crâne en sang. Je fais quelques pas en arrière mais la fille ne bouge pas. Le policier en civil l’attrape et commence à la tirer avec lui en direction de l’avenue, le BOP lui donne des coups de matraques et un groupe d’une dizaine de flics pointent à l’entrée de la rue. Je me jette alors sur les deux flics qui emmènent la fille et essaie de la libérer en leur criant « lâchez-là. » Le groupe au bout de la rue charge alors vers nous. Les flics lâchent la fille mais je me fais attraper.
Le groupe arrive et tout le monde me matraque sur les articulations. L’un d’eux ou deux d’entres eux me donnent des coups de pieds pour que je tombe par terre. A ce moment-là, ayant l’habitude, je n’essaie pas tant de me protéger que de ne pas tomber car je sais que si je tombe totalement par terre, c’est là où je risquais d’avoir le plus de coups. Très rapidement, je m’accroche donc aux flics qui me tabassent mais ils sont nombreux et finissent par me mettre à terre juste devant la porte d’entrée de l’immeuble qui fait le coin avec l’avenue Bourguiba avec une boutique d’antiquités. C’est à ce moment-là que la photo a été prise.
Après l’instantané, plusieurs autres flics arrivent et se mettent aussi à me passer à tabac pendant que je suis totalement à terre. Je ne sentais plus les coups mais j’étais à bout de force. Puis ils me relèvent et me traînent vers le MI. Ils sont deux ou trois à me tenir et certains me donnent des coups de poings au visage. Quelques mètres plus loin, nous sommes sur l’avenue, quelques précieuses secondes avaient passées pendant lesquelles j’ai repris une miette de mes forces. Je vois qu’il y a encore des citoyens sur l’avenue Bourguiba (manifestants et passants), dont un grand nombre devant le restaurant cabaret le « Bagdad » m’ont vu me faire tabasser. Un éclair de lucidité traverse mon esprit : si je ne veux pas arriver jusqu’au ministère, c’était ma dernière chance. A partir de là, il n’y aura sans doute plus que des flics et des collabos. Je me mets alors à gesticuler et essayer de me libérer de leur emprise très violemment en criant « Lâchez-moi, lâchez-moi » et surtout j’essaie de faire en sorte que nous n’avancions pas rapidement et que nous restions le plus possible sur l’Avenue. Je me démène si bien que mes lunettes tombent. Ce qui m’énerve et me rend encore plus agressif. Les flics ne me matraquent plus depuis que nous sommes sur l’Avenue mais ne me lâchent pas non plus. Ils essaient juste de ne pas me laisser filer et de me faire avancer. C’est à ce moment-là qu’un mouvement de gens se fait vers la demi-douzaine de flics qui me tenaient encore. Les autres s’étaient éparpillés au fur et à mesure que nous avancions après le passage à tabac. Les gens crient aux flics « Lâchez-le, lâchez-le » et certains avancent même menaçant vers eux de sorte que les flics lâchent prise et se préparent à se défendre contre l’attaque portée contre eux.
Il n’y a plus que deux flics en civil qui me retiennent et qui me disent de venir avec eux (en direction du MI) et qu’ils me protègeront. Je me débats encore et leur crie de me lâcher de sorte qu’ils finissent par le faire. Quand ils me lâchent je m’éloigne d’eux de plusieurs mètres et suis maintenant juste devant la porte d’entrée du Bagdad. L’un des flics essaie de calmer le jeu entre les citoyens et les autres flics qui me tenaient et l’autre se met à me parler et me dire de venir avec lui chercher mes lunettes qui étaient tombées à une dizaine de mettre de là, juste devant le trottoir de l’antiquaire. Je lui dis « vas me les chercher si tu veux, moi je reste ici ». Il me répond « Pourquoi donc as-tu fais ce que tu as fais ? » avec un ton paternaliste et comme si j’avais fais un crime quelconque. « Je n’ai fait qu’aider une fille à se libérer des coups ». Il enchaîne comme si ce que je lui ai dit était sans la moindre importance : « Pourquoi vous ne voulez pas que le pays se calme ? » Je lui crie dessus « C’est vous qui ne le voulez pas ! » Du tac au tac il me dit « Nous ne sommes pas tous pareil, il a des bons parmi nous ». C’est alors que je n’ai plus de patience : « Allez tous vous faire foutre, vous êtes tous des enculés / برّاو نيّكُ إلكلكم طحّانة٠». Il reste silencieux et s’en va.
Je reste sur place. Depuis que j’ai perdu mes lunettes, je ne vois pratiquement plus rien et je veux absolument les récupérer quelqu’en soit le prix. Un serveur du « Bagdad » qui a assisté semble-t-il à ma petite discussion avec le flic s’avance prés de moi et me dit « Vas chercher tes lunettes, elles sont là-bas. » « Tu les voient ? » « Oui, elles sont là-bas devant le trottoir. » Je lui demande de bien vouloir aller me les chercher car je ne vois rien sans. Il le fait. Quand il me les ramène, je lui sers la main. Quand je remets mes lunettes, voyant le monde à nouveau nettement, ayant repris mon souffle, ayant la haine, je me mets à fulminer et à faire les cents pas, hésitant à revenir en découdre avec les flics encore une fois.
Je vais et je reviens sur mes pas plusieurs fois. A un certain moment, arrivé devant l’hôtel « Excel », je revois Ghassen Amami, je l’aborde. Je m’accroche à ce visage familier. Il me verse de l’eau sur le visage. Je me calme petit à petit, je m’allume une cigarette. Un ami est là, l’avenue reprend sa vie normale comme si de rien n’était, les voitures et les passants affluent de toutes parts. Je n’avais plus de nouvelles de la fille depuis que j’ai réussi à la libérer du policier en civil. Sur la photo, à l'avant plan, on voit qu’elle était encore entourée de flics une vingtaine de seconde après. Mais quand je suis avec Ghassen, je la vois passer dans les bras d’un ami. Elle était sous le choc mais marchait à peu prés normalement et ne semblais pas avoir de séquelles physiques, du moins sur le visage. J’en découdrais avec les flics une autre fois, le combat n’est qu’à ses tous débuts…"

Nous les filles de putes de la république... by A.C.A.B


Ce matin, nous étions très nombreux pour la manifestation de soutien à l’UGTT. Nous avons passé la matinée à la place Mohamed Ali et nous avons pris la route vers l’avenue vers 12h45. Il y avait un monde fou. En passant, nous essuyons les insultes de quelques tunisiens qui nous crient que nous poussons le pays droit dans le mur… et une autre dame se met à crier, c’est l’argent du R CD qui vous finance. Quand le peuple se met à insulter ceux qui défendent le peuple, ne t’étonne pas, tu es bel et bien en Tunisie…nous arrivons devant le MI. On scande des slogans appelant à la chute du régime. J’ai rencontré beaucoup de journalistes et de blogueurs, sofiène chourabi, faten abdelkefi, bent trad etc. tout le temps qu’on était à l’avenue, les policiers étaient très affables, corrects. A 14h pile, il viennent fendre la foule et nous demander de partir. On refuse. On s’assied par terre et chantons l’hymne national. Ils repartent. Pendant une demi heure, nous chantons et crions des slogans de manière pacifique. Vers 14h30, ils disent que la manif est légalement finie. ils mettent leurs casques et commencent à nous pousser. Bent Trad, portant un drapeau s’assied par terre. On s’assied encore une fois par terre, ils nous frappent de leurs brodequins et de leurs matraques pour nous déloger. Une femme avec le drapeau se jette sur un BOP et l’embrasse lui disant, qu’il est son fils et qu’il devrait se mettre du côté du peuple. Ils écrasent un des manifestants, on l’aide à se relever et on court vers le Claridge. Ils sautent sur une fille habillée de vert, ils sont 3 à la tabasser, on se rue sur eux pour l'arracher à leurs mains. Aymen Rezgui qui était là crie qu’il est journaliste et essaie de protéger la fille.On le frappe aussi. Le chef de la police crie à ses chiens de ne pas frapper. Ils lâchent la jeune fille qui a du mal à tenir debout. On revient à la charge et on fait un cordon pour empêcher la police de nous pousser, les policiers jettent une bombe, des jeunes répliquent par des pierres et des bouteilles, ils jettent d’autres bombes. On court, tout le monde court. Je suis rattrapée par deux policiers, ils me tabassent l’un sur le bras droit et l’autre sur la gauche. Ils me frappent sur le dos. Je suis rattrapée par terre par un autre type qu’ils sont en train de tabasser. Je me relève et je cours. Je n’arrive pas à respirer à cause des bombes lacrymogènes. Je suis asthmatique, je retiens ma respiration. Je cours les policiers à mes trousses me traitent de putes : « rentre chez toi sale pute, fille de pute. » c’est celui qui le dit qui y est comme on dirait en France. Je suis peut être une pute, parce que je défends mon pays, mais eux ce sont les vrais bâtards. A.C.A.B.

Je cours vers central park. Je m’assois par terre et demande à un type de l’eau. Il me passe la bouteille. Je ne peux plus bouger le bras gauche. Ma voiture est au parking, il faut quelqu’un pour la sortir et m’emmener aux urgences. J’appelle deux amies, thouraya et nesrine, qui étaient avec moi et qui sont parties. Je n’arrive pas à les joindre. J’appelle sofiene chourabi qui était à la manif. Il est à montplaisir. Je lui demande de venir me chercher. Je peux pas bouger. Je pleure tellement j’ai mal. Entre temps mes copines me rappellent et arrivent. Elles m’emmènent aux urgences. Là je trouve un autre gars que l’on a frappé à la tête. Bilan traumatisme au bras droit et surtout gauche que je ne peux toujours pas bouger et 3j de repos et 100 dinars de dépensés. Vive la révolution du pauvre.

Je demande aux filles de me ramener à l’avenue j’ai envie de cracher à la tête de mon frère de sang, le fils de pute comme moi. Je débarque j’ai la rage. Au centre ville , il fait beau… les gens se promènent , prennent des cafés aux terrasses. Comme si rien ne s’était passé il y a moins de deux heures, comme si rien ne s’était passé….et j’ai eu la rage… la rage de voir cette indifférence, ce manque de solidarité…panem et circenses… c’est normal quand celles qui manifestent pour l’avenir de leurs pays deviennent des putes que l’on traite le peuple qui n’en a cure et qui préfère le cirque et les jeux…de cha3b miboune.

Des salafistes envahissent l'Institut supérieur des langues de Tunis


Suite au refus d'une niqabée de se découvrir le visage et son renvoi du cours, en moins de 20 mn, une horde de salafistes, ont envahi la cour de l'Institut supérieur des langues de Tunis, munis de leurs tapis et ont
commencé une prière collective. Ils ne sont pas restés longtemps ce qui pousse à croire qu'il s'agit plus d'un acte d'intimidation et d'avertissement. Il est fort probable qu'ils puissent revenir à tout moment, Hay el Khadra connaît en effet une forte concentration d'islamistes salafistes.
Pendant ce temps, les cours ont été suspendus et une réunion d'urgence prévue à l'Institut.
Asma Ahmadi présente sur place a transmis les photos ci-dessous.


Les laissés pour compte du gouvernement: la Tunisie souffre... chers élus


La situation est en passe de s’agraver de plus en plus dans les régions de l’Ouest. En effet, la neige est en train de fondre et les barrages ne vont pas pouvoir supporter la crue des eaux. Un cinquième de la neige a fondu et on déplore déjà le début de débordements des eaux qui peuvent tout emporter sur leurs passages. De forts risques d’inondation sont à prévoir et l’Etat, démissionnaire n’est pas en train de prendre les mesures préventives qui lui incombent.

Un appel à l’aide internationale devient urgent, les gens ne se rendent pas compte de la catastrophe qui nous attend. Merci de relayer l’information, peut être bien qu’ils se décideront enfin à bouger.Merci à tous ceux qui ont offert des dons... mais cela reste malheureusement insuffisant, il faut un plan de grande envergure mené par l'Etat. En attendant, continuons la mobilisation citoyenne. Si le gouvernement n'arrive pas à gérer, qu'il lance un appel international!

Il faut absolument réagir face à ce crime de non assistance à personne en danger qui se prépare, à cause de la non responsabilité des autorités élues pour le faire. La Tunisie souffre chers élus... la Tunisie souffre et n'a cure de vos débats théologiques et populistes décousus et fort peu à propos face à l'urgence de la situation. La Tunisie souffre chers élus... et n'oubliez pas que cette main qui a glissé son billet dans l'urne pour que vous soyez bien au chaud et payé 3000 dinars, ne la re-glissera pas une deuxième fois.

La Tunisie n'est pas votre putain M. Ghanim


Hier, Wajdi Ghanim a encore fait son show à Mehdia… tounes wallat kel bhim el 9assayer, elli iji yerkeb 3alih. Sur la vidéo qui circule(https://www.facebook.com/photo.php?v=3234829757542) on voit quelques personnes dans la mosquée, il n’y a pas vraiment foule. On voit le barbare réciter une sourat et tout à coup on entend une clameur. On entend certains tunisiens qui devaient être nombreux ,ou du moins déterminés, vu la force de leur voix, on entend notre hymne national s’élever et l’on voit le barbare entrer dans tous ses états se mettant à crier, ce sont les laïcs… non monsieur Ghanim, ce ne sont pas des laïcs mais des citoyens tunisiens… Il se met à rappeler que la Tunisie est islamiste. Non monsieur, la Tunisie est en majorité musulmane… Il se met à traiter les tunisiens de Koffar… non monsieur ce sont justes des personnes qui ont participé à une révolution pour vous donner l’opportunité de venir nous insulter en notre pays… sejjel lel terikh… cette personne nous a insulté en notre propre pays… sejjel lel terikh…au lieu de quoi ce sont des diplomates comme l’ambassadeur de Syrie, que l’on a la fierté de chasser.

il nous annonce l’arrivée de l’islam… non monsieur, l’islam malakite était là avant vous.. le judaïsme était là avant vous…l’athéisme était là avant vous…ce n’est pas l’islam qui arrive c’est la fetna… c’est l’obscurantisme, c’est la guerre fratricide entre les tunisiens que vous voulez implanter… et vous finissez votre superbe allocution par « el jihed 9adem »… le djihad arrive… non monsieur, le djihad n’arrivera pas…parce que le tunisien n’est pas l’ignare moyenoriental auquel vous êtes habitué. Il n’y a qu’à voir comment les salafistes sont à chaque fois chassés des mosquées. La femme tunisienne, le jour où elle vous ouvrira ses cuisses, monsieur, ce ne sera sûrement pas pour vous offrir son clitoris… et si les quelques illuminés qui sont venus vous accueillir vous plaisent tant… prenez-les avec vous. La Tunisie est si petite et nous n'avons pas assez de coeur ni d'espace pour accueillir cette haine-là. Sachez monsieur que ce sont ceux-là même qui hantaient les cho3eb du RCD…. Ne pensez pas monsieur, que vous pourrez les convaincre de vos beaux discours, ce sont juste de pauvres mercenaires, souffrant d’une forme très avancée de t7ine 7oukoumi… hier c’était zaba qu’ils aplaudissaient, aujourd’hui c’est vous, demain ils vous cracheront dessus… les tunisiens, ceux qui ont fait la révolution et qui seront prêts à la refaire, était là à chanter l’hymne national… ils n’ont pas eu peur quand vos rats verreux se terraient, ils n’auront plus jamais peur.

Rappelez vous monsieur que la Tunisie,est un ETAT dont la religion est l’islam… oui je répète, le mot ETAT, vient avant islam…

La Tunisie et la dictature de l'impossible jouissance


La femme… la femme… la femme…. Son foulard, son niqab et enfin son clitoris… Wajdi Ghanim, précurseur en la matière préfère comme le veulent les préceptes islamistes néo-moyennageux, y aller mollo… commençons par l’ablation du clitoris en attendant l’ablation des seins … Paradoxe de pseudoreligieux qui n’ont jamais autant parlé du sexe de la femme qu’en appelant à l’occulter.

Moi à la place de certaines jeunes femmes aujourd’hui, je regarderais à deux fois, avant d’ouvrir mes cuisses à un salafiste, zewej Orfi ou zewej char3i… qui sait si le pauvre mâle penché sur vous, courroucé par son impuissance viscérale à vous faire jouir, empêtré dans sa barbe et dans son ignorance du plaisir féminin, ne décide tout à coup de couper l’origine du mal en se perdant face au spectacle de l’origine du monde.
Et vlan d’un coup de lame, il vous le coupe…sans entrer dans des considération freudiennes autour de l’équivalence entre le pénis et le clitoris comme organe du plaisir et le fait que le sexe de la fille représente un organe masculin tronqué, je vous conseille mesdames, de feindre de crier de plaisir… dès que le mâle s’aventure vers les régions dangereuses de votre intimité. Criez mesdames et mettez-y du cœur… il en va de l’avenir de votre clitoris. Le plaisir féminin est-il si inaccessible pour ces gens-là, est-il si tabou, qu’ils préfèrent s’en débarasser une fois pour toutes ? Le plaisir sexuel est-il l’apanage du mâle dominant ? Il serait temps de démystifier la sexualité et le plaisir féminin. L’invention du vibromasseur a depuis plus d’un siècle remis en cause les théories psychologisantes du plaisir féminin. Si un doigt, un canard en plastique ou un speed rabbit y arrivent pourquoi pas vous messieurs…
Allons-y mollo…c’est certain qu’en se débarassant progressivement des femmes, ces mâles auront alors tout le loisir de vivre leur homosexualité refoulée, et auront même l’obligeance de vous sortir un hadith ou une fetwa légitimant les pratiques de kawm « lout » après tout, madhkourine fel qoran…
Le problème politique maintenant que pose la venue de cet individu est celui du message envoyé aux salafistes djihadistes ici en Tunisie. Qu’un individu croûlant sous ses complexes et sous sa hantise du sexe féminin se mette dans la tête du mutiler le corps de la femme, cela s’est déjà vu…et la place de ces personnes-là est l’asile psychiatrique ou la prison. Que cet individu ait le pouvoir d’embrigader autant de personnes liées par les mêmes complexes, cela pourrait se comprendre… Mais que cette personne soit reçue avec les honneurs, dans un pays démocratique et libre, dans un pays qui a été le premier dans le monde arabe à accorder les droits aux femmes, et ce avec la complicité du gouvernement, je pense qu’il s’agit là d’une ligne rouge que l’on vient de franchir.
Le Ministère des droits de l’homme est –il un ministère de pacotille ? si oui… je refuse que l’on paye ces bons à rien avec mes impots..le Ministère des droits de la femme est-il une ministère de pacotille ? si oui… je refuse que l’on paye ces bons à rien avec mes impots.. le Ministère des affaires religieuses est-il un ministère de pacotille ? si oui… je refuse que l’on paye ces bons à rien avec mes impots… Toute la Tunisie est scandalisée par la venue de ce mutileur rétrograde… quand je dis toute la Tunisie, je ne parle pas bien sûr de ceux qui meurent de froid et qui auraient préféré loger quelque temps au chaud à Kobbet el menzah ou à défaut qu’on leur envoie l’argent investi pour ces meetings de la honte… quand je dis toute la Tunisie, je ne parle pas bien sûr de ceux qui manifestent pour la Syrie et pour la libération de la Palestine, ceux-là ont d’autres priorités que la manifestation contre le chômage et le pouvoir d’achat en Tunisie.

Quand je parle de toute la Tunisie, je parle bien entendu, de nous tous que l’on occupe par d’autres sujets que les urgences économiques et sociales. Je me retrouve comme tant d’autres, bien malgré moi, obligée de réagir, obligée de gueuler, obligée de jouer le jeu verreux des islamistes. Se taire c’est être complice de leurs machinations mais manifester à chaque fois sur de tels sujets use à la longue. Voir la Tunisie sombrer progressivement dans l’obscurantisme, la pauvreté et la misère me met hors de moi. Voir tous ces partis et ces associations aussi inertes face à ce scandale religieux, politique et humain que la venue de ce barbare, me scandalise. La Tunisie est –elle cette terre abandonnée que tout un chacun se permet de violer et de souiller en toute impunité ? winhom rejelna, winhom nessena… C’est son peuple qui fait la richesse d’un pays… la vertu de la Tunisie est-elle sans valeur parce qu’indigente ? L’acte de barbarie auquel appelle cet arriéré est à l’image des actes de barbaries religieuses que subit notre Tunisie… nous n’avons pas encore joui de notre révolution…ce plaisir qui se fait tant attendre n’at-il pas lui aussi été réfréné par l’empressement de ces mâles avides et ignorants des choses de l’amour comme des choses de la patrie ?
« Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs »

Le couffin et la gamelle...une pièce à ne pas rater


Le Teatro organise la huitième édition de "avant première" (cela n'a rien à voir avec le festival du rire). Il s'agit de sept pièces créées par des jeunes du théâtre tunisien. Il n'y avait pas grand monde , et c'est bien dommage pour les absents car hier j'ai vu l'une des plus belle pièces qu'il m'ait été donné de voir au Teatro "le couffin et la gamelle" (titre du récit de Fethi bel Haj Yahia) mis en scène par Mohamed Saber Oueslati. Cette pièce est je cite " un hommage aux présents et aux futurs prisonniers d'opinion en Tunisie et dans le monde".Une pièce drôle et poignante, à l'image de la Tunisie. Le parti pris de ne pas sombrer dans un sentimentalisme béat éloigne la cause des prisonniers d'un pathos qui aurait pu être dégradant. Le texte se veut hilarant et le spectateur rit de la langue de bois des politiciens, cela est en soi prévisible, mais le spectateur a même l'indécence de rire du désarroi de ces prisonniers hurlant à en mourir " el hay irrawa7". Les moments d'émotions sont très forts surtout vers la fin, Oumaima Bahri, occupe l'espace par la parole, témoignant dans un récit autobiographique poignant, de l'enfance d'une fille d'un prisonnier d'opinion. La pièce s'achève sur le texte de Mahmoud Derouiche, sur la Palestine. Je ne trouve pas les mots pour décrire cette pièce... allez juste la voir dès que vous aurez l'occasion, face à l'éloquence de l'art, la parole est superflue.
Vous pourrez découvrir d'autres pièces pendant toute cette semaine au Teatro. Courrez-y!

Je salue toute l'équipe:

Metteur en scène : Mohamed Saber OueslatiLumière et Décor : Sabri AtrousSon : Mohamed Souissi - Walid HassirAssistant à la réalisation : Walid HassirAvec la participation de : Oumeïma BAHRI – Asma OUESLATI - Akrem LASSOUED – Mehdi EL KAMEL – Ammar LTIFI –Yacine DOUIRA – Mohamed Saber OUESLATI

L'application de la Charia.. comme ultime recours. Ne jouons pas le jeu d'Ennahdha


L'affaire du niqab, ou devrais-je dire, les affaires du niqab, et celle du projet de loi visant à limiter la liberté d'expression quand elle a trait au sacré, est symptomatique de la subjectivité de la notion de liberté. Dans le premier cas, la niqabée dira qu'il s'agit d'une liberté vestimentaire individuelle et que personne n'a le droit de lui imposer ce qu'elle doit porter ; même si l'usage veut que l'habit soit adapté en fonction de l'endroit où l'on se rend. On ne va pas dans une administration en tricot de peau et short par exemple, on n’ira pas à un mariage en pyjama ou nuistte. Ceux qui sont contre le niqab, avancent l'argument sécuritaire et celui de la nécessité de « vivre la république à visage découvert « . Il n’y a pas, selon ces derniers, de liberté absolue.

Dans le second cas, l’argument proposé par ceux qui sont contre le projet de loi punissant le blasphème et l’atteinte au sacré, est celui de la liberté de croyance et celui que personne n’a le droit d’imposer à l’autre le Dieu en lequel il croit, partant du principe fondamental chez les musulmans de « lekom dinoukom wa leya dini » ( vous avez votre religion et j’ai la mienne). Ceux qui sont pour l’application de cette loi, avancent l’argument que partout dans le monde, il y a des sujets tabous l’holocauste en europe, le génocide arménien en France, le communisme en Amérique etc. et que la Tunisie, en tant qu’Etat dont la religion est l’islam, a elle aussi ses tabous. Il n’y a pas, selon ces derniers, de liberté absolue.

Face à cette liberté chérie que tout le monde invoque, face au spectre menaçant du retour à la répression et à la dictature, il incombe au gouvernement la lourde tâche d’instaurer des lois qui garantissent les droits de tous et surtout la sécurité de tous. La démocratie c’est aussi la difficulté de contenter des minorités récalcitrantes aussi disparates les unes que les autres. Il n’y a pas de liberté absolue, comme il ne doit pas y avoir de régime absolu. Face à tous ces tiraillements, la politique de l’autruche que mène le gouvernement et notamment le ministre de l’enseignement supérieur, face à l’ampleur que prend l’affaire du niqab reste le pis-aller. D’un autre côté, l’affaire persépolis en ce qu’elle illustre l’avenir de la création artistique en Tunisie fera jurisprudence.

Indépendamment des sensibilités religieuses et personnelles de chacun, une seule chose doit réunir les tunisiens : l’intérêt sécuritaire et économique du pays. Un peuple qui a faim n’a cure de religion ni de liberté ; aujourd’hui ce n’est plus les idéologies de droite et de gauche qui soulèvent le peuple, c’est celle du ventre affamé qui soulève les passions. Les projets de constitution visant à appliquer la charia, ne sont encore une fois qu’une poudre aux yeux pour faire dévier la polémique du sujet que Ennahdha maîtrise le moins : le redressement économique du pays, vers l’autre dans lequel elle excelle, la fetna et les débats stériles autour de l’identité arabomusulmane. Ne tombons pas encore une fois dans leur piège, et cette fois fixons la lune au lieu de regarder le doigt. EL cha3b moslem ou i7eb yekhdem…

Collecte Thala

La collecte pour les habitants de Thala se poursuit jusqu'à demain 5h devant le monoprix Menzah 6. il va reneiger et on a besoin de vous tous.
un autre point de collecte se trouve à la Marsa rond point Ksar Essaada
point de collecte Ezzahra devant meublatex (la villa marron )

Nous avons besoin de
médicaments (contre la grippe par ex)
couvertures
vêtements chauds
nourriture
réchauds ( limen astata3a ileyhi sebil)