Brahim el Gassas:le bon sens populaire à l'épreuve de la politique


Brahim Gassas… c’est aujourd’hui à cet homme que je veux rendre hommage.

Au lendemain des élections, j’ai été comme tout le monde surprise du score de Al Aridha dont j’ignorais même l’existence. Réputé populiste, ce parti a propulsé un monsieur, qui parce qu’il était chauffeur de louage, a essuyé les quolibets conformes à sa profession .

J’ai regardé comme beaucoup de personnes son intervention sur Nessma hier. Je cherchais ces petites phrases qui feraient mouche, ce bon sens populaire, cette sincérité, denrée rare aujourd’hui. Cet homme a du charisme, ne vous déplaise… un charisme tel, qu’il n’a pas besoin d’être en costard cravate pour prouver sa grandeur.

Le journaleux était d’une arrogance et d’un mépris que seule l’assurance de Gassas a su écraser. Je retiendrai une phrase, magnifique qu’il a dite « Elli 9adem el tounes nidhal, mahich meziya... el soujoun takharaj monadhilin mouch kefeèt". Se battre pour la Tunisie, n’est pas une « mezeya » ça ne sert donc à rien à faire de la surenchère de militantisme. Les prisons n’ont jamais produit des compétences, mais des militants. On ne peut donc confier les rênes du pays à des gens sans expériences.

Je le disais hier sur facebook, Brahim el Gassas est l'un des rares à parler avec un bon sens populaire qui manque aux politiciens. Vous pouvez dire qu'il est populiste, je trouve ce qu'il dit très sensé. IL parle comme n'importe qui dans la rue...avec lui pas besoin de décodeur comme avec les intellos vivant dans leurs tours d'Ivoire. En parlant de vulgarité... c'est sans doute que la vérité nue peut en choquer plus d'un. Le seul défaut que je lui trouve c'est Hechmi Hamdi (et ce n’est pas des moindres).

On se moque de lui quand il parle…le « on » ce sont ces mêmes personnes qui ont compris que la démocratie c’est donner le pouvoir aux élites, or la démocratie dans son premier c’est « la souveraineté du peuple » c’est à travers lui que ce mot prend tout son sens. Certains politiciens pensent que le peuple est là pour les servir, lui a la grandeur de comprendre qu’il est là pour servir ceux qui l’ont élu.

Si vous pensez que le peuple tunisien c’est vous… je peux vous dire que vous vous trompez, car une large majorité des tunisiens c’est lui, non parce qu’il est populiste, mais parce qu’il n’a pas oublié d’où il vient… A choisir entre un Mostapha ben Jaafar qui a vendu père, mère et parti, pour avoir le petit privilège de siéger à l’A.C, et Gassas qui est là pour crier la misère du peuple, je choisis sans hésitation aucune le second. S’il dérange, au sein de l’assemblée, c’est parce que sa vue même rappelle aux autres députés que le peuple est là et que le peuple a faim. J’ai du mépris pour Ben Jaafar et sa condescendance scandaleuse quand B. Gassas prend la parole.

Qu’est ce qu’on reproche à Gassas ? Son accent du sud ? C’est vrai que le politique tunisienne a longtemps été cantonnée à certaines régions du pays et à une certaine catégorie sociale et avoir un député qui parle aussi simplement et aussi sincèrement que le commerçant du coin peut paraître choquant pour ceux qui prétendent faire partie de l’élite. Sa façon de parler en puisant dans des images du quotidien peuvent paraître vulgaire ? La pédagogie politique est un luxe que lui possède spontanément. Des gens s’entourent de conseillers en communication pour avoir une verve et cette percutance innées chez lui. Ce type a la trempe d’un grand homme, et si vous êtes assez aveugles pour ne pas le voir, c’est que vous n’avez rien compris au nouvel ordre de valeurs qui est en train de s’installer dans le monde. Dormez pendant ce temps là… mais le peuple lui continuera à voter pour des gens comme lui.

Un admin de Kooora Tunisie travaille pour le ministère des droits de l'homme



Voilà pour qui travaille Kooora tunisie, dont les admins qui se déclarent révolutionnaires... m'ont agressée au palais..voilà ceux qui parlent au nom du peuple... voilà ceux qui m'accusent de parler en français alors qu'ils trahissent leurs compatriotes. Leurs admins, est le porte parole du Ministère des droits de l'homme, ce même ministère qui a tabassé les blessés de la révolution... on le voit sur cette vidéo à partir de la minute 1.30 https://www.facebook.com/photo.php?v=3541132534874

Il n'est pas vraiment étonnant de voir cela, cette même page faisait l'éloge de Ben Ali jusqu'au 13 au soir.. Les gouvernements passent, la lâcheté reste... et les mêmes qui les suivent.

Idha lem teste7i; fef3al ma cheèt....

Allons nous attendre qu'il y ait des morts pour réagir?


Deux faits scandaleux se sont déroulés hier sur l'avenue.
Un appel de morts aux juifs et une agression physique des artistes présents pour une manifestation autorisée. Cela ne nous étonne qu'à moitié dans cette nouvelle ère pseudo révolutionnaire où les tortionnaires de la démocratie sont couverts par un gouvernement élu démocratiquement.
Certains disent qu'aujourd'hui ce sont les artistes et les juifs, demain ce sera nous, je précise, qu'aujourd'hui les artistes et les juifs, c'est déjà nous... c'est déjà la Tunisie. Ne nous étonnez pas de voir ces appels au meurtre de la part de personnes qui se ont déjà attaquées au symbole suprême de la nation, le drapeau sans que l'Etat réagisse. Le reste n'est que fioritures.
Le plus gros scandale aujourd'hui, ce ne sont pas ces rats qui envahissent de leurs saletés notre espace, un coup de balai les aurait fait déguerpir. Le scandale vient du Ministre de l'Intérieur qui ose publier un communiqué digne des mensonges de l'ère Ben Ali. Ces personnes ikhafou rabbi? Laissez moi rire!
Lui seul est le coupable aujourd'hui. Comment autoriser deux manifestations le même jour et au même endroit, tout en sachant que cette horde d'extrémistes considère toute manifestation artistique comme du "kofr". Comment ces associations ont-elles pu obtenir leur autorisation la veille? Comment des agents de sécurité n'interviennent pas quand des citoyens se font tabasser sous leurs yeux?
Comment laisser des sauvages, appeler au meurtre des juifs et de BCE sans réagir. Et s'ils avaient trouvé un juif ce jour là, entre leurs mains, ils l'auraient tué?
La Tunisie a toujours été un Etat de droit... si le gouvernement aujourd'hui démissionnaire n'assure plus la sécurité de ses citoyens, qu'il le dise pour qu'on prenne les dispositions nécessaires pour se défendre. Nous savons le faire, mais nous avons toujours respecté le droit en Tunisie et nous avons toujours cru que l'Etat était là pour assurer l'ordre et la sécurité.
Un Ministre digne de ce nom aurait démissionné.
Je pense que le plan de ce gouvernement est de plus en plus clair. On libère les criminels de prison, sous couvert de grâce présidentielle. On leur demande de se faire pousser la barbe, on leur donne de l'argent pour être présents quand il le faut et on leur laisse carte blanche.
Le jour où nous les tunisiens, déciderons de manifester à nouveau et de demander le départ du gouvernement, ce ne seront pas les Bop qui viendront nous tabasser... ça va être les salafistes, nous traitant de Koffar, qui nous régleront nos comptes et feront le sale boulot des agents du ministère. Les responsables du MI sortiront après ce bain de sang pour promettre qu'ils les arrêteront et n'en feront rien. Ils essaieront grâce à leurs bras armés de taire toute voix dissidente.
A ce rythme là, la guerre civile ne tardera pas à éclater en Tunisie, si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités et des décisions fermes. C'est bien la première fois que je vois un gouvernement de droite incapable d'assurer la sécurité et l'ordre.
Devons nous prendre les armes pour nous défendre? Allons nous attendre qu'il y ait des morts pour réagir?
L'opposition ne compte-t-elle pas faire un coup d'éclat pour arrêter l'hémorragie? Où sont les élus du peuple?
Où va ma Tunisie?

Ceci n'est pas une fiction


  • "C'était la journée noire du théâtre tunisien. On n'était pas nombreux à vouloir rendre hommage au théâtre, professionnels, amateurs et professeurs de théâtre.
    Dans la matinée, nous avons reçu des jets de pierres, de bouteilles, de flacons de 3itr, d'oeufs, d'arrache clous, de porte clés, de chaussures, d'insultes et de crachats.
    Puis, l'une des comédiennes a reçu une pierre sur l'épaule, elle est tombée et a été évacuée dans les coulisses. Un peu plus tard, ils ont commencé à s'approcher, de plus en plus nombreux, par milliers, en criant et en nous traitant de mécréants. Plusieurs altercations ont eu lieu entre eux et les passants qui voulaient suivre le spectacle de rue.
    Les slogans sont très vite devenus plus "politisés" et nous revoilà dans la bipolarisation.
    Nous n'avons répondu que par l'hymne national, en boucle. C'était très émouvant.
    Puis, une grande bousculade a eu lieu. Je ne me souviens plus que de deux hommes qui me protégeaient des jets d'oeufs et de pierres. L'un tenait ma tête baissée, l'autre nous poussait loin, il a reçu un oeuf en pleine figure. Je me suis retournée et j'ai vu quelqu'un tomber par terre, une petite foule se former autour de lui, puis une autre personne tomber et une autre petite foule, puis des barbes, des bras et des coups et des gens courir.

    Beaucoup d'entre nous étaient encore sur les marches du théâtre. Encore une grande bousculade et une comédienne a reçu une gifle. Nous avons essayé de résister mais ils ont couru après nous, il fallait protéger les plus jeunes. Quelqu'un a dit: "Vers la porte secondaire du théâtre, vite!" Et course, bousculade auprès de la porte, cris parmi nous et cris derrière, ils étaient à quelques mètres et des takbir les précédaient. Les garçons ont pu fermer la porte du théâtre. Les barbus sont restés dehors. Ils voulaient casser la porte secondaire et même les portes principales du théâtre. On entendait les bruits, leurs cris, on sentait frissonner le bois des portes. On était tous sur scène. On se regardait. Et puis on s'attendait au pire..."

    Nidhal Guiga

Que nos voix s'unissent pour condamner définitivement!


"A vous messieurs qui nous gouvernez, à vous qui représentez la majorité parlementaire, à vous qui avez la légitimité populaire, la Tunisie est blessée, la Tunisie est à terre, la Tunisie est moribonde allez vous laisser une bande de traine savate, une bande « repris de justesse » menés par des prédicateurs débordant de haine, de bave venimeuse, animée par une soif de sang, donner l’estocade à notre pays ?

C’est un tunisien ordinaire qui s’adresse à vous aujourd’hui, un tunisien comme 11 million d’autre, un tunisien qui ne rêve que de paix et de prospérité pour son pays.

Aujourd’hui, au cours d’une démonstration et d’un déballage de haine, un homme s’adressant à une foule de jeunes déguisés selon un thème moyenâgeux, a appelé une fois encore au meurtre des juifs.

Cela n’était pas la première démonstration de ce type dans notre pays depuis le mois de janvier dernier, cela s’est reproduit à plusieurs reprises. Personne n’osait y croire au début, on a souvent pensé qu’il y avait un amalgame maladroit entre juifs et sionistes, il y a eu des condamnations et au bout de la énième fois, on peut légitimement penser qu’il ne s’agit nullement d’un amalgame, mais que cet homme appelait bel et bien au meurtre d’un groupe de personnes, d’un groupe de tunisiens, une communauté attachée à cette terre qui les a vu naitre, qui a vu naitre leurs parents, les parents de leurs parents en remontant à des dizaines voir des centaines de générations.

Doit-on une fois de plus attendre un semblant de condamnation du bout des lèvres, une condamnation ferme et définitive ou un arrêté d’expulsion tel qu’Isabelle de castille et Ferdinand d’ Aragon en avaient eu le courage.

Je crois sincèrement qu’aujourd’hui, l’état tunisien, cet état qui me représente autant qu’il représente les 1500 juifs de Tunisie et les 11 million de Tunisiens avec eux, doit vraiment se confronter à ses démons, et affronter ses responsabilités. Cet état qui a été mis en place au nom de la démocratie et la dignité permettra t il encore que des enfants gâtés, des enfants terribles dictent leur lois et sèment la terreur et la panique dans notre pays ?

Au nom de cette dignité, au nom de cette démocratie naissante, au nom de l’amour que nous pouvons tous avoir pour notre pays réagissez monsieur le Président de la République, réagissez, monsieur le Premier Ministre, réagissez monsieur le Président de l’Assemblée avant qu’il ne soit trop tard et qu’un « fou » décide de prendre au mot les élucubrations de ce prédicateur hystérique !

Croyez messieurs en mon dévouement et mon amour pour ma patrie.

Gilles Jacob Lellouche

Un tunisien ordinaire"

« j’aime al 3elmanya parce qu’elle pourra me permettre de me marier avec un homme ». Les aveux de la honte

J’ai vu comme bon nombre d’entre vous cette fameuse vidéo qui montre le dangereux individu qui a profané le Coran à Ben Guerdene. Et là franchement face à ce mauvais scénario comme on en fait plus j’ai été partagée entre l’envie de mourir de rire de cette grossière manipulation ou de pleurer en voyant combien on prend le peuple tunisien pour un imbécile au point d’insulter à ce point son intelligence.
Ce jeune homme résume  en lui trop de clichés pour que ça puisse paraître vrai : il est non seulement laïc mais en plus homo (ce qui chez un tunisien lambda constitue un outrage). Il va même jusqu’à pousser le vice en avouant  qu’il veut se marier avec un homme… cela ne semble pas incompatible avec son appartenance au groupe que les islamistes nomment « 3anakni ». Ce genre d’aveux forcés ne servent qu’à une chose : raviver l’homophobie et pousser encore plus à la fetna.  Dans son discours qu’il semble avoir appris par cœur ( observez sa manière de réciter et de fermer les yeux quand il se force de se souvenir des mots clés qu’il doit prononcer  « 3elmani ( laïc), louti ( homosexuel), 7i9d 3ala eddine ( haine de l’islam) ».  Il ajoute «  j’aime  al 3elmanya  ( la laïcité) parce qu’elle pourra me permettre de me marier avec un homme ».
 Il ajoute être de « jeme3et  a3ta9ni » ceux qui avaient fait la grande marche pour la laïcité. Et il répète encore une fois la même phrase ( quatre fois dans l’interview) ‘ en7eb el 3elmanaya parce qu’elle me permettra de me marier avec un homme ». En psychologie, on reconnaît souvent le menteur à ce qu’il répète invariablement la même phrase, sans s’en écarter de peur de se tromper. Le respect scrupuleux du même ordre de mots, prouve que ce qu’il a dit a été appris par cœur et n’émane pas d’une conviction personnelle.
Vers la fin de « l’interrogatoire », Il avoue qu' il a été bien traité….  You dont fool me ! s'il a été bien traité, par ces fous de Dieu, cela ne pourrait s’expliquer que par deux raisons non seulement ils sont complices mais en plus ça ne peut pas être des musulmans intrinsigeants face à l'outrage de leur religion.. Car n'importe quel tunisien même moins zélé aurait donné une correction mémorable au profanateur, au lieu de quoi, on veut nous faire croire que ceux qui l'ont arrêté respectent l'intégrité humaine. On veut nous faire croire que des islamistes, ont entre les mains un laïc, homo et qui plus est, a profané le coran et ne lui font rien que lui poser gentiment des questions ? Alors que le pays a failli être mis à feu et à sang lors de l’affaire Persepolis, alors que les étudiants de la Manouba ont sauvagement été agressés pour moins que ça… Laissez moi rire…. 

Les raccourcis que l’on rencontre dans les aveux du jeune homme sont trop simplistes pour pouvoir être sincères. Il est clair que ce discours se veut d’abord populiste simple et efficace, comme nous y a habitué le parti au pouvoir. Là où n’importe quel accusé, aurait cherché des excuses à son acte infâme, des circonstances atténuantes, celui-ci se jette tout de suite en pâture en condensant en une seul phrase, rapide et percutante, tout ce que pourraient lui reprocher les traditionnalistes.
Ce genre de manipulation est assez risqué et renvoie au combat idéologique mené entre les progressistes et les conservateurs depuis le début de la révolution.
En effet  donner la parole à un prétendu laïc pour avouer publiquement son homosexualité et le fait que la laïcité lui permette de la vivre pleinement,  déplace le combat du domaine de l’accusation ( des conservateurs) à celui du témoignage direct de la part de la personne prétendue laïque, légitimant ainsi et de manière rétroactive toutes la haine vouée à ceux qui risquent de profaner l’Islam. Alors que comble de la bassesse, ce sont ceux-là même qui prétendent être les plus musulmans, qui ont osé mettre en scène la profanation du Saint Coran, et ce à des fins politiques. Mais cela ne m’étonne pas vraiment de la part d’un parti, lourd de son  passé terroriste et près à vendre son pays à Qatar. Cette affaire a des relents  tout aussi nauséabonds que l’affaire Dreyfus, et c’était à l’époque la droite nationaliste qui s’est montrée la plus virulente à accuser la gauche quitte à produire de faux documents incriminant le capitaine.
Quoi de plus dangereux pour un musulman que de sentir sa religion menacée ? Le conflit ravivée par l’affaire Persepolis a progressivement laissé la place à une forme d’apaisement religieux chez les tunisiens, fatigués de combats auxquels ils n’ont jamais été habitués. Ne trouvant rien à reprocher aux progressistes, ils ont monté de toute pièce cette affaire afin de les accuser. Cette vidéo que j’ai essayé de décrypter en est la preuve la plus éclatante. L’autre question que l’on se pose est la célérité avec laquelle, ce jeune homme, Ramzi Abchi a été arrêté et filmé face caméra pour accuser les laics, alors que le profanateur du drapeau, islamiste, lui  court toujours. Sans doute faut-il le chercher sous les jupes d’Ali Laarayedh pour le trouver, car les meilleures cachettes sont celles auxquelles on pense le moins.
voici le lien vers la vidéo http://www.youtube.com/watch?v=TDFgVZ4awKY



هيا خريتو فيه... هو طلع رمزي طرشقنة لوطي نهضاوي

شفت كيف ما التوانسة الكل هاك الكركوز  إلي جايبنو فرسان الدين واللي لا عندهم لا دين لا ملة...  ملا حكاية حولة... توصل بهم الدناءة أنهم إدنسوا المصحف الكريم لاتهام العلمانية ... وبالزهر يطلع هاك الرهط...لواطي و علماني واقولها لا حشمة لا جعرة..."جاتني نقمة عالدّين و نحبّ العلمانيّة خاطر باش تمكّنّي من الزّواج براجل و نايا لوطي علماني" ياخي اللواطية من علي لعريض معادش عيب في تونس؟... الكلها ولات تستعرف بروحها    و ولات "esprit" أكثر مل يساريين.أوه على مازمبي ما تعلمتو من بن علي كان المهازل؟ بربي هل المسرحية إلي عملينها ما إتجدش حتى عل هاك البهايم إلي مستانسين اصدقوكم واللي شارينهم بباكو حليب.. لا فلحتو لا في سياسة، لا في دين، ما فلحتوا كان في عطيان ترمكم... للي اخلص أكثر... مسكينة عائلة الطفل... عمللهم العار...حتى "بالفازلين" ، فازا كيف مانهكا ما تتعداش ...سيناريو فاشل  كفشل حكومة العار هذه.

Les enfants de Cham...le quotidien d'un tunisien noir.


On ne peut pas dire qu’il était facile d’être une enfant arabe en France, ni un enfant noir. C’est peut être pour réunir nos deux misères que je me suis prise d’amitié pour une comorienne nommée Souala. C’était devenu ma meilleure copine. Je partageais tout avec elle. Elle venait de débarquer des Iles du Comores à Marseille pour vivre avec son oncle. La fenêtre de notre salon donnait sur leur balcon, et nos deux bâtiments étaient séparés par plein de maisons qui n’étaient pas trop hautes . Le soir on se faisait tout le temps des signes. Je ne sais pas si cette impression de distance était due au fait que je sois encore petite ou si nos deux immeubles étaient vraiment loin.

Nous n’avons jamais vécu en banlieue, mon père avait toujours refusé de nous loger dans cette concentration de misère sociale. On habitait au centre ville, près de Castellane.

Quand je suis rentrée en Tunisie, je n’ai plus revu Souala. Je me rappelle de ma difficulté d’intégration en Tunisie, tout le monde me traitait comme si je débarquais d’une autre planète, d’autant que mon père a choisi de me mettre à l’école publique comme tout le monde et non à l’école française des sœurs où j’aurais peut être eu moins de difficultés d’adaptation.

Je me suis prise d’amitié pour une camarade de classe, noire, qui me rappelait mon amie perdue. Cette nouvelle amie allait devenir ma meilleure amie. On a grandi ensemble et on ne s’est plus séparées depuis l’âge de neuf ans. Mais en marchant avec mon amie, j’ai pris conscience de la difficulté d’être une enfant noire, que ce soit en France ou en Tunisie. Je me rappelle la route en rentrant de l’école, les moqueries des gamins : « ka7loucha » , « zitouna » on lui jetait des pierres, on lui crachait dessus…. Je n’avais jamais vu ça en France, là bas le racisme a une élégance toute BCBG. En Tunisie c’était du racisme pur, brut, presque animal. J’étais gênée pour mon amie, je leur lançais des pierres moi aussi.

Mon père l’adorait… ayant vécu en France, il connaissait la gêne d’être considéré comme étranger. Ma grand-mère maternelle tunisoise, ne la supportait pas, elle s’étonnait que j’ai comme meilleure amie « 3abid », d’autres l’appelaient « la masakha »… la femme de mon oncle, d’origine libanaise, me sortait à chaque fois des hadiths, justifiant sa haine des noirs, parlant des enfants de Cham que Dieu a maudit en le rendant noir. Je lui répondais qu’il ne fallait pas excuser son racisme par la religion. Et que Bilel, le premier muezzin était noir.

Arrivées à l’adolescence, les insultes dans la rue commençaient à changer, on la pinçait quand on passait près d’elle, les mecs lui lançaient « ka7la 3al zeb ta7la »… tout le monde voulait coucher avec elle, parce qu’elle était black et par conséquent chaudasse, même mon oncle le pervers a essayé de l’approcher, mais comme je l’ai farouchement remis à sa place, il n’a plus rien tenté. Mon amie ne s’était jamais plaint… elle n’a jamais rien dit. Toute sa vie elle a masqué cette souffrance, elle a appris à vivre avec. Un jour elle s’est mariée avec le cousin de son père vivant à Djerba et est partie s’installer là-bas. Je l’ai revue hier, avec son petit garçon de six ans pour prendre un café. On s’installe. Je commande au gamin un chocolat chaud et un pot de crème chantilly. Il refuse de boire son chocolat. Sa mère insiste.

« Je ne veux pas boire du chocolat, car ça va me rendre plus noir, mais je vais manger de la chantilly pour m’éclaircir. » et il n’a mangé que de la chantilly. J’en ai eu les larmes aux yeux mais je n’ai pas insisté. Je lui ai dit qu’il était très beau, qu’il avait des yeux magnifiques et que si j’avais un garçon je voudrais qu’il lui ressemble.

On sort du café. On descend au vieux port. Je lui tiens la main, un groupe d’enfants courent devant nous et se retournent et lui lancent « ya zitouna » et s’enfuient en rigolant. Il n’y a pas plus cruel que des enfants. Je prie Dieu qu’il ne les ait pas entendus. On continue un peu plus loin, et là c’est des petites filles, qui s’arrêtent devant lui en rigolant, mais courent se cacher derrière des djellebas accrochées. Le gamin s’arrête, il ne comprend pas, il se met en face d’elles et les regarde.. Je lui demande allez on y va. Il est comme tétanisé, il ne m’écoute pas. Je le tire pour continuer notre chemin. Et j’ai une boule au ventre. Je me rappelle toutes les insultes essuyées par sa mère, depuis notre enfance, et celles qu’il reçoit encore aujourd’hui, en héritage, comme sa couleur de peau, fils de Cham.

Il n’est pas facile d’être un enfant noir et encore moins facile de vivre entouré de cons. En Tunisie ou ailleurs, quand on parle de minorités, on oublie souvent celles-là, qui sont les plus exposées depuis l'enfance. Il ne fait pas bon d'être différent ni chez les koffars, ni en terre d'Islam. La vie est injuste… j’ai la rage.

La vidéo du drapeau déchiré: l'art de la manipulation


Je viens de voir la fameuse vidéo; dont voici le lien: il s'agit comme le laissait suggérer le début de mon post précédent, d'une manipulation. Les gens qui ont témoigné sur certains sites et les vidéos dont ils parlaient ne montrent rien pouvant incriminer le directeur. J'avoue qu'on ne voit pas grand chose sur la vidéo à part un type qui remet à un autre un drapeau et personnellement je ne peux me baser sur une telle vidéo pour accuser qui que ce soit de profanation. on voit un monsieur enlever un drapeau puis le remettre à un employé.

Je rapporte le témoignage d'une des employées Raja Ferchiou: " Chers amis, c'est une grande manipulation. Cet acte a été détourné a des fins ignobles. Le directeur français a enlevé un drapeau sur lequel était inscrit un tract syndical ! Je sais de quoi je parle, je travaille a Tunisie Catering. On se demande aussi comment on peut utiliser un drapeau pour y inscrire des revendications. Ce drapeau n'a ni été déchiré ni enlevé, mais plié et remis à un responsable maintenance. C'est peut-être maladroit dans le contexte actuel mais il n'y avait aucune intention de toucher au symbole du pays, au contraire, le groupe français Newrest a su gérer une grève de quatre mois pendant la révolution et a assuré pendant ce temps les salaires de centaines d'employés. La société a perdu 10 millions de dinars en 2011 mais l’investisseur étranger est toujours là."

La profanation du drapeau par un français à Tunisie Catering


Permettez moi de douter.... quand on sait que les personnes qui relaient l'informations sont celles là même qui ont nié que le salafiste de la manouba ait jeté le drapeau, alors que les vidéos étaient là pour le prouver. Il est bien facile d'organiser une manifestation pour dénoncer quelque chose dont on a aucune preuve de la véracité jusqu'à maintenant. Ces personnes qui ont été capables de commanditer la profanation de la mosquée et du coran peuvent faire bien pire qu'une petite mise en scène. Pour moi c'est une intox, jusqu'à preuve du contraire, d'autant plus que les pages qui ont relayé l'information sont plus connues pour propager des intox visant à la fetna qu'autre chose. Quand la source de l'information est sujette à caution, permettez moi de douter.
Cependant Rim Saidi, journaliste rapporte que " Le personnel de tunisie catering proteste depuis un moment parce que le gouvernement ne veut pas appliquer la décision du 3 fevrier qui consiste à rallier l'entreprise à tunisair comme ce fut le cas avant qu'elle ne soit cannibalisée par les trabelsi...hier un fonctionnaire a écrit sur le drapeau "pour l'application de la dècision du 3 fevrier" et l'a accroché au portail...vers 17h30 le directeur français l'a décroché et l'a jeté par terre. Voilà les faits"

Quand cela sera prouvé, j'espère que le gouvernement sera plus alerte à arrêter le coupable qu'il ne l'a été pour l'affaire de la Manouba. Si les faits sont vrais j'espère un jugement sans pitié, pour celui qui, salafiste ou français, profane notre drapeau. Celui de la Manouba est tout aussi étranger à la Tunisie que le deuxième. Ils méritent le même sort, l'expulsion et la déchéance de la nationalité tunisienne.
Quand on voit avec quelle mépris le gouvernement traite notre drapeau, qu'il s'agisse de la lenteur de l'arrestation du suspect, ou de son absence le jour de la fête de l'indépendance, on est en droit de se demander s'il ne faudrait pas commencer par donner nous même l'exemple.

Mise à jour1 14h: On vient de me contacter pour me confirmer ce qui s'est passé. Une caméra de surveillance a tout filmé. Des journalistes de Shems Fm ont été dépêchés sur place et vous aurez les vidéos dans peu de temps sur leur site

Mise à jour 2 19h30: la vidéo vient de sortir. J'avoue qu'on y voit pas grand chose à part un type qui remet à un autre un drapeau et personnellement je ne peux me baser sur une telle vidéo pour accuser qui que ce soit de profanation. on voit un monsieur enlever un drapeau puis le remettre à un employé. Il s'agit d'une manipulation comme le laissait deviner le début de mon post. voici le lien de la vidéo https://www.facebook.com/photo.php?v=3028263101676

Maîtresse....une vocation.


Et voilà encore un , fais chier à la fin…lui, c'est le bogosse de la soirée... moi c'est la copine qui traîne à toutes les soirées.

Depuis le début de la soirée, j’échange avec lui des regards langoureux…. Il me sourit, je lui souris… il s’approche, je m’approche… je me penche de tous mes seins…putain le bogosse. Je regarde discrètement le bout de poil rebelle qui éclot de mon collant. Et ben oui, pour éviter de passer à la casserole dès le premier soir, je m’épile jamais avant le troisième rendez-vous. Ça marche à tous les coups. C’est bien pour mon image de marque….le mec il croit tout le temps que je suis pas une fille facile et puis de mon côté je mets toutes les chances de mon côté pour qu’il le croit. D’ailleurs je crois que je suis pire qu’un mec, mais version fille. En fait dès que je chope un copulateur potentiel, il y a un tout un film qui se fait dans ma tête : comment passer du copulateur au géniteur et pour ce faire j’imagine 5 étapes :

5.L’imaginer poussant une poussette sur les berges du Lac, un pull autour des épaules

4.L’imaginer en costume noir et moi en robe blanche à Baladiyet el Marsa

3.Imaginer si je peux le présenter à mes parents

2.Imaginer si je peux le présenter à mes amis

1.Imaginer ma gueule le matin après une nuit torride

Bien entendu c’est de la cinquième étape que découlent les précédentes. Ça en a pas l’air, mais nous les filles, quand Dieu nous a flanqué une paire d’ovaires, c’est pas pour rien. Il s’avait très bien que dès notre enfance nous échoit la mission divine de sauvegarder l’espèce humaine. Et pour ce faire, il nous a doté de gros obus, armes de séductions massives et beaucoup de ruse. Sans nous et nos mille intrigues c’est clair que le genre humain aurait disparu. Donc moi quand je vois un mec et qu’il y a de la drague dans l’air, c’est moins pour baiser que je me laisse approcher, que pour mettre en exécution ce pourquoi Dieu m’a envoyée. Contrairement au mec, coucher n’est pas un but en soi pour la femme, mais un moyen de sauver le monde… rien que ça !

Pour revenir à ma stratégie de séduction, donc non seulement je ne m’épile jamais avant mais en plus je rajoute ma gaine beige, version panty de grand-mère , histoire d’avoir une silhouette élancée et une taille de guêpe. Il faut croire que je me maîtrise si peu, que je suis obligée de mettre toutes les chances de mon côté pour qu’il ne plonge pas son regard au-delà de mon décolleté. Tous les moyens sont bons : à la guerre comme à la guerre….

Je souris de toutes mes dents et je lui lance mon regard catwoman… enfin il faut non seulement paraître belle mais aussi intelligente. Bon je vais ni parler de Deleuze ni de Kandinsky…on sait jamais faut pas le bloquer ni paraître trop intello. Allez je me lance sur le domaine politique, heureusement qu’il y a eu la révolution sinon on aurait été obligés de parler du beau temps et du prochain voyage en Italie. C’est sûr que la politique ça fait plus sérieux et comme tout le monde comprend, et que tout le monde dit la même chose… ça fait tout de suite fille engagée, mais pas chiante.

Je ne manque pas de parler de mes parents et de ma famille, pour faire genre bent 3ayla… ou manich 9at3at hebel jeyebha wed…. Le mec en face approuve, il sourit, me fait rire… il croit sans doute, que « femme qui rit à moitié dans ton lit »…. Je le laisse croire que femme qui rit à moitié dans son lit et je ris sous ma cape…de catwoman. Je sais je suis une allumeuse mais j’oublie jamais la mission qui m’a été confiée depuis mon enfance et depuis qu’on m’a mis une poupée et mon petit frère entre les bras, pour susciter ma vocation.

Bon, le mec est vachement intéressé et intéressant …yes bingo…je suis tombée sur le super bogosse de la soirée…. Ellila 3id ellila 3id…putain la chance… enfin la chance la chance, c’est aller trop vite en besogne. Car comment se fait-il que passé la trentaine, le type, bogosse, galant, cultivé, etc. ne soit pas accompagné d’une pétasse ( vous savez la 3efcha qui accompagne toujours le bogosse de la soirée et tu comprends que sans el jewi et el boukhour, elle n’y serait jamais arrivée). C’est alors que me souvenant de mon légendaire sa3di erra9ed, je scrute son téléphone et je tombe sur la photo qui tue et m’achève définitivement : la fameuse photo du bébé de moins de 5 ans… et merde une autre a déjà fait le boulot pour sauver l’humanité de l’extinction à ma place.

OUh ya zebbi… kel 3ada… de tous les célibataires de la soirée, il a fallu que je tombe sur le mec marié… d’ailleurs c’est systématique, le mec marié tu le reconnais à sa manière d’être trop galant, trop entreprenant… à sa manière d’en faire tellement en une soirée que t’as l’impression que c’est le mec idéal…parce que le célibataire bogosse, il n’en a rien à foutre de ta poire, c’est toi qui dois lui courir après.

Pour regagner en respectabilité, je fais une petite allusion au métier d’enseignante, ça fait sérieux ça. Il me lance alors « tu sais que depuis que je suis écolier j’ai toujours été amoureux de mes maîtresses …. »

Je remballe discrètement mais dignement mes seins…" Je ne fais pas de cours de langues vivantes en extra..." Et je me rabats sur mon gin tonic…je demande à ma copine " le petit moche à côté il est au moins célibataire?" C’est sûr que c’est pas demain la veille que je vais m’épiler.

Une leçon magistrale d'une présentatrice TV face aux demandes religieuses saugrenues



La vidéo montre l'intervention d'un spectateur demandant à ce que cette émission familiale donne aux théologues le droit de s'exprimer dans les affaires de la famille; arguant du fait que 'echa3b yourid'; je sens surtout après sa longue tirade, que "echa3b yourid" surtout tatbi9 el bhéma des chouyoukh du Moyen Orient et des fetwas qui n'ont pas lieu d'être dans un pays éduqué comme le notre, et bien qu'il parle pour lui et pour la dizaine de personnes qu'il côtoie et qui représentent pour lui "echa3b" parce que moi ce discours ne me représente pas, et je fais autant partie que lui du "cha3b".
La présentatrice sans perdre son sang froid lui rappelle que ce n'est pas à un théologue de lui apprendre comment allaiter son fils et comment le faire manger mais qu'il y a des scientifiques et des médecins qui sont là pour le faire, à chacun sa spécialité. Elle lui rappelle en outre que concernant le sitting, qu'ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient tant qu'ils étaient payés pour le faire; mais que pendant que eux perdent leur temps à ne rien faire, des gens travaillent. c'est ce qu'on appelle une claque magistrale et bien maîtrisée de la part de cette jeune femme à qui je tire mon chapeau.
En effet cette nouvelle tendance populiste de vouloir mettre la religion à toutes les sauces en devient presque ridicule. On devrait peut être revenir lel dewé el 3arbi pendant qu'on y est.... le jour où on parlera de fawayed irdha3 el kebir, on fera appel à ce genre d'individus. Mais jusqu'à nouvel ordre, nous sommes en Tunisie, pas dans un pays du Golfe.
Son intervention était parfaitement maîtrisée jusqu'à ce qu'elle commette un lapsus 'polygamie" au lieu de polémique; un lapsus par ailleurs très révélateur de ces nouveaux thèmes de prédilection des politiciens et de certains tunisiens qui profitent de tout pour créer une polémique qui n'a souvent aucun lieu d'être.
Ma dewe el fom labkhar ken essewek al7ar.

بيان جمعية مدونون تونسيون حول حملات التشويه التي تطال المدونين في تونس

Rétrospective de Shems FM: la Tunisie du Protectorat à l'Indépendance

Une blonde dans la foulée... ou zwawla lihom rabbi: décryptage d'un discours populiste


Depuis un certain temps je remarque que certaines personnes de mauvaise foi, n’ayant pas trouvé le moyen d’accuser d’apostasie ( tekfir) les tunisiens qui ont manifesté hier vu qu’il n’y avait aucun slogan islamophobe mais gouvernementophobe puisque le citoyen lambda a bien compris la différence, s’amusent à publier des montages photos représentant des tunisiennes (mignonnes de préférence) d’un côté et des tunisiens en situation précaire de l’autre en mentionnant : voilà la démocratie pour laquelle se battent les premières quand le deuxième ( le zawali) meurt de faim et de froid.

Il semblerait qu’après avoir joué sur la division entre musulman et laïc kafer pendant toute la campagne et ce jusqu’à la nausée et voyant le ras le bol du tunisien moyen qui s’inquiète de cette minorité qui se sent plus musulmane que d’autres, ces mêmes personnes aient choisi aujourd’hui de diviser le pays selon la classe sociale : zawali et bourgeois.

Je tenais pour ce faire rappeler à ceux qui semblent souffrir d’amnésie partielle certains points :

- Nous sommes d’abord tous des tunisiens, riches ou pauvres comme dans n’importe quel pays…nous n’avons été élevés ni à la culture qatari, ni à la culture wahabite.

- C’est la frange la plus populaire de la Tunisie, el zawawla comme certains les appellent qui ont voté pour ennahdha croyant qu’ils allaient régler leurs problèmes, alors que Hamma el Hamami qui défend le plus les ouvriers, n’a obtenu que 3 sièges. Quand beaucoup ont vu que le gouvernement ne réglerait pas leurs problèmes certaines personnes, grassement payées par les partis au pouvoir, se sont retournées contre ce qu’ils appellent la bourgeoisie pour l’accuser de tous les maux au lieu de renvoyer leurs généreux mécènes à leurs responsabilités.

- Les personnes qui étaient sur l’avenue hier, et qui parce qu’elles sont bien habillées ou un peu trop blondes ont été traitées de bourgeoises, étaient là pour rappeler leur attachement à la démocratie. Cette démocratie est ce qui permet aux « zwawla » d’exprimer leurs voix par les urnes. Et ce n’est pas la faute des personnes qui manifestent si ceux qui sont en situation précaire ne votent pas toujours pour la personne à même de régler leurs problèmes. Ici entre en jeu la culture politique qui reste lacunaire. C’est le gouvernement qui les a oubliés pendant les inondations, parce que zwawla justement, et non les citoyens tunisiens qui ont montré encore une fois qu’ils étaient solidaires face à l’adversité.

- Les manifestants contrairement aux apparences font partie de toutes les couches sociales et ils étaient là pour la Tunisie et pour le rêve d’une démocratie qui peine à se mettre en place. Si on avait le pouvoir d'éradiquer la misère on serait les premiers à le faire. Le jour où on a appelé les tunisiens à donner des dons, personne n'a hésité à le faire pour aider les autres. La société civile n'a pas autant de moyens que l'état pour mettre fin à ces injustices, m ais elle n’hésite pas à le faire dès qu’elle le peut. On ne va pas demander aux citoyens tunisiens de baisser le prix de la viande et des légumes ou de construire des routes. C’est le rôle de l’Etat et du gouvernement mandaté de le faire. C’est pour cela que l’on vote et que l’on désigne des députés.

- Au lieu de s’attaquer aux manifestants, qui militent pour beaucoup sur le terrain il aurait mieux fallu s’attaquer aux politiciens payés 3000 dinars et des privilèges pour ne rien faire. Je rappelle que la plupart des tunisiens ont fait leurs études en Tunisie, et n’ont pas eu le privilège de faire les université anglaises comme M. Bouchlaka et sa femme par exemple. Ils n’ont pas eu le privilège de se marier avec la fille du cheikh pour devenir ministre et venir « iboul 3alina » à daw7a. Ils n’ont pas eu le privilège de voyager aux frais de l’Etat au Maroc et refuser une suite qui ne coutait que 360 dinars… pas assez cher mon fils. Attaquez vous au népotisme et aux vendus de Qatar au lieu de critiquer les tunisiens qui se battent pour leurs droits.

- Avant de s’attaquer aux tunisiens qui étaient des milliers à manifester, en inventant encore une fois une nouvelle raison de nous diviser, occupez vous des politiciens véreux. Mais c’est sûr que ceux qui se taisaient sous Ben Ali, n’ont toujours pas le courage de l’ouvrir face au gouvernement et se permettent aujourd’hui de critiquer ( moyennant finance) ceux qui s’indignent contre le laisser aller des députés.

- C’est sûr que quand est de la trempe d’un admin facebook, le seul acte héroïque dont on capable est de partager une photo . Pour le reste, tounes 3andha rejelha et nesseha.

Des milliers de manifestants pour un Etat civil. "echa3b yourid dawla madanya"


Aujourd'hui, on fête l'indépendance de la Tunisie. Cette fête aujourd'hui est doublement symbolique. Elle rappelle à tous que les tunisiens ont chassé les colons français un certain 20 mars 1956, mais aussi qu'ils seraient prêts à refaire de même s'ils sentent que le pays est en danger.

Par ailleurs, le contexte politique dû au revirement orchestré par Ennahdha, qui pendant toute sa campagne promettait officiellement son attachement à un Etat civil et officieusement l'institution de la Charia dans la constitution, a réveillé la conscience civile de beaucoup. Voulant ménager la chèvre et le chou, Ennahdha se retrouve dans la position difficile de devoir contenter à la fois sa frange la plus radicale et celle plus modérée.

Certains partis ont donc appelé à une mobilisation vendredi dernier devant l’Assemblée Constituante. Selon certains témoignages, beaucoup ramenés dans les bus ont été payés pour venir manifester et faire pression sur le gouvernement afin d’appliquer la Charia ; ce qui amène à se demander encore une fois, « quand on scande echa3b yourid ( le peuple veut) de quel peuple parle-t-on ? ». Faudra-t-il à chaque grande décision mettre en place un référendum ? Mais quel valeur accorder à des élection quand on sait qu’il est si facile d’acheter les voix de ceux qui ont faim ? La cuisante défaite des étudiants islamistes lors des élections des conseils scientifiques prouve encore une fois, que là où l’éducation passe, l’obscurantisme trépasse.

Aujourd’hui les démocrates patriotes se sont fortement mobilisés pour contrer la déferlante islamiste qui gagne le pays. Ils ont affirmé leur attachement à un Etat civil qui respecte la démocratie et le droit de tous. Les slogans appelaient le gouvernement à se souvenir des objectifs de la révolution ou à démissionner. Beaucoup de personnes de différentes catégories sociales, des femmes sefirat et mohajabet, des enfants, criaient tous leur amour pour la Tunisie et leur respect au drapeau tunisien. Nous ne manifestons pas pour les intérêts d'un parti, mais pour les intérêts d'un pays qui ne doit en aucun cas être une province qatari ou américaine.

Les revendications les plus fortes étaient la nécessité de mette en place un Etat civil et de résoudre le problème du chômage. Il n’y avait aucune allusion à la religion musulmane mais une dénonciation de l’utilisation de l’islam par certains partis à des fins politiques. Qu’on ne vienne pas encore une fois brandir le spectre de l’islamophobie quand la majorité de la société civile rappelle son attachement à la réalisation des objectifs de la révolution, celles pour qui des tunisiens sont morts.

Certains ont toutefois rappelé que les gens qui étaient là aujourd’hui sont les mêmes qui étaient la le 14 janvier, et que malheureusement, ils ne représentaient pas le peuple dans son sens le plus large. Le résultat des élections est là pour le rappeler. C’est en effet bien beau de se rappeler des valeurs tunisiennes de manifestations en manifestations, mais il aurait encore été plus fructueux de travailler dans les régions et les quartiers pour s’imposer, sans attendre les échecs d’ennahdha qui perd du terrain auprès de sa frange populaire qui souffre le plus de précarité. On ne construit pas une société sur les échecs politiques d’un parti , une société se construit par la mise en place d’alternatives convaincantes car la nature a horreur du vide.

Nous étions aujourd’hui des milliers à manifester, et à envoyer le signal fort au gouvernement que nous les attendons au tournant…. Nous avons déploré l'absence de drapeaux un peu partout en ville, pour rappeler que c'est la fête... n'empêche, les signes ostentatoires n'ont jamais prouvé la foi ou l'amour du pays. Aujourd'hui, nous étions des milliers à crier …mais comme le dit le proverbe : ce que tu fais parle plus haut que ce que tu dis. And now my lovers …au travail ! ( inchala bientôt on fêtera l'indépendance mel bhema)

وقعد كرسي واحد فارغ في دار عربي


ساعات انحس روحي اني وليت غريبة عن المجتمع التونسي....على ما انشوف لعباد و لبلاد إتبدلت. ساعات نتواحش دار عزيزي دار عربي مدهونة بالجير لبيض و لزرق.. ..والمغرب و الأذان،وعم يوسف العطار... نتواحش تونس كي كنا إنحبو بعضنا، كي كانت تونس إمعبية بالتوانسة قبل ما اوليو مسلمين وكفار... إنخاف لا نهار إنولي نحكي على تونس كي كنت صغيرة كيف ما مسلسلات رمضان يحكولنا على بلاد ما إنراوها كان في التلفزة الكراسي تعبات ...و التوانسة تعبو.. الكراسي تعبات و التوانسة تعبوا...كراسي الانتهازيين وثوار الدقيقة ال-61... وقعد كرسي واحد فارغ في دار عربي.

L'étoile, le croissant et les pigeons...retour sur l'affaire de la mosquée


Suis-je la seule à sentir que l’opposition ne fout rien en Tunisie ? Suis-je la seule à m’inquiéter face aux passe-droits que Ennahdha est en train de commettre au nom de echa3b yourid alors qu’avec 10d echa3b yourid elli et7eb ? Suis-je la seule à penser qu’il faudrait une action forte de la part des députés de la constituante afin de stopper cette mascarade de l’application de la charia, qui n’a d’autre but que de mettre en place une hégémonie moyen-orientale avec qui nous partageons si peu de valeurs ? Le rêve d’une Tunisie démocratique n’aura-t-t-il été finalement que de la poudre aux yeux et une immense supercherie orchestrée aussi bien par les partis au pouvoir et la faiblesse de mobilisation de ceux de l’opposition ? L’histoire se souviendra de cette alliance criminelle entre le CPR, Ettakatol d’un côté et Ennahdha de l’autre. L’histoire s’en souviendra comme elle se souviendra de l’Allemagne nazi et de la révolution iranienne. L'histoire es truffée de traîtres, et personne ne les oublie.

Aujourd’hui encore, alors qu’en Tunisie, et même du côté de la frange la plus athée, nous n’avons entendu parler de profanation de mosquées ou de Coran. Cela n’est vraiment pas dans les traditions d’une Tunisie, terre de tolérance. Cela n’est certes pas dans nos traditions tunisiennes, mais la fetna non plus.

Depuis quand les tunisiens, utilisent-ils l’étoile de David pour taguer une mosquée ( ou la souiller selon certains alors même que le judaïsme est une religion monothéiste) ? Et comme par hasard le type est un barbu …si peu que la barbe soit le signe ostentatoire de la piété. Il se permet de faire cela en plein jour alors qu’il sait que les musulmans se trouvent dans la mosquée… fé hal yo39al ? Je plaiderais soit pour la folie ordinaire de cet individu… soit pour la folie d’avoir accepté de l’argent pour commettre cet acte à forte retombée politique.

La première question que se posent toujours les enquêteurs est de savoir à qui profite le crime pour se rapprocher le plus du commanditaire. Et là les enjeux politiques de ce genre d’action est tellement clair qu’il faudrait être aveugle pour ne pas voir.

Ces actes, semblent plus liés à une tradition moyen-orientale et américaine où le conflit israélo-palestinien est le plus virulent, car jamais en Tunisie nous n’avons assisté à ce genre d’actes et ceci me semble tellement gros que ça ne peut être qu’une énième stratégie politique afin d’attiser le repli identitaire. C'est à dormir debout...Certains recherchent sans doute "l'effet Persepolis" à nouveau et comme personne ne leur en a donné le prétexte...ils le montent de toute pièce.

Qu’on ne se serve pas de cet acte pour appliquer la charia… ce n’est qu’un acte isolé qui n’engage que son auteur, tout comme les actes de barbaries, perpétrées par les salafistes ne sont que des actes isolés qui n’engagent que leurs auteurs ( sic). Si après leur défaite face à l'Uget, ils s'étaient permis de monter cette mascarade, que feraient-ils s'ils perdent les prochaines élections? La guerre civile?

Et combien même ces deux profanations n’étaient pas une énième ficelle politique de certains sujets , qui en ne cessant de crier au complot tombent dans le même piège que ce qu’ils dénoncent, il serait temps de se demander pourquoi les profanateurs ont fait cela, autrement dit, adopter la pédagogie plutôt que la répression (sic)…comme selon certains le préconisent en cas de violence caractérisée de la part des salafistes jihadistes. Il est inconcevable de souiller le livre que beaucoup considèrent comme sacré. Il est tout aussi inconcevable pour moi que ce soit le tunisien que je connais et que j’ai côtoyé toute ma vie qui ait pu faire cela. Et si un jour il l’a fait, il doit certes être jugé par la loi. Cependant je ne peux mette les raisons de ses actes que sur le dos de ce gouvernement hypocrite qui ne cesse d’attiser les haines et la fetna. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Votre cinéma ne leurre personne, car le tunisien a toujours fait la différence entre l’islam et l’islamisme. Et le jour où un de mes compatriotes décide de manifester, ce n’est pas dans les mosquées qui sont celles de tous les musulmans, c’est devant le siège de vos partis et devant l’assemblée constituante. L’islam ce n’est pas vous mes chers tartuffes. L’islam est pour tous et comme il est loin de vos relents nauséabonds. Cette charogne politique, ce n’est ni l’islam, ni la Tunisie, cette fange, c’est bien vous. Le pigeon ce ne sera pas nous cette fois, gardez-le sur vos drapeaux pour figurer vos militants.

فضائح وزير الخارجية رفيق بن عبدالسلام بوشلاكة في الدوحة

من العار أن يأتي وزير خارجية تونسي الجنسية ليتحدث عن خصومه في اللعبة السياسية بمنطق أقل ما يمكن أن نقول عنه إنه منطق أدمين فايسبوك و لا يليق البتة بمسؤول سامي في السلك الديبلوماسي، فتمثيل بلد بالخارج له أخلاقيات لا تتماشى مع مستوى لا يعدو أن يكون أكثر من تنبير تعودنا على سماعه فالمقاهي التونسية أو على شبكات التواصل الاجتماعي.
....أول درس يلقن في العلوم السياسية هي أن الديمقراطية تفترض إحترام الأقلية...كما أكده عياض بن عاشور في مداخلاته... شتان ما بين من يتكلم بمنطق الإنتهازي و بين من يؤكد التقاليد العريقة التي تربى عليها. ثم ما راعنا إلا أن يتجرأ سيد الوزير على التهجم على الاتحاد العام التونسي للشغل الذي أدى إلى إسقاط بن علي.... و لعل السيد بن عبدالسلام بوشلاكة، لم يكن على دراية بذلك لا لسبب غير أنه لم يشارك في الثورة التونسية. لعله لم يكن ينتظر أن يجد أمامه أشخاص وقفوا للحد من هذه المهزلة الديبلوماسية. " سيد الوزير جئت هنا لأستمع إلى وزير تونس إلا انني معذرةٍ وجدت انني استمع إلى وزير حزب من احزاب تونس...أرجو أن إستمع منكم إلى وزير تونس" ويذكر المتدخل مدي فشل الحكومة في سياستها الخارجية كتدخل المرزوقي في الشأن الجزائري و الروسي.
ويتكلم شخص ثاني ليذكر كم هو مخجل إستعمال تلك العبارات من طرف وزير... و العنف الذي يمارسونه السلفيون دون تدخل الحكومة حيث أنها عوض أن تندد بأفعال السلفيين، تقضي وقتها في نقد أقصى اليسار الذي لم يحمل السلاح، و الذي أن كان يربك الحكومة فهو لا يشكل خطر على البلاد عكس المجموعات المسلحة
.و  نرى في الفيديو  رفيق بن عبدالسلام بوشلاكة يدلدل رأسه...فقد تم تلقينه درسٍ من الصعب تحمله في فضاء عام وعلى مرأى ومسمع من الجميع...
و لسائلٍ أن يتساءل عن قدرة هذا الوزير على تمثيل تونس بالخارج..." أعمل لينا الفضح"، كما نقول بالعامية... وكفانا من نظرية المؤامرة لتبرير الفشل الضريع وعدم الكفاءة...فهذا الوزير أثبت للجميع مستواه الحقيقي...و كم هو راقي مستوى التونسين الذين طرحوا الأسئلة... عاشت تونس كريمة و حرة...وليسقط من خانها و- باعها.

فضائح وزير الخارجية رفيق بن عبدالسلام بوشلاكة في الدوحة



من العار أن يأتي وزير خارجية تونسي الجنسية ليتحدث عن خصومه في اللعبة السياسية بمنطق أقل ما يمكن أن نقول عنه إنه منطق أدمين فايسبوك و لا يليق البتة بمسؤول سامي في السلك الديبلوماسي، فتمثيل بلد بالخارج له أخلاقيات لا تتماشى مع مستوى لا يعدو أن يكون أكثر من تنبير تعودنا على سماعه فالمقاهي التونسية أو على شبكات التواصل الاجتماعي.

....أول درس يلقن في العلوم السياسية هي أن الديمقراطية تفترض إحترام الأقلية...كما أكده عياض بن عاشور في مداخلاته... شتان ما بين من يتكلم بمنطق الإنتهازي و بين من يؤكد التقاليد العريقة التي تربى عليها. ثم ما راعنا إلا أن يتجرأ سيد الوزير على التهجم على الاتحاد العام التونسي للشغل الذي أدى إلى إسقاط بن علي.... و لعل السيد بن عبدالسلام بوشلاكة، لم يكن على دراية بذلك لا لسبب غير أنه لم يشارك في الثورة التونسية. لعله لم يكن ينتظر أن يجد أمامه أشخاص وقفوا للحد من هذه المهزلة الديبلوماسية. " سيد الوزير جئت هنا لأستمع إلى وزير تونس إلا انني معذرةٍ وجدت انني استمع إلى وزير حزب من احزاب تونس...أرجو أن إستمع منكم إلى وزير تونس" ويذكر المتدخل مدي فشل الحكومة في سياستها الخارجية كتدخل المرزوقي في الشأن الجزائري و الروسي.

ويتكلم شخص ثاني ليذكر كم هو مخجل إستعمال تلك العبارات من طرف وزير... و العنف الذي يمارسونه السلفيون دون تدخل الحكومة حيث أنها عوض أن تندد بأفعال السلفيين، تقضي وقتها في نقد أقصى اليسار الذي لم يحمل السلاح، و الذي أن كان يربك الحكومة فهو لا يشكل خطر على البلاد عكس المجموعات المسلحة

.و نرى في الفيديو رفيق بن عبدالسلام بوشلاكة يدلدل رأسه...فقد تم تلقينه درسٍ من الصعب تحمله في فضاء عام وعلى مرأى ومسمع من الجميع...

و لسائلٍ أن يتساءل عن قدرة هذا الوزير على تمثيل تونس بالخارج..." أعمل لينا الفضح"، كما نقول بالعامية... وكفانا من نظرية المؤامرة لتبرير الفشل الضريع وعدم الكفاءة...فهذا الوزير أثبت للجميع مستواه الحقيقي...و كم هو راقي مستوى التونسين الذين طرحوا الأسئلة... عاشت تونس كريمة و حرة...وليسقط من خانها و- باعها.

https://www.facebook.com/photo.php?v=175025102617382 voilà le lien de la vidéo:

*photo montée par gladiator

Polémique blogueurs/ admins...valeurs communes?


Suite à l’incident provoqué par certains admins de page facebook au palais présidentiel le 13 mars, il était devenu nécessaire pour les blogueurs de rappeler quelle différence il existait entre un admin, un cyberdissident et enfin un blogueur et que ce dernier ne compte pas sa popularité en nombre de fans mais en nombre d’entrée sur son blog et en nombre de partage de ses articles.

Pour résumer en quelques lignes le face à face s’est déroulé entre Slim Ayedi, venu en tant qu’expert, Sofiène Chourabi, militant, blogueur, cyberactiviste et journaliste, Sofiène bel Haj, militant et cyberdissident, arrêté pour les actions qu’il a mené sous Ben Ali, mais qui a toujours préféré rester anonyme sous le pseudo Hamadi Kaloutcha et mener ses combats discrètement, et deux admins de pages FB, qui ont beaucoup contribué au relais de l’information surtout après le départ de Ben Ali le 14 janvier jusqu’au départ de Ghanouchi à Kasba 1. Leur capacité à mobiliser lors de Kasba 1 n’est plus à prouver.

Maintenant, tous ces internautes ont participé de près ou de loin à la révolution et ont eu pour but la chute de la dictature et du système Ben Ali. Mais là où le bât blesse, c’est que certaines pages au lieu de poursuivre la noble cause qu’elles ont servie pour la révolution ont commencé des campagnes de diffamation et de dénigrement à l’encontre des personnes qu’elles considéraient comme des adversaires. Au lieu de critiquer sur le fond les divergences, elles ont pris le soin de publier des photos personnelles, de proférer des insultes et de faire des appels à la haine et au meurtre. A partir de là, un seuil était franchi, comme l’a rappelé Sofiène Chourabi hier. Bien entendu, toutes les pages ne sont pas concernées. (Partant de mon expérience personnelle, j’avoue par exemple que la page koora, avec qui j’ai eu l’incident au palais, n’a publié aucune photo de moi pour m’insulter, mais uniquement des captures de mon blog et de ma page fb, rien de bien méchant et c’est de bonne guerre disons. Mais ce sont les fans, qui par exemple étaient les plus insultants et les plus violents. Un peu plus de modération n’aurait pas été de refus ).

Sofiène Chourabi rappelle ainsi que certaines pages se livrent à de virulentes campagnes envers des personnes comme le faisait le RCD sous Ben Ali, il nous montre des captures d’écran prouvant ses propos. L’un des admins lui rappelle que lui-même sur son statut avait été violent à leur encontre. Mais je pense qu’il y a une différence entre un statut personnel qui n’engage que l’avis de son auteur et un appel lancé à des fans pour les mobiliser contre quelqu’un, même si encore une fois un peu d’éthique des deux côtés ne ferait de mal à personne ( et là je parle entre autre pour moi qui ne suis pas un ange non plus).

Alors que Sofiene parlait encore de la nécessité de respecter l’éthique, une page fb fidèle à ses traditions se chargera de mener une campagne de dénigrement envers lui, ce qui prouve encore une fois que le chemin est long avant qu’il y ait le respect dont tous parlent sur le plateau.


La question de la désinformation s’est elle aussi posé, quand un des admins, sans avoir vérifié ses informations accusent la télé de ne pas avoir discuté avec les sittineurs qui appellent à purifier les médias, et de ne les pas avoir invité. L’animateur lui demande alors de prendre la peine de vérifier les infos avant de les balancer vu qu’une émission a été faite à ce sujet et que la désinformation qu’il opère nuit beaucoup à leurs images d’admin. Elle s’est encore une fois posée, quand l’admin ne connaissant pas ce qui s’est réellement passé avec le groupe Takriz accuse les médias de les avoir boycotté alors que l’animateur Elyes Gharbi par égard pour certains tunisiens à une heure de grande écoute avait préféré demander aux intervenants de ne pas utiliser ce nom « Takriz » mais plutôt parti pirate, chose qu’ils ont refusée et ils ont choisi de ne pas intervenir. Sofiène Bel Haj qui était là rappelle les dessous de cette histoire et la nécessité de vérifier toujours les sources. La question du rapport entre liberté d’expression et responsabilité quand un des admins a annoncé que du moment où il avait la parole, il pouvait se permettre de tout dire et que ceci s’inscrivait dans le cadre de la liberté d’expression. L’animateur et Sofiene bel Haj rappellent qu’il faut être responsable de ses propos et savoir se mettre des limites quand il s’agit de ne pas blesser les gens, et là le cas « Tazriz » s’est posé.

La troisième fois, c’est quand les admins accusent les blogueurs présents sans aucune preuve, d’être à la solde des américains, et des ambassades étrangères. Les blogueurs leur demande qu’elles sont leurs preuves , ils n’en ont pas. Ceux-ci rappellent alors la nécessité d’avoir une certaine déontologie et un certain respect envers les autres avant de divulguer de fausses infos.

Enfin Sofiène bel Haj rappelle que si l’on veut une carte presse, il faut d’abord respecter l’endroit où l’on se trouve et non pas se comporter comme certains admins l’ont fait au palais de carthage en interrompant les intervenants et les empêchant de parler. Sofiène dit en effet qu’en voyant la pagaille qui a été mise au palais de Carthage aucun organisateur ne s’aviserait plus à les inviter, et que ce n’est pas dans la tradition démocratique que d’empêcher quelqu’un de parler en usant de la force. L’un des admins nie en bloc. Les vidéos elles, courent toujours.

Pour résumer, cette confrontation a eu ceci de positif qu’elle a permis à chacun de s’exprimer librement mais surtout elle a rappelé la nécessité aussi bien pour les admins que pour les blogueurs et cyberdissidents de se respecter et de respecter la vie privée des gens. Les admins ont rappelé leur rattachement aux mêmes valeurs que les blogueurs.

Une charte signée par tous serait vraiment la bienvenue.

Le savoir est une arme...


Aujourd’hui, l’Uget a remporté une écrasante victoire contre ses adversaires, redonnant ainsi le sourire à tous ceux, qui ont fait la révolution contre la dictature et ont continué leur combat contre l’obscurantisme. Je souhaitais cependant revenir sur une discussion que j’ai eue avec une de mes étudiantes au sujet des élections. Elle me disait qu’elle n’allait pas voter, parce qu’elle ne comprenait rien, et que c’est trop difficile pour elle de cerner le vrai du faux. En tant qu’enseignante, mon devoir était de la guider et de la conseiller. Je lui rappelle que d’abord la règle de base est d’observer le discours de chacun et de juger tout seul, sans attendre que les autres te dictent ce qu’il faut penser. Par exemple Ennahdha ; avant les élections, ses membres avaient promis de juger les coupables de corruption, de faire pression pour extrader Ben Ali, ils avaient déclaré être contre la politique israélienne, et enfin avaient mis en avant leur attachement à un Etat républicain et civil. Après les élections, toujours en se référant à leurs discours, ils mettent certains corrompus aux postes clés dans les médias, ils ne veulent plus avoir de problème avec l’Arabie Saoudite et ne pensent pas que Ben Ali serait extradé, ils invitent Mac Cain et Cliton qui sont des sionistes et disent ne pas intervenir dans les affaires israélienne, et enfin déclarent l’inscription de la Charia dans la Constitution comme source législative. Il faut apprendre, à analyser le discours pour savoir si leurs promesses ont oui ou non été respectées, et ceci est à la portée de tous et surtout ne jamais croire le discours d'un politicien mais observer son passé pour comprendre qui il est. Dis moi ce que tu as fait, je te dirai qui tu es. Je lui explique encore que n’importe quel gouvernement ce serait cassé la gueule en cette période délicate et ce n’est pas parce que c’est ennahdha mais c’est d’abord à cause de la difficulté de la situation. Mais la grande erreur de ce gouvernement, qui affirme ne pas trouver de solution immédiate au chômage et cela est compréhensible, est d'avoir laissé la liberté aux extrémistes religieux alors que l’arsenal sécuritaire dont nous disposons est à même d’éradiquer ce fléau. Leur indulgence face à ce danger national amène au sentiment que l’Etat ne joue plus son rôle : celui d’assurer la sécurité des citoyens ; et c’est ce dont souffrent au quotidien les tunisiens, ceci ajouté à la baisse du pouvoir d’achat , et à une situation économique plus que précaire. Par ailleurs le relâchement du ministre de l’intérieur et de l’enseignement supérieur ( sans doute parce que leurs fils accompagnent les sittineurs de la Manouba) face à l’affaire du drapeau a autant servi les progressistes, que l’affaire Persepolis et Nadia al Fani, ennahdha, la période des élections. Grande erreur stratégique, je leur en souhaite d’autres si c’est le prix à payer pour une prise de conscience générale. J’ai donc expliqué à la demoiselle que, quelque soit le gouvernement, il ne faut jamais le renforcer, car il a déjà tous les pouvoirs, mais essayer de renforcer l’opposition qui sera là pour faire entendre les voix dissidentes. Affaiblir l’opposition ne peut amener qu’à la restauration de la dictature. Elle m’a expliqué que l’UGET et l’UGTE avaient tous les deux un programme intéressant. Je lui explique alors que les programmes politiques ne servent à rien en Tunisie aujourd’hui car nous n’avons pas encore une tradition démocratique solidement ancrée et qui puisse permettre de demander des comptes aux élus ne respectant pas les engagements ; il faut donc se fier au passé de ces organismes, lequel a milité, lequel a toujours défendu les étudiants etc. Je lui explique qu’indépendamment de leur idéologies de gauche ou droite, il faut voter pour celui qui saurait défendre les intérêts de l’étudiant. Je lui rappelle alors ce qui s’est passé à Sfax, lorsque les étudiants de l’UGET réclamaient leur droit à la bourse et que ceux de l’UGTE étaient venus les insulter, montrant ainsi que ce n’est pas les intérêts de l’étudiant qu’ils défendent mais ceux du gouvernement. Alors que le souci de l’étudiant c’est la bourse, le foyer universitaire, le chômage, est non la religion ; 'Il ne faut jamais compter sur quelqu’un qui bosse pour le gouvernement pour défendre les intérêts de quelqu’un qui est contre le gouvernement. C’est une question de logique." Mon étudiante est donc allée voter. Je ne lui ai pas demandé pour qui. Mais l’écrasante victoire de l’UGET prouve aujourd’hui l’essoufflement du discours religieux dans les universités et montre que ceux qui tentent d’imposer leurs voix par la force ne sont qu’une minorité très visible, mieux organisée certes. Fière des étudiants tunisiens ! Fière que l’enseignement ait permis aujourd’hui de déjouer les mensonges d’un discours séducteur qui n’a d’écho finalement que dans les couches sociales les moins éduquées. La priorité est donc aujourd’hui l’éducation, seul rempart contre l’obscurantisme. Le savoir est une arme… redoutable .

Jeme3a cha3beya, ta3lim dimocrati… thaqatha watanya…

Hommage aux chevaliers de la 25ème heure...


Après toute la polémique suscitée hier, je voulais revenir et donner mon point de vue en complément du compte rendu que j’ai fourni hier.

Je commencerai par dire que je ne regrette pas du tout d’être allée au palais et je remercie Wissem de m’avoir conviée malgré le malentendu qui s’est installé entre nous. Je devais intervenir sur la manière dont un public peut appréhender la liberté d’expression quand il s’agit d’une femme bloggeuse qui parle trop librement. De quelle manière sont attaquées ces bloggeuses ? Et la question était, « y-a-t-il des limites et des mots faits pour les femmes et d’autres exclusivement masculins ? » Le problème qui s’est posé est que Wissem pensait que j’allais intervenir sur le littéraire dans la blogosphère, puisque j’étais professeur de lettres d’où le malentendu. Ceux qui devaient intervenir étaient des chercheurs et des universitaires qui pensaient s’adresser à un public cultivé et averti. Là où le bât blesse, c’est que certains énergumènes étaient là pour en découdre et pour créer le buzz.

Je rencontre le frère de Zouhair qui me dit comprendre que des blogueurs aient décliné l’invitation mais qu’il aurait aimé qu’ils soient là pour dire un mot et non pas faire la politique de la chaise vide. Je lui ai dit qu’après ma communication j’allais dire un mot au sujet de cette journée. Il m’a remerciée. Et c’est des gens, admins de pages, qui ignorent même le nom de Zouhair en le confondant avec Mokhtar qui se proclament révolutionnaires.

Beaucoup reprochent à Wissem d’avoir invité ces individus. J’en ai discuté avec lui. Et je pense comme lui qu’il leur aurait fait de la pub gratuite s’ils les avaient exclus et c’est tant mieux qu’ils soient venus car ils se sont ridiculisés royalement en public, vidéo à l’appui… comme je l’ai dit dans mon post précédent, « erroujoulya ta7dhar et etghib » et ce jour là elle était absente de leurs côtés, puisque nous avons vu une bande d’ignares qui a fait preuve dans la vie du tjoubir dont ils font preuve sur leurs pages. Certains m’ont reproché de ne pas avoir répondu à l’un d’entre eux quand il m’a traitée de Jerya. Or, on ne joue pas dans la même cour. J’étais là en tant que bloggeuse et universitaire et je ne peux me permettre de me rabaisser à des individus qui n'ont aucun niveau et qui osent m’insulter parce qu’ils sont en groupe et surtout parce qu’ils ont été payés pour le faire. Les vidéos montrent clairement qu’ils attendaient juste une occasion pour faire le cirque, comme des toutous bien dressés par leurs maîtres. Je ne me rabaisse pas à ces petites gens, je les ignore.

Pendant la première intervention je voyais la mère de Zouhair Yahiaoui qui pleurait, dignement et en silence. Je lui ai fait un petit signe en lui disant d’attendre un peu. Quand j’ai pris la parole, j’ai dit que je ne remerciais pas le président mais la maman de Zouhair, pour toute la peine qu’elle ressent et qui ne l’a pas empêchée d’être parmi nous.

Je n’étais pas là pour faire le buzz, mais pour transmettre un message au nom des blogueurs qui n’étaient pas venus. Je n’étais pas non plus venue pour provoquer. La première partie qui devait parler de blogging et religion, voulait s’attarder sur le cas d’Olfa Youssef puis Massir, la seconde concernant la politique devait parler de Fatma Riahi. Mais il semblerait que la religion qui est celle de tous, soit le monopole de certains et que je n’ai pas le droit d’en parler. Ce qu’ils ont fait était donc l’illustration parfaite de ce dont le parlais dans ma communication. L’autre problème d’ordre méthodologique qui s’est posé était celui des articulations scientifiques. J’avais dû en effet improviser une traduction simultanée pour ne pas leur donner l’occasion de faire leur show et avec ça, ils ont voulu m’empêcher de parler arguant le fait qu’ils n’étaient pas venus pour écouter mais pour parler de leurs pages Facebook et qu’ils avaient une légitimité révolutionnaire, apparue comme par enchantement au lendemain du 14 janvier, parce que la veille ils remerciaient chaleureusement Ben Ali d’avoir levé la censure. L’un d’entre eux me demande qui je suis et d’où je viens… et que lui étant l’admin de la plus grande page FB est en droit de me demander combien de fans j’avais à mon actif… J’étais tellement pétée de rire de leur ridicule que cela ne m’a même pas fâchée.

J’ai donc continué, ils sont sortis. A la fin de la conférence, je suis allée voir la maman de Zouhair pour m’excuser de cette polémique. Elle m’a remerciée… oui chers lecteurs, elle m’a remerciée, la sœur de Zouhair aussi… elle m’a dit que c’était pour ça que Zouhair c’était battu. L’une des anciennes camarades de route de Zouhair active sur Tunezine, me dit, « merci d’avoir parlé de ce problème, nous-mêmes avons été attaquées pour ce combat que nous avons mené contre la dictature, et l’insulte de Jerya, on en a reçu des pareilles des milliers de fois ». « Tu as honoré la mémoire de Zouhair alors que eux l’ont insulté, rabbi yehdi.. »

Donc tous ceux qui ont été offusqués par mes propos, tous ceux qui ont jugé mon intervention hors sujet sans parler de certaines jalousies que l’on a pas de mal à débusquer dans les petites phrases témoignant de la bassesse de leurs auteurs, et bien ne m’atteignent pas mes chers. Elles ne m’atteignent pas, tant que les proches de ceux dont on célèbre la mémoire, m’ont remerciée, et tant que la mère de Zouhair m’a pris dans ces bras et m’a remerciée. Les chiens aboient, la caravane passe.

Je vous remercie encore une fois de votre soutien, mais quand je vois des gens comme Zouhair qui ont été arrêtés, torturés puis morts, je ne peux avoir l’indécence de prétendre être une bloggeuse-star, je n’en ai jamais eu la vanité ni l'arrogance et ce que je dis n’est rien devant le combat que mènent les vrais militants sur le terrain. ; Même si vos témoignages d’amitiés et de soutien provoquent chez moi le tournis, j’en suis souvent la première étonnée et je n’arrive pas toujours à l’expliquer ni à l’assumer.

Il n’est pas difficile d’être un héros dans cette époque où la médiocrité est la règle. Je n’ai pas l’étoffe de ce nouvel héroïsme. Je ne suis qu’une tunisienne qui essaie de parler librement alors que d’autres sont morts pour l’avoir fait.

Pour finir, je vous transmets, pour ceux qui veulent la lire la fin de ma communication et le message que j’ai transmis au gouvernement hier en la journée du 13 mars.

« D’après les exemples cités, il semblerait que ce soit la femme encore et toujours le bouc émissaire de l’épuration éthique que certains veulent mener. Nous sommes en droit de nous inquiéter aujourd’hui, car nous nous rendons compte que les pressions vécues par les femmes dans le réel dépasse de loin celles vécues virtuellement sur facebook. Il ne s’agit plus de parler de la femme cyberdissidente mais le rôle de la femme aujourd’hui dans cette société de plus en plus machiste, devient en elle même une dissidence, dans son combat quotidien contre l’obscurantisme.

. Zouhair Yahiaoui a ouvert la voie du cyberactivisme, car il ne suffit pas d’être blogueur, beaucoup l’ont été, mais cyberdissident. Et je m’étonne qu’il y ait si peu d’invités qui représente la cyberdissidence en Tunisie. Mais ceux-ci viendront-il au palais de Carthage pour célébrer la journée d’internet ? Ceci pourrait sant doute s’expliquer par la crainte que la récupération politique puisse tuer la cyberdissidence et beaucoup ont poliment refusé l’invitation.

Je me demande d’ailleurs s’il s’agit de la journée d’internet libre ou s’il s’agit de la journée de ceux qui ont appris à utiliser internet une fois qu’il est devenu libre ?


Cette journée décrétée journée nationale de la liberté d’internet aurait plus gagné en crédibilité si elle avait été accompagnée de mesure concrète qui mettent en œuvre cette liberté chérie, pour laquelle Zouhair Yahiaoui s’est battu et mort comme l’accès à la liberté de l’information comme droit fondamental et constitutionnel, le droit à la liberté d’expression comme droit fondamental. En ces temps où la police des mœurs, remplace Ammar 404 de Ben Ali, nous attendons une position de la part de ce gouvernement dans l’affaire Ettounsya, de Nessma et de l’ATI, sans quoi cette journée n’aura pas de sens .

Je regrette l’absence de beaucoup d’anciens blogueurs qui ont mené des luttes contre la dictature alors que d’autres se terraient. J’espère aujourd’hui un signe fort et positif du gouvernement pour donner un sens à cette journée et que ce ne soit pas une récupération d’une cause pour laquelle nous nous sommes battus et pour laquelle, Zouhair Yahiaoui est mort, non en se proclamant héros, mais comme quelqu’un qui faisait juste son devoir.

Ce qu’a fait Zouhair Yahiaoui, il y a de cela 9 ans, devrait être aujourd’hui, le quotidien de l’héroïsme ordinaire d’un tunisien extraordinaire. Je me demande encore si cette journée a un sens quand on commémore la disparition d’un militant et que l’on sait que ses tortionnaires, eux courent toujours…on ne peut parler de liberté tant que les coupables eux sont libres. »